Les priorités du Secteur pastoral d’Evry

I. HISTORIQUE :

Ces priorités sont le fruit d’un long cheminement synodal qui commença avec la journée synodale du 1er octobre 2005 dont les thèmes étaient déjà : les jeunes ; la vie spirituelle ; la formation (surtout biblique) ; la communication ; l’Eglise dans la société ; la diversité culturelle et religieuse.

Elles constituent aussi le fruit d’un travail commun entre l’Equipe Pastorale de Secteur, le Conseil Pastoral de Secteur et les Equipes Animatrices. C’est le résultat d’un véritable « va et vient » entre ces trois instances du secteur.

Enfin, elles répondent à la lettre pastorale de notre Evêque : “ La porte ouverte”, écrite après les journées synodales diocésaines : celle-ci demande que chaque secteur établisse ses priorités pastorales en s’inspirant de celles du diocèse et en répondant aux besoins spécifiques du secteur.

II. PRIORITES :

1– SOLIDARITÉ :
- Créer une équipe de secteur qui porte ce souci.
- Mettre la solidarité au cœur de chacun.
- Changer notre regard sur les démunis et inventer de
nouvelles formes de solidarité.
- Etre en relation avec les associations de solidarité.

2 – COMMUNICATION :

  •  Faire communiquer entre les différentes équipes, services, mouvements de chaque paroisse.
  •  Susciter des rencontres entre les personnes qui rendent le même service dans nos différentes paroisses du secteur au moins deux fois par an (octobre et avril) ; cela leur permettra d’échanger leurs compétences et de s’enrichir mutuellement.
  •  Mieux utiliser nos moyens de communication (bulletins paroissiaux, feuille de secteur, site Internet du secteur, agenda du secteur, …).
  •  Rassembler toute la communauté du Secteur d’Evry une fois par an, et ce, dans un cadre festif.

    3- FORMATION :

  •  Eclairer, soutenir et fortifier la piété populaire.
  •  Favoriser une lecture non littérale ou fondamentaliste de la Genèse.
  •  Approfondir le sens du credo (ses articles, les questions qui se posent là-dessus,…).
  •  Approfondir le sens des faits et gestes de l’Eucharistie.
  •  Inciter à la formation permanente tous ceux qui ont une responsabilité en Eglise.
  •  Faire de la messe dominicale un lieu catéchétique.
  •  Utiliser les moyens modernes de communication.
  •  Mettre l’art au service de la foi et de la catéchèse.

    4 - PROXIMITE :

  •  Avoir, si possible, une présence d’église dans chaque quartier de nos villes.
  •  Faire secteur, et travailler en secteur, tout en laissant à chaque paroisse son identité.
  •  Favoriser le développement des groupes de prière et de partage.

    5 – DIVORCES :
    Créer d’urgence des équipes qui portent ce souci.

    6 – LES JEUNES (17-25 ans) :
    « Les jeunes ne sont pas l’Eglise de demain, mais celle d’aujourd’hui » :

  •  Inviter, accueillir, rassembler, former les jeunes.
  •  Créer une instance qui mette en relation les différents mouvements des jeunes.
  •  Favoriser la présence de jeunes dans les milieux décisionnels et l’animation liturgique.
  •  Rendre l’information et la formation accessibles aux jeunes. 7 – LA DIVERSITE :
  •  Organiser des rencontres pour connaître les cultures africaines, tamoule et autres (vie quotidienne, habitudes, rites familiaux, mariages, naissances, funérailles, cuisine, prières, croyances, …).
  •  Collaborer avec la Maison du Monde et les mairies.
  •  Faire connaître toutes les associations multiculturelles et interreligieuses et inciter les gens à y participer.

    III. AUTRES POINTS D’ATTENTION :

    8 - L’INTERRELIGIEUX :
    Découvrir en quel Dieu croient les catholiques, les musulmans, les juifs,… et leur manière de prier.

    9 - L’OECUMENISME :
    Mieux connaître la foi des autres confessions chrétiennes et participer à des actions communes.

    10 - L’ACCUEIL :
    Favoriser l’accueil mutuel doit être le souci de chacun.

    IV. BUT :

    Ces priorités serviront de base pour que chaque paroisse constitue son projet pastoral.

  • Le Secteur Pastoral d’Evry

    Le Secteur pastoral d’Evry se compose de cinq paroisses :

    -> La paroisse de Bondoufle avec l’église Saint-Denis Saint-Fiacre

    -> La paroisse de Courcouronnes avec l’église Saint-Guénault et la chapelle de la Nativité de la Très Sainte-Vierge

    -> La paroisse d’Evry St-Corbinien avec la cathédrale de la Résurrection

    -> La paroisse de Lisses avec l’église Saint-Germain Saint-Vincent

    -> La paroisse Saint-Pierre Saint-Paul à Evry avec les églises
    Saint-Pierre Saint-Paul et Notre-Dame de l’Espérance et le relais Saint-Jean

    Le responsable, l’équipe pastorale du Secteur et les Equipes Animatrices

    Les priorités du secteur pastoral d’Evry

    Les priorités

    But du Conseil Pastoral de Secteur (CPS

    C’est le conseil du responsable de secteur.Son rôle est de réfléchir à la vie pastorale en anticipant les évolutions et en analysant la situation, à partir des réalités humaines, économiques, sociales, culturelles, associatives, politiques et pastorales. Le responsable de secteur le consulte sur les points qui paraissent nécessaires.

    Le responsable et l’Equipe pastorale

    Père Grégoire AKAKPO

    Responsable du Secteur pastoral d’Evry
    avec les paroisses d’Evry Saint-Corbinien, Saint-Pierre Saint-Paul d’Evry,
    Saint-Denis Saint-Fiacre de Bondoufle, Saint Guénault de Courcouronnes et Saint-Germain Saint-Vincent de Lisses.

    Centre pastoral de la cathédrale
    Cours Monseigneur Romero
    91000 Evry
    Tel : 01 64 97 93 55
    courriel
    Les articles du père Grégoire AKAKPO

    Père Patrick ANABA

    Le père Patrick est né en 1981 dans une localité côtière du nom de Kribi , au Cameroun, ainé d’une famille de 6 à la pratique religieuse régulière. Très tôt il a connu l’Église d’abord comme gamin qui y va avec ses parents puis à travers l’expérience des mouvements dit d’action catholique, plus particulièrement le M.E.J. (mouvement Eucharistique des jeunes). Il était précédemment sur le secteur de Sénart-Draveil puis de Massy-Verrières.
    Il aura en charge la paroisse de Courcouronnes

    Les articles du père Patrick ANABA

    Père Claude Tshefu Hyute

    Prêtre originaire de Kole (République Démocratique du Congo)
    Prêtre accompagnateur des paroisses de Lisses et de Bondoufle

    Les articles du père Claude Tshefu

    Frère Luc Foucher
    Bénédictin
    Les articles du Frère Luc Foucher

    Frère Manuel Maïcas
    Dominicain

    Les articles du père Manuel MAICAS

    Frère Espoir Agidi
    Prêtre étudiant
    Les articles du père Espoir AGIDI

    Frère Paul Gueudar Delahaye
    Bénédictin

    Loïc Payen
    Laïc en mission ecclésiale
    Aumônier de l’Hôpital Sud Francilien de Corbeil
    Responsable de l’aumônerie

    Prêtres, diacre, religieuse, laïc
    en lien avec l’équipe pastorale du secteur d’Évry

    Frère Antoine de la Fayolle
    Dominicain
    Il est auprès des jeunes de l’Aumônerie Evry

    Gérard Henry
    Diacre

    Thierry Fontaine
    Responsable du catéchuménat adulte

    Emmanuelle Mousquet
    Responsable de la catéchèse de l’enfance

    François Coste
    Responsable de l’aumônerie de l’enseignement public

    Myriam Warren
    Secrétaire du secteur pastoral d’Evry

    ainsi que des laïcs de différents milieux communautés, services, mouvements :
    Germaine Destin, Euphrasie Boco, Francesca Bracchiano, François Laveau, Jean-Louis Loirat, Joseph Ficher, Barbara Polacchi.


