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Les articles de père Claude Tshefu

Christ est vivant, Il est vraiment ressuscité !

Pâques est la fête chrétienne la plus importante, la plus ancienne et centrale de l’année liturgique. Elle tire ses origines de la fête juive de la Pâque commémorant le passage de la mer rouge par le peuple hébreu lors sa libération d’Égypte. Avec la résurrection du Christ, les chrétiens célèbrent le passage avec Lui de la mort à la vie. La Pâques est donc une fête de libération ; libération du « peuple de Dieu » après plusieurs siècles d’asservissement, et celle de Jésus du pouvoir de la mort par sa résurrection. De même que l’injustice, la haine, les puissants de ce monde, la souffrance et la mort n’ont pas eu le dernier mot sur Jésus, de même pour celui qui s’est uni à Lui. Désormais, nous croyons que le découragement ou le désespoir n’ont plus le dernier mot ni sur les situations de violences humaines, ni sur le chômeur, le handicapé, le sans papier, le torturé ou le condamné.
Les différents récits de Pâques mettent toujours ensemble l’annonce kérygmatique ou un témoignage « ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité » et un récit de rencontre sous forme d’expérience. De la même manière, si par l’intermédiaire des catéchistes ou de nos parents nous avons reçu la bonne nouvelle de la résurrection du Christ, tant que nous n’aurons pas fait une expérience communautaire et/ou personnelle, concrète de la résurrection, nous resterons encore extérieurs à cet événement du salut et donc inaptes à affirmer avec conviction notre résurrection avec le Christ. Cette expérience concrète peut se vivre sous une forme sacramentelle, mystique, ou existentielle. Lors d’une célébration eucharistique, à un moment précis de notre vie spirituelle, dans notre vie personnelle ou celle d’un proche etc., nous pouvons faire l’expérience de la rencontre du Ressuscité.
Le risque est très grand pour nous chrétiens de ne rester qu’à une connaissance intellectuelle apprise en catéchèse et qui nous est rappelée chaque année sur la signification de la fête de Pâques. Quelle incidence dans notre vie ? Avons-nous expérimenté réellement la présence du Christ ressuscité qui nous fait passer du doute à la foi ? Oui, le même Jésus qui est apparu à ses disciples pour raffermir leur foi nous rejoint aujourd’hui pour nous inviter à sortir de nos hésitations et nos doutes. Il veut être présent dans nos joies et nos peines, dans nos gestes de solidarité, dans notre travail et nos loisirs. C’est en laissant le Ressuscité de Pâques féconder notre vie quotidienne par sa présence que nous pourrons, à la suite des apôtres, allez vers les hommes et les femmes de notre temps leur annoncer avec assurance et conviction : « Christ est vivant, Il est vraiment ressuscité ».
Père Claude Tshefu


Pas de chrétiens par alternance !

Après un temps très mouvementé et plein d’activités, nous voici en saison d’été. Cela nous fait peut-être penser à la plage, la montagne, le soleil ou la campagne ? Bref, nous voici enfin en vacances. Au cours de cette année pastorale, beaucoup d’entre nous se sont impliqués avec succès dans les différentes missions pastorales de nos communautés paroissiales et ils méritent un temps de repos comme les apôtres en Marc 6, 30-31 : Les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Mais attention, le Seigneur ne prend jamais des vacances ! Mettre Dieu, le Christ ou l’Église en vacances revient à s ‘éloigner de Dieu. Or c’est cela la définition même du péché. De cette manière, nous sommes appelés à demeurer des chrétiens en vacances. Car, en réalité, être chrétien ne consiste pas seulement à remplir des devoirs en une période donnée. On est chrétien, ou du moins on essaie de l’être, dans toutes les dimensions de sa vie. On ne peut pas être chrétien par alternance.
D’où la nécessité de profiter de nos vacances pour nous rapprocher de Dieu. Loin du quotidien du travail, de l’école, de la famille ou des amis, les vacances nous mettent face à un changement qui peut soit nous faire bifurquer hors de la foi et de la loi soit nous faire aimer autrement. Le choix est clair.
Alors, bonnes vacances chrétiennes !!!
Père Claude TSHEFU
[EPI de juillet-aout 2017]