    Père Guy Labourel

    Le Père Guy Labourel est décédé le 5 janvier 2019
    Voici un résumé de sa biographie.

    Les articles du père Guy Labourel

    Prêtre du secteur d’Évry parti à la retraite

    Père René Godet

    Père René Godet
    Père René Godet est parti à la retraite .
    Nous lui souhaitons une bonne et longue retraite.

    Une vie marquée par sa famille, chrétienne et militante. Découverte des “Cœurs Vaillants” et d’un milieu populaire à Belfort et tout le Renouveau Missionnaire des années de guerre et d’après-guerre. Très marqué par « France pays de mission » puis découverte de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) à Versailles. De 1952 à 1966, c’était le Diocèse de Versailles (Seine et Oise) ; à Survilliers (95), à Neuilly sur Marne (93), à Arnouville-les-Gonesse (95). Et de 1966 à aujourd’hui, c’est le Diocèse d’Evry-Corbeil : Savigny sur Orge, Corbeil, Villabé, Massy, Vigneux sur Seine et Evry. Puis a été prêtre en paroisse et aumônier d’Action Catholique en milieu ouvrier et populaire.

    Tel : 01 69 91 05 41
    Pour encore mieux connaître père René Godet

    Les Equipes Animatrices

    A coté de l’Equipe Pastorale du Secteur, une Equipe Animatrice existe dans chaque paroisse.
    Mais qu’est-ce une Equipe Animatrice ?

    Les communautés religieuses sur le Secteur d’Evry


    Communauté des Dominicains

    Monastère de la Croix

    19, cours Monseigneur Romero

    91000 Evry

    Tél : 01 64 97 22 72
    courriel


    Notre-Dame de Sion

    Communauté de La Solitude
    Maison contemplative

    Avenue du Général San Martin à Grand Bourg - 92024 EVRY Cedex

    Contact Soeur Marie Gabrielle Tél : 01 60 77 21 32


    Communauté des Soeurs Trinitaires

    4 Sq des quatre bacheliers 91080 Courcouronnes
    Tél : 01 60 77 29 05


    Sœurs de ND de l’Eglise de Noepe

    Les Pyramides

    306 allée du Dragon

    91000 EVRY

    Tél : 06 64 98 64 39


    Sœurs Orantes de l’Assomption

    20 rue Emmanuel Pastré

    91000 EVRY

    Tél : 01 60 75 55 71


    Bénédictins

    Presbytère

    8 avenue du Château

    91000 EVRY


    Communauté de la Mission De France d’Evry

    Site de la Mission De France d’Evry

    Accueil du Secteur pastoral d’Evry - Secrétariat

    Adresse :

    Centre Pastoral d’Evry
    Cours Mgr Romero
    91006 EVRY CEDEX
    Tél : 01 64 97 93 55
    (Entrez dans la cathédrale,
    puis 1ère porte à droite et montez au 1er étage)
    Accès par le RER : Ligne D Gare d’Evry-Courcouronnes

    Permanence - Secrétariat **** Actuellement fermés ****

    Du lundi au vendredi de 10h00 à 12h00 et de 15h30 à 19h00
    Tél : 01 64 97 93 55

    Messe en semaine

    du lundi au vendredi à 12h15

    Permanence d’un prêtre à la Cathédrale

    du lundi au vendredi de 11h à 12h (sauf juillet et août)

    Permanence du père Grégoire AKAKPO (sur R.V au Centre Pastoral)

    Des permanences existent dans chaque paroisse du Secteur :
    voir les informations au niveau de la paroisse désirée
    en sélectionnant une église à droite

    Courriel secrétariat du centre pastoral

    Responsable du secrétariat et de l’accueil : Myriam Warren

    Si vous n’avez pas trouvé l’information souhaitée
    sur les pages du site du Secteur ou sur celles des paroisses du Secteur d’Evry,
    vous pouvez contacter Myriam qui vous répondra
    ou vous redirigera vers la personne concernée.

    Le guide pratique 2018_2019 du Secteur pastoral d’Évry est paru,
    vous le trouverez dans toutes les églises du Secteur.
    Les articles du Père Patrick ANABA

    Tu es aussi le Chemin, la Vérité et la Vie

    Le cri de la foi dit du fond des tripes, le point d’appui fondamental du pauvre qui croit, c’est la vie livrée d’un autre pauvre qui s’est écartelé pour nous révéler le cœur du Père.
    Face à cette révélation, il nous reste deux attitudes :
    ou persévérer dans l’indifférence,
    ou choisir de nous laisser ébranler en notre cœur profond, qui jusqu’alors était bâti sur d’autres formes de certitudes. Mais voici que celles-ci achoppent à une question : continueras-tu à m’ignorer ? Ou alors toi aussi, veux-tu, comme moi, faire de ta propre vie, un espace de don et d’abandon ?
    Cela, tu ne pourras le faire de toi-même, car ta poussière seule n’est point à la mesure de la grandeur à laquelle tu es appelé. Ton volontarisme stérile, à lui tout seul, ne te donnera pas le salut.
    A ton orgueil qui veut s’élever jusqu’au soleil levant, voici que, pour toi, est déployé le lien d’amour qui t’unit par le seul amour à celui qui est ta source et ton terme.
    Mais non, dis-tu, de cette miséricorde, je n’en veux point. Pour être digne, ne faut-il pas mériter le fruit de son labeur ? Pourquoi se prosterner devant l’agneau immolé pour vaincre ?
    Pourquoi faire de lui mon inspiration, mon modèle et mon Dieu ? Dans ce monde où la violence et la vengeance sont de mise pour se faire craindre et respecter ?
    Ô Jésus, quelle est donc cette nouvelle vie si crucifiante que tu me proposes comme chemin ? Pourquoi vouloir m’associer à ta grande œuvre de salut et d’intimité retrouvée avec notre Père ? Et de mon visage retrouvé ?
    N’est-ce pas, d’abord, parce que tu es la seule porte ? La vraie porte des brebis du Père ? N’est-ce pas parce que, sans toi, nous ne pouvons rien faire ? Et que le sens profond de ta venue en ce monde est d’être pour nous le bon pasteur, le vrai berger, celui qui écoute, protège et conduit l’humanité révoltée et perdue vers la lumière puisque tu es aussi le Chemin, la Vérité et la Vie ?
    Oui, c’est toute ta vie qui est une pro-existence, c’est-à-dire une vie avant le temps, une vie pour nous, une vie d’intercesseur devant le Père en offrande volontaire pour ceux que tu n’as pas honte d’appeler tes frères.

    Père Patrick Nouma Anaba - 2 mai 2020

    Lutter contre l’effondrement personnel et « collectif… »

    Nous sommes arrivés à la semaine qui nous conduira aux célébrations pascales. Dans le même temps, nous traversons un moment plutôt déstabilisant, temps où notre être tout entier, censé être rénové en profondeur, est aux prises avec des forces importantes de déstructuration profonde. Celles-ci sont portées par des mouvements intérieurs et extérieurs. D’où l’urgence de reprendre la main sur nous même, afin de vivre cette Pâque de la façon la plus sereine possible, au cœur même de la détresse collective.
    Pour ce faire, nous passerons en revue cinq instances fondatrices.
    D’abord notre esprit. Face à la confusion mentale qui pourrait s’installer du fait de la perte de la dimension temporelle et des rythmes dont nous avons l’habitude, il est question de remettre en place une routine rassurante qui contribuera à fortifier notre esprit et à sécuriser notre vie intérieure pour permettre sa continuité par une conscience de plus en plus accrue de soi.
    Mais notre corps n’est pas en reste dans ce combat avec nous-même. Face aux sollicitations de laisser-aller et de facilité, une certaine discipline physique s’impose pour nous rendre plus attentifs à cet accueil de notre intériorité. Elle se traduit aussi par l’écoute profonde de notre corps. C’est un appel à un recentrement : prendre soin de soi et écouter enfin ses besoins corporels, au-delà de tout activisme maladif et stérile. Ainsi, nous ne fuirons plus le dialogue intime avec nous-même. Il s’agit de ralentir pour unifier notre corps et notre esprit.
    Mais comment mouvoir notre corps et affuter notre esprit, si notre volonté ne suit pas le mouvement ? Et si, au lieu d’être une aide, elle semble bouder et nous entraver ? Le défi, ici, passe dans le fait de faire de sa volonté une alliée dans cette reconquête de soi. Pour cela, il est nécessaire de prendre le temps de s’asseoir et de se regarder en vérité pour se poser la question du sens profond de ce qu’on veut faire. « Est-ce que cela a du sens pour moi ? », « Est-ce vital ou accessoire ? », « Le plaisir ressenti est-il le seul moteur qui me guide ? Ou bien la direction que je veux prendre est-elle pour moi et pour d’autres, porteuse de vie et de sens ? ». Ce travail intérieur appartient à chacun de nous. Et s’il n’est pas fait, nous n’aurons pas assez de force pour habiter notre corps et notre esprit.
    Après ce travail de recentrement intérieur, la foi en l’autre est tout aussi importante. En termes de lien, de partage, de soutien fraternel, d’attention ouverte et patiente, de charité fraternelle, il s’agit de laisser son intériorité être fécondée par une autre parole que la nôtre. Le lien à l’autre nous rend plus humain. Cette étape est une sortie de soi, non pas pour se fuir mais pour mieux revenir et, à travers le miroir de l’autre, grandir en attention à la vie qui est à l’extérieur de nous, pour que grâce à la confrontation à celle-ci, je puisse apporter aussi ma pierre à la construction de l’espace commun, dans un esprit de pondération.
    Le dernier élément qui encadre toute cette démarche, nous dirons même qui la fonde, est, bien sûr, notre foi en Dieu, source et terme de notre vie. Nous la placerons toujours au début, au cœur et à la fin de notre démarche personnelle. Comme un vérificateur, un fil d’Ariane, une toile de fond, qui à par l’intériorisation consciente et profonde de la parole de Dieu qui nourrit et soutient notre existence de l’intérieur, nous rend forts pour tenir debout afin de donner une autre issue à toute tentative d’effondrement intérieur et extérieur.

    Je souhaite à tous une belle semaine sainte.

    Père Patrick Anaba
    4 avril 2020


    Vie incorruptible, tu nous fais renaitre en toi…

    Le Seigneur nous communiquera une part de lui-même. C’est lui qui viendra au-devant de nous pour nous hisser jusqu’ à lui. Dans sa générosité indicible, il nous ouvrira la participation à sa propre vie, à ce qu’il est profondément reviviscence inaltérable et incorruptible.

    En ce moment de retraite forcée, où il arrive que dans notre quotidien, nous sommes dépouillés de ce qui fait traditionnellement nos repères (amitiés, sorties, quelques fois familles, etc.) Nous pouvons alors nous interroger sur la réalité de cette proximité vivifiante du Seigneur ; et de la force de son lien à nous, quand jour après jour, notre propre vie, et celles de nos proches est si fortement attaquée.

    Où est-il donc, le Seigneur, quand l’angoisse tient au ventre toutes ces personnes qui parcourent les routes pour assurer la continuité de notre nourriture ? Et de notre sécurité ?

    Où est-il dans la douleur des familles qui pleurent les leurs sans pouvoir leur dire au revoir ?

    Où est-il quand le corps des soignants est aux prises avec ce micro-organisme qui s’insinue en nous pour s’attaquer à notre intégrité vitale et sociale ? Mais laissons Saint Paul nous redire notre espérance :

    "Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous."

    L’essentiel à vivre est donc dans un au-delà de notre chair. Il est avec notre chair, dans un principe plus élevé et plus fort que notre déchéance physique, et notre confinement du moment.

    Cet Esprit que rien n’arrête, et dont Jésus est le porteur plénipotentiaire, c’est lui qui est à l’œuvre dans toute nouvelle naissance, même douloureuse. Invisible à nos yeux, mais bien réel, il opère en nous pour nous relier à ce qui fait notre essence au cœur de "nos morts" et de nos défaites du moment. Il nous entraine sur des chemins où nous ne serions jamais allés. Il nous ouvre à des horizons jamais soupçonnés, et nous révèle que nous n’avons pas encore tout déployé des trésors de grâce, que nos quotidiens trop bien orchestrés nous cachent à nous-mêmes.

    Certes aujourd’hui, nous pleurons nos morts, nos libertés restreintes, nos projets enterrés. Mais dans le même temps, fragiles, mais plus vrais, naissent ou renaissent du fond de nous d’autres appels plus profonds, plus substantiels… Nous réapprenons à ne plus avoir peur de nous-mêmes, et de nos solitudes. En réinvestissant tout ce qui fait nos peurs, et nos pleurs nous réapprenons à écouter l’appel à renaître à quelque chose de neuf et de plus beau…

    Ce monde nouveau dont nous sommes mystérieusement les artisans, comme votre pasteur, je le vis tout aussi confiné ; mais arrimé avec vous à la source de vie qu’est notre Seigneur. Cela se passe dans les célébrations quotidiennes personnelles de la sainte eucharistie, dans la recherche collégiale en équipe de prêtres, à la mise en oeuvre d’autres chemins pour communier ensemble à Jésus.(enregistrements de célébrations en ligne, écoute des familles endeuillées et accompagnement de celles-ci, soutien des personnes isolées par téléphone, une animation de blogs etc,.)
    J’ai la ferme espérance que ces temps difficiles, traversés dans la foi sont pour nous un passage certes douloureux, mais aussi, un appel personnel et collectif à renaître.
    Je vous embrasse tous dans le Seigneur. Prenez soin de vous.

    Père Patrick Anaba
    [Mars 2020]


    Avec Jésus, victorieux du soupçon originel

    Nous voici au début du carême de cette année 2020. Nouveau défi pour nous dans notre marche vers le Seigneur.
    Comment allons nous y répondre ?
    Laisserons- nous une fois de plus passer pour nous ce temps favorable pour creuser en nous la forme divine dont nous sommes le receptacle ?
    Après avoir reçu les armes du mercredi des cendres pour entrer dans notre combat spirituel, c’est à dire :
    - le jeûne (pour se centrer sur l’essentiel)
    - l’aumône (pour pour ouvrir notre coeur à notre dimension relationnelle)
    - la prière (afin de de nous recevoir de Dieu comme source et terme de notre vie)
    laissons nous guider par Jésus dans ce champ de bataille qu’est notre vie entière, et regardons comment il répond à tout ce qui nous détourne de l’habitation de notre fondement en Dieu ce qu’on appelle « le secret ».
    •Contre l’appel à la magie et à sa toute puissance, il nous désigne l’acceptation de nos limites par un travail quotidien sur soi, aidé par la parole de Dieu qui nous nourrit de l’intérieur.
    •Contre la tentation de mettre Dieu au service de nos désirs les plus fous, il nous engage à devenir des serviteurs de la Parole. Une parole qui nous configure à lui.
    •Contre la la tentation de sacrifier notre intégrité intérieure, à la volonté de puissance absolue, nous sommes invités à redevenir des adorateurs du Seigneur, en qui seul nous avons le mouvement et l’être.