Le Carême

Le mot « carême » vient de « quarante » et évoque les quarante ans passés au désert par le peuple hébreu entre Egypte et la terre promise (livre de l’Exode). Il envoie aussi aux quarante jours et quarante nuits de marche d’Elie jusqu’à l’Horeb (1 Rois 19, 8) et fait référence aux quarante jours et quarante nuits passés par Jésus au désert après son baptême (Mt 4). Raison pour laquelle ce chiffre de quarante symbolise le temps de préparation à de nouveaux commencements. Pour nous chrétiens, le carême est un temps de préparation à la fête de Pâques qui célèbre la résurrection du Christ. Il est considéré comment un temps de conversion, reposant sur la prière, la pénitence et le partage.
Pendant quarante jours et quarante nuits, nous sommes appelés à soigner notre amitié avec le Christ en la ravivant davantage pour donner sens à notre vie. C’est là l’importance de la prière qui est un temps d’intimité, de dialogue et d’écoute. Par ailleurs, la pénitence et les efforts de carême ont pour but de nous rendre un peu plus libres pour penser à Dieu en étant capables de le choisir et lui donner la première place en disant « non » au mal. C’est un effort qui doit être simple, réalisable et concret. Enfin, c’est un temps par excellence pour faire l’expérience du
partage. La question ne se pose pas ici au niveau quantitatif du don. Il s’agit de donner généreusement sans négocier, sans compter et sans attendre en retour. On peut aussi penser au don de soi pour que la vie en paroisse, au travail ou en famille soit plus facile. Bref, c’est donner et se donner à la manière du Christ avec un cœur large et sans calcul.
Pour clore, rappelons que ces exigences de carême ne font pas de ce temps un parcours de combattant ou un exploit sportif réalisé dans la douleur. Si nous savons nous rendre disponibles, le carême est un temps de grâce pendant lequel le Seigneur Lui-même sera le premier à se donner généreusement à chacun de nous. C’est Lui qui offrira à nos efforts leur fécondité. C’est Lui qui nous fera grandir tout au long de ces quarante jours, à travers nos petites victoires et nos relèvements.
Très fructueux carême !!!
Père Claude TSHEFU [EPI de mars 2017]


Jésus : un sans-abri, un réfugié, un rejeté !

Depuis plus de 2000 ans, se référant à la parole du Christ, l’Église continue à réaffirmer sa position sur la question migratoire. En effet, en Matthieu 25, 32 on entend de la bouche de Jésus cette phrase : J’étais étranger, et vous m’avez accueilli. Un regard attentif de la vie de Jésus nous Le fait découvrir comme un sans-abri (il est né dans une étable au cours d’un voyage à Bethléem et tout au long de sa vie, il n’avait pas une pierre où reposer la tête), un réfugié (fuite en Égypte pour échapper à Hérode), un rejeté (mis à mort sur la croix et expulsé hors des murs de Jérusalem) … Dans le contexte actuel, nous pouvons dire que le Christ se joint à l’histoire de milliers de personnes jetées sur les routes et des embarcations, seuls ou avec leurs familles, pour fuir la faim, la persécution, la guerre…
Face à la situation actuelle des migrants, le chrétien est appelé non seulement à agir par des gestes de solidarité mais aussi et surtout à devenir acteur d’une véritable culture de l’accueil. De nos jours, savoir apprécier les valeurs de l’autre et sa culture malgré les difficultés propres à toute rencontre des personnes différentes, constitue un impératif chrétien à promouvoir à tout prix. Tout étranger comme image de Dieu, malgré ses origines, a le droit d’être accueilli.

Père Claude TSHEFU [Notre Père n°480 du 15 janvier 2017]


Le temps de l’Avent

Le temps de l’Avent (du latin adventus « venue, avènement » est la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : « il est venu, il vient, il viendra » !

Pendant ce temps de l’Avent, les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement important et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché.

Cette préparation de l’Avent est d’autant plus importante qu’il s’agit aussi de célébrer la venue du Christ dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps.

Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.

L’Avent est donc, pour le chrétien, un temps fort, durant lequel, ecclésialement, c’est-à-dire dans un engagement commun, on s’exerce à l’attente du Seigneur, à la vision dans la foi des réalités invisibles (cf. 2 Corinthiens 4, 18), au renouvellement de l’espérance du Royaume, dans la conviction que nous cheminons aujourd’hui par la foi et non par la vue (cf. 2 Corinthiens 5, 6-7) et que nous n’expérimentons pas encore le salut comme une vie qui n’est plus menacée par la mort, par la maladie, par les pleurs, par le péché. Ce salut de tous les hommes et de tout l’univers, nous attendons son avènement dans la foi.

Père Claude TSHEFU [Notre Père n°478 du 4 décembre 2016]