    Merci Jésus de nous apprendre à revêtir notre identité de fils celle que notre Père des cieux a toujours voulu pour notre plein épanouissement.

    Bon début de chemin vers Pâques

    Père Patrick Anaba
    "Notre Père" mars 2020


    Discernement et décision

    Pour voir l’article du P. Patrick ANABA


    Comprendre la fête de tous les saints
    ou la sainteté fragile

    Pour comprendre la fête de tous les saints, il nous faut revisiter le livre de l’Apocalypse en son chapitre 21, je cite : 
    « 01 Alors, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus. 02 Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari. 03 Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu. »
    Ces privilégiés aux multiples visages, c’est eux que veut figurer la communauté des chrétiens à travers sa marche pèlerine à travers l’histoire des hommes ; Grâce à l’Esprit saint conféré au baptême et dont vivent les membres.
    Mais ils doivent aussi par leur vie, correspondre jour après jour aux promesses de leur baptême, en activant les fruits de cet Esprit de sainteté qui a été déversé en leur cœur. La sainteté est donc d’abord un don, puis un appel. Pour y parvenir l’homme et le chrétien que nous sommes est convoqué à laisser l’esprit de Dieu investir totalement sa vie et ses actions. D’abord, sur le plan théologal (foi, espérance, charité) mais aussi cardinal (prudence, justice, force, tempérance). C’est cette interconnexion entre le théologal et le cardinal que l’Eglise nomme l’héroïcité des vertus.
    Toutefois, attention de ne pas confondre sainteté et héroïcité car, le saint n’est pas d’abord un thaumaturge, ni un super-héros.
    Le saint se distingue par l’attitude d’une vie marquée par l’amour des autres en général, accompagné du reste des vertus ; et notamment de l’humilité, faisant ainsi également une place à une certaine vulnérabilité.
    C’est Jésus le premier qui nous indique le chemin quand il inclut, l’intégration inconditionnelle de la fragilité comme marqueur de l’intimité avec lui, recommandation vive aux antipodes de tout transhumanisme rampant...

    Père Patrick Anaba
    EPI Novembre 2019 et "Notre Père" n°533 du 3 novembre 2019


    40 jours pour se laisser renouveler par la Puissance de la Grâce...
    Ouvrir des chemins d’Avenir par la grâce du Pardon...

    Le péché sera toujours une laideur qui nous défigure et nous empêche de resplendir de la Gloire du Christ. Mais il est une attitude encore plus malsaine qui consiste à le traquer chez les autres avant de se remettre soi-même en question.
    Que de tribunaux sommaires et de recherche de boucs émissaires, que d’accusations, de jugements et de dénigrements à l’endroit de tous ceux qui ont osé ne pas suivre la ligne commune ou qui s’égarent complètement ligotés par leurs limites humaines ?
    Nous sentons-nous plus justes, ou plus saints dans l’avilissement de l’autre ? Ou alors sommes-nous blessés de la blessure d’amour quand l’un de nos semblables peine à resplendir de la dignité première de tout enfant de Dieu ?
    Que nous dit le péché de l’autre sur notre propre péché ? Comment sommes-nous interpellés par la misère humaine et spirituelle de nos semblables ?
    Assurément le pharisaïsme spirituel a encore de beaux jours devant lui, si toutes ces contradictions présentes au sein de nos Eglises, et de notre monde, nous enferment dans des attitudes de suffisance et de lâcheté…
    Mais non ! Il est vivant le Christ notre Espérance. Et par la Parole de réconciliation, Parole toujours offerte et jamais condamnatrice, il nous ouvre d’autres possibles. Il nous apprend à mieux nous aimer, à la lumière de sa grâce, et à devenir des libérateurs pour tous ceux de nos semblables qui sont prisonniers de divers fardeaux…
    Le péché n’est donc plus le dernier mot de l’histoire. Mais la grâce offerte et salvatrice qui nous remet debout et nous fait repartir.
    Gloire à toi Seigneur !

  •  P. Patrick ANABA
  • La feuille paroissiale de Bondoufle Courcouronnes et de Lisses

    .

    Voici le diaporama réalisé (powerpoint)
    à l’occasion du 500ème numéro du "Notre Père" le 4 février 2018

    La feuille paroissiale "Notre Père" donne des informations sur la paroisse et sur le secteur d’Evry, elle paraît tous les 15 jours.
    Cette feuille est également distribuée par courriel
    en faire la demande auprès d’un des rédacteurs ci-dessous.
    N’oublez pas d’indiquer le nom de votre paroisse : Bondoufle Courcouronnes ou Lisses

    Rédacteurs :
    Pour Lisses : Jean-Paul Manquest contact Courriel
    Pour Bondoufle : Jean-Louis Behin contact Courriel
    Pour Courcouronnes, envoyer un courriel à un des rédacteurs ci-dessus

    Voici pouvez sélectionner ci-dessous les feuilles qui sont parues :

    Notre Père n° 548 du 20 septembre 2020 (Newsletter) (version pour mobile en 4 pages)

    Notre Père n° 547 du 6 septembre 2020 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 547 du 6 septembre 2020 (version à imprimer sur 4 pages)

    spécial été 2020 du 5 juillet 2020 (version pour mobile en 8 pages)]

    Notre Père n° 546 du 21 juin 2020 (version pour mobile en 4 pages)

    Notre Père n° 545 du 7 juin 2020 (version pour mobile en 4 pages)

    Spécial reprise des messes du 30 mai 2020

    Notre Père n° 544 du 17 mai 2020 (Newsletter)

    Notre Père n° 543 du 3 mai 2020 (version pour mobile en 4 pages)
    Notre Père n° 543 du 3 mai 2020 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 542 du 19 avril 2020 (Newsletter)

    Spécial Semaine Sainte du 7 avril 2020

    Spécial Pâques du 29 mars 2020

    Notre Père n° 541 du 15 mars 2020 (Newsletter)

    Notre Père n° 540 du 1er mars 2020 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 540 du 1er mars 2020 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 539 du 16 février 2020 (Newsletter)

    Notre Père n° 538 du 2 février 2020 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 538 du 2 février 2020 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 537_nlp du 19 janvier 2020 (version pour mobile en 4 pages)
    Notre Père n° 537_nli du 19 janvier 2020 (version à imprimer sur 2 pages)

    Voici pouvez sélectionner ci-dessous les feuilles qui sont parues :
    Notre Père n° 536 du 5 janvier 2020 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 536 du 5 janvier 2020 (version à imprimer sur 4 pages)

    Spécial Noël 2019 (version pour mobile en 4 pages)
    Spécial Noël 2019(version à imprimer sur 2 pages)

    Notre Père n° 535 du 1er décembre 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 535 du 1er décembre 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 534 du 17 novembre 2019 (Newsletter)

    Notre Père n° 533 du 3 novembre 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 533 du 3 novembre 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 532 du 20 octobre 2019 (Newsletter)

    Notre Père n° 531 du 6 octobre 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 531 du 6 octobre 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 530 du 22 septembre 2019 (Newsletter)

    Notre Père n° 529 du 8 septembre 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 529 du 8 septembre 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 528 du 16 juin 2019 (Newsletter)

    Notre Père n° 527 du 2 juin 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 527 du 2 juin 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 526 du 19 mai 2019 (Newsletter)

    Notre Père n° 525 du 5 mai 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 525 du 5 mai 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 524 du 14 avril 2019 (Newsletter)

    Notre Père n° 523 du 31 mars 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 523 du 31 mars 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 522 du 17 mars 2019 (Newsletter)

    Notre Père n° 521 du 3 mars 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 521 du 3 mars 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 520 du 17février 2019 (Newsletter)

    Notre Père n° 519 du 3 février 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 519 du 3 février 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Notre Père n° 518 du 13 janvier 2019 (version pour mobile en 8 pages)
    Notre Père n° 518 du 13 janvier 2019 (version à imprimer sur 4 pages)

    Pour voir toutes les feuilles paroissiales paraissant sur le Secteur d’Evry

    Réseaux sociaux

    Preuve de l’intérêt de l’Eglise catholique pour les réseaux sociaux, le pape Benoît XVI leur consacre son traditionnel message publié en janvier 2011 pour la Journée mondiale des communications sociales. Il invite les chrétiens à être présents sur les réseaux sociaux et à y faire preuve d’une « créativité consciente et responsable ».
    C’est aussi l’opportunité d’initier un dialogue, chacun pouvant commenter et réagir.
    Lle 3 décembre 2012 le pape Benoît XVI a inauguré un compte twitter @pontifex en neuf langues et le pape François a repris ce compte twitter qui aujourd’hui a plus de 35 millions d’abonnés et il "tweet" presque tous les jours.
    Depuis le 19 mars 2015, le pape François est aussi présent sur Instagram avec le compte @Franciscus qui a récemment dépassé 4 millions d’abonnés.

    Accès au compte twitter @pontifex (en français)

    Accès au compte instagram @franciscus (en anglais)

    Accès twitter de l’Eglise catholique de France (@Eglisecatho)

    Accès twitter du Diocèse d’Evry (@EvryCom91)

    L’Église Catholique en France sur Facebook

    Le diocèse d’Évry sur Facebook

    Les jeunes catholiques sur Facebook

    Youtube diocèse d’Evry

    Les articles du Père Martial Bernard

    Serviteur inutile

    C’est dans l’évangile selon saint Jean (17,7-10) que nous rencontrons cette expression dans la bouche même de Jésus. Il s’entretient avec ses disciples sur la foi et à la vie chrétienne dans sa globalité.
    J’aime cette expression ! Probablement parce qu’elle nous questionne, nous interpelle.
    Mais à mon avis, il ne faut pas la déconnecter de la suite : « nous n’avons fait que notre devoir ! »
    A l’heure où je fais mes bagages, où je range mon bureau et replie mes chasubles dans la sacristie pour partir de la Cathédrale et quitter le Secteur pastoral d’Évry, que j’ai essayé de servir durant ces quatre années, cette phrase de l’évangile résonne en moi « serviteur inutile, tu n’as fait que ton devoir ».
    J’étais prêtre pour vous et au milieu de vous pour servir. Tout d’abord servir le Christ et son Église. Mais aussi pour être son signe dans la cité, au milieu d’Évry. Cependant, cette parole du Christ me redit également que ce service ne fait pas de moi un serviteur, mais un frère au milieu de ceux qui m’étaient donnés. De ces communautés d’Évry, je retiens la diversité. Cette diversité, qui est à la fois un encouragement, mais aussi bien des fois un découragement. Pas simple de vivre ensemble quand on est si différents. Mes repères ont volé en éclats et j’ai dû au fil des jours et des semaines m’habituer à cette diversité et à l’originalité de chacun. Merci à mes confrères prêtres et aux Équipes Animatrices pour leur présence et leur action quotidienne au service de la pastorale.
    Je sais que vous ferez bon accueil au Père Grégoire AKAKPO qui est mon successeur et qui arrivera en septembre accompagné du Père Patrick NOUMA ANABA. Les Pères Marc et Boris sont eux aussi envoyés vers d’autres missions en Essonne et nous aurons l’occasion de leur dire au revoir. Le Père Joël, également, cesse son activité pastorale sur le Secteur. Quant aux Frères Luc et Paul, ils sont renouvelés pour un an.
    Je vous souhaite à tous une bonne suite avec le Christ. Bel été.
    Père Martial BERNARD
    Vicaire Général


    Quand » Dieu vient à ta rencontre !

    Ce mois de juin qui débute sera l’occasion pour nos assemblées dominicales de célébrer le mystère de la foi. Lorsque je suis arrivé à Évry en 2014, j’ai découvert qu’un certain nombre de baptêmes, confirmations, et premières communions de la catéchèse de l’enfance et de l’aumônerie étaient célébrés le samedi sans le peuple de Dieu. Raison invoquée : « On atoujours fait comme ça ! » ou « L’église est trop petite ! » À mon avis c’est une mauvaise réponse !
    Les sacrements que nous recevons et qui jalonnent les différentes étapes de notre vie, comme des rites de passage, sont les signes et les moyens que Dieu donne à son Église pour la rendre présente (Lumen Gentium, Vatican II). Alors que les signes sont faits pour être vus et partagés. Bien évidemment, avant tout pour celui qui les reçoit et ses proches, mais aussi pour la communauté des croyants qui se rassemblent dans nos églises le dimanche. Donc à mon sens, célébrer un sacrement doit se faire, le plus souvent possible, avec la communauté des chrétiens. Les sacrements agrègent davantage celui qui les reçoit au peuple de Dieu. Les sacrements font le peuple de Dieu qu’est l’Église.
    Comme prêtre, et je sais que les catéchistes et animateurs d’aumônerie sont du même avis que moi, cela donne bien plus de travail en amont et demande bien plus d’énergie lorsque la célébration du sacrement se déroule le dimanche accompagné de l’assemblée dominicale. Mais le résultat est là. Le célébrant et les laïcs engagés se sentent portés par la communauté des fidèles qui répondent aux salutations liturgiques, qui connaissent leurs prières. Tout cela se révèle être aussi vrai pour les familles.
    Justement, vous êtes les fidèles. Alors de grâce, ne fuyez pas le dimanche dans une autre église quand vous savez qu’il y a des baptêmes, confirmations, premières communions dans votre paroisse ! Ne nous laissez pas seuls ! C’est avec vous que nous voulons célébrer ! Oui, Dieu vient à notre rencontre à travers les sacrements,
    Bon mois de juin à tous !
    Bons baptêmes, confirmations, premières communions !

    Père Martial BERNARD
    Vicaire Général
    Juin 2018


    Le marathon de Pâques

    Cette feuille paroissiale vous informe des horaires de la Semaine Sainte…

    Vous y trouverez les différents rendez-vous incontournables de la vie chrétienne. En effet, Pâques est le point focal de notre foi. La résurrection du Christ est pour chacun d’entre nous comme un départ et en cette semaine sainte, tel un athlète, nous prenons position sur la ligne de départ pour ce sprint final, après ces 40 jours d’endurance au désert.

    Il nous faut prendre tout l’élan nécessaire pour parcourir ce chemin qui nous mènera des Rameaux à Pâques, en passant par la messe chrismale, la Cène, la Passion et le plongeon de la Vigile Pascale. Cette année 14 catéchumènes de notre secteur pastoral recevront le baptême, la confirmation et l’eucharistie et entreront ainsi dans la Communauté chrétienne. Ils participeront à la résurrection du Christ pour une vie nouvelle !