Le carême

Le mot « carême » vient de « quarante » et évoque les quarante ans passés au désert par le peuple hébreu entre l’Egypte et la terre promise (livre de l’Exode). Il renvoie aussi aux quarante jours et quarante nuits de marche d’Elie jusqu’à l’Horeb (1 Rois 19, 8) et fait référence aux quarante jours et quarante nuits passés par Jésus au désert après son baptême (Mt 4). Raison pour laquelle ce chiffre de quarante symbolise le temps de préparation à de nouveaux commencements. Pour nous chrétiens, le carême est un temps de préparation à la fête de Pâques qui célèbre la résurrection du Christ. Il est considéré comme un temps de conversion, reposant sur la prière, la pénitence et le partage.
Pendant quarante jours et quarante nuits, nous sommes appelés à soigner notre amitié avec le Christ en la ravivant davantage pour donner sens à notre vie. C’est là l’importance de la prière qui est un temps d’intimité, de dialogue et d’écoute. Par ailleurs, la pénitence et les efforts de carême ont pour but de nous rendre un peu plus libres pour penser à Dieu en étant capables de le choisir et lui donner la première place en disant « non » au mal. C’est un effort qui doit être simple, réalisable et concret. Enfin, c’est un temps par excellence pour faire l’expérience de partage. La question ne se pose pas ici au niveau quantitatif du don. Il s’agit de donner généreusement sans négocier, sans compter et sans attendre en retour. On peut aussi penser au don de soi pour que la vie en paroisse, au travail ou en famille soit plus facile. Bref, c’est donner et se donner à la manière du Christ avec un cœur large et sans calcul.
Pour clore, rappelons que ces exigences de carême ne font pas de ce temps un parcours de combattant ou un exploit sportif réalisé dans la douleur. Si nous savons nous rendre disponibles, le carême est un temps de grâce pendant lequel le Seigneur Lui-même sera le premier à se donner généreusement à chacun de nous. C’est Lui qui offrira à nos efforts leur fécondité. C’est Lui qui nous fera grandir tout au long de ces quarante jours, à travers nos petites victoires et nos relèvements.
Très fructueux carême !!!

Père Claude TSHEFU ("Notre Père" du 31 janvier 2016 et EPI février 2016)


Tous appelés à la sainteté

Le plus souvent, on a tendance à présenter les saints de notre Église en soulignant leur héroïsme, leurs charismes sortant de l’ordinaire ou leur courage devant les épreuves et les souffrances. En conséquence, l’appel à la sainteté semble une mission hors de la portée humaine voire impossible. Ainsi considérée, la prétention à la sainteté relève tout simplement de l’orgueil.
En Matthieu 5, 48, le Christ appelle plutôt tous les hommes à la sainteté. Plus qu’un simple conseil, c’est une recommandation ou mieux un ordre que donne Jésus à ses disciples. Cette disposition est relayée par Vatican II qui parle de « l’appel universel à la sainteté » qui n’est pas réservé aux consacrés, religieux et religieuses, aux prêtres ou aux évêques. Tous les baptisés, dans leurs obligations quotidiennes, sont concernés par cet appel. C’est donc une vocation naturelle de tout baptisé. Le laïc dans le monde se sanctifie dans et par l’accomplissement de ses responsabilités présentes. Il s’agit de se laisser travailler par le regard de Dieu dans toutes nos actions et pensées de chaque jour et cheminer sans se laisser décourager par sa propre faiblesse.
Il est aussi important de considérer que la sainteté est un don, une grâce. Elle n’est pas un prix d’excellence. La sainteté vient de Dieu, nulle créature ne peut l’acquérir en comptant exclusivement sur ses propres forces. C’est ainsi que les saints ne sont pas à considérer comme des héros ou des superstars. Ce sont des hommes et des femmes comme nous qui nous aident à entrer dans cette ardente amitié qu’ils ont pour le Christ. Ils nous font retrouver la joie d’être aimé de Dieu. Il s’agit beaucoup plus de descendre dans nos faiblesses et pauvretés que de monter vers Dieu par nos mérites et vertus
Bref, nous sommes tous appelés à la sainteté. Loin d’être destinée à quelques-uns, elle est au contraire la vocation de tout baptisé. Ce n’est pas une récompense mais un véritable don de Dieu. C’est une espérance, un dynamisme, une réalité à saisir au cœur de notre vie quotidienne.
Père Claude Tshefu ("Notre Père" du 1er novembre 2015 et EPI Novembre 2015)


Le sens du carême chez les chrétiens

Il est communément reconnu que le carême est un temps de préparation à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.
Il semble important de rappeler que « carême » tire son origine du mot latin quadragesima et signifie quarante. Ce chiffre fait référence aux quarante ans passés au désert par le peuple d’Israël entre sa sortie d’Égypte et son entrée en terre promise. Il renvoie aussi aux quarante jours passés par le Christ au désert entre son baptême et le début de sa vie publique (Matthieu 4, 2).
En raison de la sécularisation de la société, le carême a perdu beaucoup de son sens tout comme bien d’autres évènements religieux. Ainsi convient-il de rappeler que pour bien vivre le temps de carême, l’Eglise propose aux chrétiens trois moyens pour se garder disponibles envers Dieu et les autres : la prière, le jeûne et l’aumône. Pendant ces quarante jours, il est demandé à tout chrétien de faire une démarche de conversion individuelle en se tournant vers Dieu et un mouvement collectif de l’ensemble des chrétiens pour l’édification du corps du Christ qu’est l’Eglise.
A l’exemple du Christ lui-même qui a lutté pendant quarante jours et quarante nuits au désert contre les forces du mal qui cherchaient à le détourner de sa mission, le chrétien est ainsi invité pendant le carême à sortir de sa torpeur et de la distraction et à raviver sa foi en Dieu.
Bonne montée vers Pâques !

P. Claude Tshefu (FS_mars2022)

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Page mise à jour le 2022-02-26 10:05:31
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