    Alors, êtes-vous prêt pour cette semaine marathon ?
    Un, deux, trois : à vos marques, prêt, feu partez !

    P. Martial BERNARD
    Responsable du Secteur Pastoral d’Evry
    Mars 2018


    Bonne année

    Chaque année à cette période, il est de coutume de présenter ses voeux.
    Je formule donc quatre voeux qui seront simplement la mise en oeuvre de notre projet pastoral du Secteur d’ Évry.
    Mon premier voeu : que nous soyons davantage une Église catéchuménale enracinée dans de vraies communautés de foi. Cela veut dire concrètement de faciliter les liens entre
    nous pour l’accueil et l’intégration de tous ; mais aussi rendre visibles encore plus lors de nos assemblées dominicales les démarches de celles et ceux qui se préparent à un sacrement, jeunes ou adultes.
    Mon deuxième voeu : que nous ayons une vraie politique de l’appel des laïcs. Cela veut dire rendre davantage visibles nos Équipes Animatrices et leur mission au sein de nos communautés. Que les parents s’engagent encore plus en catéchèse et aumônerie car ils sont les premiers éducateurs de leurs enfants.
    Mon troisième voeu : que nous vivions davantage l’hospitalité du Christ, comme par exemple, accueillir encore mieux les nouveaux arrivants et les personnes seules ; être attentif aux besoins matériels et spirituels de ceux qui nous entourent avec l’aide de partenaires associatifs et communaux.
    Mon quatrième voeu ? Que les trois premiers se réalisent. Ce projet pastoral est le vôtre !
    Avec toute l’Équipe Pastorale du Secteur d’Évry, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2018.
    Père Martial BERNARD
    Responsable du Secteur


    Audacieux !
    Ce mois de juin nous donne l’audace du souffle de l’Esprit-Saint. 1 er week-end de ce mois : la Pentecôte. Cette année, au cours de la liturgie de 11h en la Cathédrale, nous mettrons en relief les 7 dons de l’Esprit : la sage sse, l’intelligence, le conseil, la force, la connaissan ce, la piété et la crainte de Dieu. Cette liste nous vient d’Isaïe 11,2 dans une méditation de l’homme vivant de l’Esprit-Saint. Après l’homélie, les 7 dons sero nt enflammés au feu du cierge pascal pour être distribués à l’assemblée. Que chacun les vive avec enthousiasme. Mais n’en restons pas là car, en la Cathédrale, c’est bien le travail de l’Esprit-Saint qui sera à l’œuvre avec 300 confirmations d’adultes à la vigile de Pentecô te, les confirmations des jeunes de notre Secteur le 17 juin, les professions de foi de notre Secteur et de St-Louis St- Clément, de nombreux baptêmes et mariages, sans oub lier les ordinations d’un prêtre et de 4 diacres le dimanche 18 juin à 15h. Toute ce tte belle et réjouissante liste ne serait pas complète sans évoquer, et vous inviter, à participer à la messe d’action de grâces que notre évêque, Mgr Michel Dubost présider a le dimanche 25 juin à 16h30 en la Cathédrale à l’occasion de ses 50 ans de sacerdo ce. Nous rendrons grâce à Dieu pour le don de l’Esprit-Saint qui fit de lui un prêtre p our le service de l’Eglise.

    Père Martial BERNARD Responsable du Secteur


    Bonne année 2017

    Une nouvelle année débute en ce dimanche 1er janvier, solennité de Marie « Mère de Dieu ».
    Quelle audace faut-il pour affirmer que Marie est « Mère de Dieu ». Comment peut-elle être la Mère de son créateur ? C’est pourtant bien ce qu’affirme le concile d’Ephèse en 431.
    Affirmer cela, c’est redire notre foi en la divinité de Jésus incarné dans le sein maternel de Marie. C’est redire également son indivisible unité : il est vrai homme et vrai Dieu.
    Le pape Pie XI, pour le 1500ème anniversaire du concile d’Ephèse promeut cette solennité en l’honneur de Marie et la place au 11 octobre. C’est seulement quelques années après que le Pape Paul VI la placera au 1er janvier, 8ème jour de l’octave de Noël en coïncidence avec la Journée Mondiale de la Paix.
    Marie, devient ainsi pour nous Médiatrice de la Paix pour le monde. En ce mois de janvier, nous nous souhaiterons « une bonne année » à chaque fois que nous croiserons un proche, un ami, un collègue, un paroissien…Que cette salutation, ce souhait, ne soit pas seulement une formule de politesse ou de gratitude, mais bien une prière adressée à Marie pour celui qui est en face de nous et pour le monde qui a tant besoin de Paix.
    Toute l’équipe pastorale se joint à moi pour vous souhaiter, par la médiation de la Vierge Marie, la Paix, et une heureuse année 2017.

    Père Martial BERNARD, Responsable du Secteur
    EPI de Janvier 2017 et Notre Père n°479 u 8 janvier 2017


    Bonnes vacances !

    En cette fin de juin, l’année pastorale se termine. En revanche, tout ne s’arrête pas. L’année Sainte de la Miséricorde bat son plein. Déjà plus de 6000 pèlerins ont passé la porte Sainte en la cathédrale depuis décembre dernier. De tout le diocèse des pèlerins arrivent pour vivre ce temps en Secteur. Quant à nous, c’est le 20 novembre prochain que tout notre Secteur d’Evry vivra cette démarche jubilaire autour de notre évêquequi fermera ce jour-là solennellement la Porte Sainte. Nous en reparlerons à la rentrée.
    En cette fin d’année, évoquons les départs de celles et ceux qui pour diverses raisons familiales, professionnelles ou pastorales quittent nos quatre communes. Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur nos pasteurs : Antoine et Rodrigue, qui durant un an ont servi ici nos communautés. Ils partent respectivement à Draveil et Arpajon pour continuer leur découverte du diocèse. Quant au Père Jean-Pierre HEIDET, cela fait 7 ans qu’il servait avec zèle apostolique notre Eglise de l’Essonne et plus particulièrement le Secteur d’Evry. Dans les pages qui suivent, il nous adresse quelques mots. Je tiens, en notre nom à tous, à le remercier vivement pour son service pastoral durant ses nombreuses années ici et plus particulièrement à Bondoufle.
    Merci Père Jean-Pierre !!!
    Comme c’est la tradition durant ces mois de juillet et août, certains d’entre nous vont prendre quelques jours, semaines, de repos ici ou dans leurs familles. Les plus chanceux auront cette année des congés bonifiés pour rentrer au pays voir leur famille (les autres attendent leur tour !). Les étudiants et lycéens achèvent leurs examens et profiteront des derniers jours de l’Euro 2016 à la télé ou au Stade de France !
    Mais je n’oublie pas les anciens qui chez eux ou en maison de retraite resteront ici tout l’été. N’hésitons pas à les visiter...
    Sur le feuillet central, vous trouverez les horaires des messes d’été pour l’ensemble de nos lieux de culte. Cet aménagement des horaires permet également à vos prêtres de se reposer un peu. J’en profite pour les remercier, avec vous, pour cette année pastorale bien riche en partage et vie d’équipe.
    A tous je souhaite une bonne période estivale, Bonnes vacances.

    Père Martial BERNARD
    [Spécial été 2016]


    Faire Signe !

    Les calculs sont vite faits : c’est à l’occasion des 30 ans du diocèse d’Evry que la Cathédrale a été inaugurée. Aussi, notre diocèse fête son jubilé d’or cette année. La Cathédrale, quant à elle, fête son jubilé de Porcelaine en 2016 ! Je vous laisse chercher à quoi correspond le Jubilé de Porcelaine !
    Dans cette ville nouvelle d’Evry, cette Cathédrale fait signe, elle donne sens. Certains diront qu’avec les nouvelles tours du quartier on ne voit plus la Cathédrale en arrivant de Courcouronnes. Je les invite à quitter leur voiture et à déambuler dans ce nouvel îlot qui sort de terre. Les perspectives sur la Cathédrale sont saisissantes ! Dans ce paysage urbain, la Cathédrale donne sens. Le sens de la stabilité et peut être même de la foi : Mystère qui dit qui nous sommes. J’ai été touché de voir sur des grands panneaux de la ville, au moment des attentats du 13 novembre 2015, ce montage photo d’une foule rassemblée sur la place des droits de l’homme devant une maire arborant la devise de notre nation et la Cathédrale à l’horizon.
    Quel bâtiment symbolise la ville d’Evry ? Paris a sa tour Eiffel, Londres à Big Ben, Rome à le Colisée, et Evry ? Vous allez me dire qu’Evry n’est pas une capitale. Certes, mais nos villes et villages de France n’ont-ils pas leur clocher, leur beffroi, leur place ?
    En 20 ans, la cathédrale s’est fait une place dans l’urbanisme et devient une référence pour cette nouvelle ville d’Evry. Et même si les touristes, les pèlerins, les curieux sont moins nombreux qu’au début, aujourd’hui encore ce vaisseau attire et donne sens. Je suis certain qu’aujourd’hui notre Cathédrale est un repère pour la population d’Evry. Lieu de célébrations, lieu de recueillement, lieu de concerts et de culture, elle prend soin de nous. Comme une halte dans notre journée ou dans notre semaine, entrer en la Cathédrale, c’est se laisser saisir par cette atmosphère qui nous porte au spirituel pour les croyants, à la contemplation, à la méditation pour les visiteurs non croyants ou d’autres religions. Ce 8 mai 2016, nous célébrons notre Cathédrale, nous célébrons notre communauté, nous célébrons notre art de vivre à Evry.
    Bon anniversaire à notre chère Cathédrale !

    Père Martial BERNARD, Responsable du Secteur pastoral
    [EPI de mai 2016 et Notre Père n°468 qu 1er mai 2016 ]


    Le dimanche de la Divine Miséricorde

    Encore plus en cette année Sainte dédiée a la Miséricorde, il est bon de nous redire d’ou vient cette tradition du Dimanche de la Miséricorde. En effet, c’est le pape Saint Jean-Paul ll qui institua le 2éme dimanche de Pâques, dimanche de la Miséricorde.
    Il décida cela le 30 avril 2000, il en fit l’annonce au cours de la canonisation de Sœur Faustine KOWALSKA et ce dimanche de la Miséricorde sera donc célébré pour la première fois l’année suivante le 22 avril 2001. Ce grand Saint Polonais qu’est Jean-Paul II se rendit le 17 août 2002 au Sanctuaire de la Divine Miséricorde où il consacra le 3ème millénaire a la Miséricorde du Père. Il meurt au cours des vêpres célébrées au Vatican le 2 avril 2005, dimanche de la miséricorde âgé de 84 ans. Quelle coïncidence, ou providence plutôt !
    Sœur Faustine, religieuse du 19ème siècle, a eu plusieurs visions du Christ, elle en fera peindre une représentation que certains connaissent bien. Le Seigneur lui révèle "Ma Elle, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout les pécheurs. Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont écarlates. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde" (extrait du petit journal n°699)
    A la Cathédrale d’Evry, nous célébrons donc de manière solennelle, en passant la porte Sainte et en vénérant l’image du Christ miséricordieux à Jésus, j’ai confiance et j’espère en toi ».
    Nous sommes très heureux d’accueillir le Père Bernard DAGRON, 1e recteur de cette Cathédrale d’Evry, pour présider cette messe et assurer la prédication.
    Bon dimanche de la Miséricorde a tous,
    Père Martial BERNARD, Responsable du Secteur pastoral
    [EPI d’avril 2016 ]


    Visite pastorale de notre évêque
    et ouverture de la porte de la miséricorde

    Du 7 au 13 décembre prochain, notre évêque effectuera une visite pastorale sur notre Secteur d’Évry. Il s’agira pour nous tous de vivre cette semaine comme une halte autour de notre pasteur. Depuis la rentrée de septembre, l’Équipe Pastorale prépare cette rencontre et fait des choix de visite « Sur le Terrain ». Pendant 7 jours, Mgr Dubost ira à la rencontre des chrétiens engagés de notre Secteur, des responsables civils, et célèbrera avec nous chaque jour les mystères de l’incarnation en ce temps de l’Avent. Mardi 8 décembre 2015 à 20h30, en la Cathédrale, l’évêque ouvrira solennellement la Porte Sainte pour l’année jubilaire de la Miséricorde. Nous sommes donc toutes et tous invités à nous retrouver à l’extérieur de la cathédrale devant la porte Saint-Jean-Paul-II pour chanter ensemble le psaume 117 : « Ouvrez-moi les portes de justice : j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur » ! Ainsi à la suite du Pape François à Rome dans les quatre basiliques majeures, et à sa demande, dans chaque cathédrale et lieux significatifs, une porte sera ouverte pour favoriser la piété et la démarche de conversion du cœur. Tout au long de l’année sainte, nous pourrons franchir cette porte pour redire notre foi et notre confiance en l’amour miséricordieux du Père.
    Père Martial BERNARD
    [EPI de décembre 2015 et Notre Père n° 459 du 29 novembre 2015]


    Bonne rentrée

    À peine août terminé, qu’il nous faut déjà penser à la rentrée. Nos chers enfants reprennent le chemin de l’école, du collège, du lycée pour les plus grands. Certains d’entre vous viennent peut-être d’emménager durant l’été sur nos communes de Bondoufle, Courcouronnes et Lisses « Bienvenue » ! Bref, tout redémarre, il est temps de faire le point sur les inscriptions à l’éveil à la Foi, la catéchèse et l’aumônerie, sur les heures de préparation aux sacrements sans oublier le catéchuménat et autres lieux d’Église comme les mouvements et les services dans nos paroisses.

    Chacun reprend le chemin de la Mission. Les évangiles des dimanches de cet été nous ont bien préparés… La mission ne vient pas de notre propre initiative, elle se reçoit et nous fait mettre au service de l’Autre. Les Équipes Animatrices de nos paroisses en sont le signe et nous le redisent par leur présence. Tout au long de cette année, nous cheminerons sur le thème de la Miséricorde, voulu par le Pape François. Nous nous placerons sous le regard miséricordieux du Seigneur. Nous aurons l’occasion, à loisir, d’en reparler dans « Notre Père » au cours des numéros suivants.

    Comme je le disais au début de ces quelques lignes, certains arrivent, comme les Pères Joël, Claude, Rodrigue et Antoine. Ils prendront la plume pour se présenter eux-mêmes. Le Père Joël accompagnera la paroisse de Courcouronnes et le Père Claude la paroisse de Lisses. Quant aux Pères Rodrigue et Antoine, ils sont étudiants au service du Secteur. Je sais que vous leur réserverez un bon accueil.

    Bonne rentrée à toutes et tous.

    Père Martial BERNARD [Notre Père n°453 du 30 août 2015]


    Comme un air de vacances...

    Cette année encore, nous avons souvent parlé des rythmes scolaires. Il semble difficile d’en faire un bilan ! En tout cas, nous sommes certains que le rythme annuel des grandes vacances impacte vraiment notre organisation. À noter tout de même, une nouveauté pour la catéchèse et l’Aumônerie ; nous avons anticipé les réinscriptions. Vous étiez nombreux le 12 juin pour réinscrire vos enfants en catéchèse de l’enfance. C’est aussi pour nous une manière de dire que la catéchèse n’est pas du même ordre que le sport ou toute autre activité culturelle. La catéchèse est une priorité pour nos jeunes ; la catéchèse n’est pas une option dans un parcours de vie spirituelle.
    Alors faut-il faire un bilan de cette année pastorale qui s’achève ? Certains diront que le temps passe si vite, « voilà déjà l’année terminée… » Si notre perception du temps nous pousse à croire qu’il passe plus vite, c’est peut-être le signe d’une surcharge de travail pour les uns, d’un nivellement de toutes réalités sociales et humaines pour d’autres.
    Alors, Juillet et Août s’ouvrent à nous pour le repos, les escapades, les congés bonifiés pour les plus chanceux.
    Et puis, il y a ceux qui demeurent. Pour eux les rendez-vous quotidiens et dominicaux de notre Secteur sont toujours d’actualité pour continuer à vivre du Christ, par les sacrements en l’Église.
    Début septembre, nous nous retrouverons pour reprendre au « galop » la rentrée et son lot de mise en route d’activité pastorale en tout genre.
    Bonnes Vacances !

    Père Martial BERNARD (Numéro Spécial Eté 2015 - 27 juin 2015)


    Un passage

    Avec la célébration des Rameaux, nous voilà en route vers Jérusalem. A la suite du Messie que nous acclamons : « Hosanna, fils de David ! » nous entrons dans la ville Sainte pour célébrer Pâques. Ces rameaux de buis encore verts que nous tenons en mains sont le signe prophétique du bois de la Croix que nous porterons ce Vendredi Saint sur la Via Crucis. Pâques est un passage initiatique qu’il nous faut affron- ter, à la suite du Christ, pour passer d la mort à la vie ! Du Temps, il nous en faut… du temps pour nous mettre en route, 40 jours de conversion avec le carême.
    Ce carême que nous venons de vivre dans le jeûne, la Prière et la charité, nous sort de la routine écrasante du quotidien. La liturgie nous a aidés à entrer dans ce mystère du Passage : moins de chants, moins de « faste », pas ou peu de fleurs. Ce n’est pas triste, juste peut-être un peu « bousculant » pour certains. Simple, ne veut pas dire triste…
    Pour notre Secteur d’Evry, 9 des 106 catéchumènes du Diocèse vont plonger dans l’eau du baptême. Dans la nuit de Pâques, ils graviront l’escalier du côté du parvis pour descendre au plus profond du baptistère, plongés dans la Pâque du Christ, mort avec lui, pour passer de la mort à la vie. Ils ressortiront par le choeur pour symboliquement se diriger vers l’autel, lieu de l’eucharistie.
    Mais ce rite du Passage, ils ne le vivront qu’après avoir vécu, avec la Communauté Chrétienne, la messe chrismale où les prêtres renouvellent leurs promesses d’ordination. La Cène est le grand « faire mémoire » du dernier repas, et l’attente du Vendredi Saint au pied de la Croix.

    Pâques, oui et après…

    Pour la liturgie, comme un signe pour notre vie quotidienne, Pâques va durer 8 jours et le Temps pascal 50 jours jusqu’à la Pentecôte où les catéchumènes seront confirmés. Marqués des trois sacrements avec l’eucharistie, ils deviendront néophytes !
    Quelle place allons-nous donner dans notre communauté aux nouveaux membres ? La meilleure, je l’espère. Durant ces années de préparation, ils ont beaucoup reçu de nous tous ! Que vont-ils donner ? Comment allons-nous leur permettre de se donner à la suite du Christ dans l’Eglise et dans le monde ! Leur sourire, les inviter chez nous à notre table, dans nos groupes de prières, de partage d’évangile, de catéchèse, d’aumônerie, de liturgie…
    Je fais le rêve que ces catéchumènes soient vraiment accueillis, pas juste avec de belles paroles et des beaux discours, mais en actes et en vérité… Que ce Passage nous fasse entrer dans l’authenticité du Christ ressuscité.

    Père Martial BERNARD (Numéro Spécial Pâques 2015 - 22 mars 2015)


    Nouvelle année 2015 !

    Chaque année, en janvier, il nous faut « adresser » nos bons vœux de santé, de joie, de travail, de bonheur, d’amour, bref la liste peut être bien plus longue… C’est un moment d’allégresse pour les uns et une corvée incontournable pour les autres… Mais quel que soit notre état d’esprit, voilà que 2015 s’ouvre à nous comme un commencement.

    Qui d’entre nous ne prendra pas de bonnes résolutions en ce début d’année ? Moins de ceci ou plus de cela… Mais est-ce bien là la vraie résolution ? Ne faut-il pas chercher ailleurs ? Une résolution de Paix : oui notre monde a besoin de Paix mais sommes-nous prêts à faire la Paix ?

    Ce geste de Paix que nous échangeons au cours de l’eucharistie avant la communion doit être un geste prophétique pour le monde. Il est facile de serrer la main de son proche voisin à la messe, mais ce geste doit dépasser les murs de notre Eglise. Tout comme le sacrifice eucharistique sauve le monde, le geste de paix préfigure de ce salut pour les hommes et femmes de bonne volonté. La Paix est une quête. Elle se cherche et se construit chaque jour. Elle est à initier chez nos plus jeunes.

    Les Modules de catéchèse parcourus en ce temps de Noël pour les enfants de notre Secteur pastoral leur permettent de s’identifier aux Nathanaël. Quatre jeunes qui sont en recherche de vérités et de sens à donner à leur vie.

    Dans une société en crise de transmission, ce temps de vœux est l’occasion d’habituer nos enfants à se souhaiter la Paix et à en vivre davantage : que nous soyons « messagers de Paix ! » *

    Toute l’Equipe Pastorale du Secteur d’Evry, se joint à moi pour vous souhaiter une belle année 2015, source de Paix.

    Père Martial BERNARD ("Notre Père" n° 442 du 4 janvier 2015
    et EPI de Janvier 2015)

    * titre d’un module catéchétique utilisé sur notre secteur. Ed. Mediaclap


    Et si Noël n’existait pas ?

    Il n’y aurait pas…

    De jour férié,
    De guirlandes multicolores,
    De décorations dans les rues,
    De sapins dans nos salons,
    De cadeaux offerts,
    De repas de familles,
    De dindes aux marrons,
    De boîtes de chocolats,
    De crèches dans nos églises, nos maisons, 
    De messes de minuit...

    Et si Pâques n’existait pas ? 
    Ah non ! Là ce n’est pas possible !

    La Résurrection du Christ, Pâques, est le point de départ de notre foi. La Nouvelle Alliance réalisée en Christ engendre donc la fête de Noel... La nuit de Pâques, avec cette grande vigile, nous plonge dans le mystère de la Résurrection comme la nuit de Noël nous révèle l’incarnation de Dieu parmi les hommes... C’est bien au cœur de la nuit que la Vraie Lumière se révèle à l’humanité. L’Emmanuel devient l’un des nôtres par notre nature humaine en la nuit de Noël pour qu’en la nuit de Pâques, notre humanité devienne Résurrection en Christ. C’est donc bien la nuit de Pâques qui est première dans notre foi.

    Toute l’Equipe Pastorale du Secteur d’Évry vous souhaite une heureuse nuit de Noël et vous donne déjà rendez-vous pour la nuit de Pâques.
    Que le Messie soit pour nous tous Prince de Paix !

    Père Martial BERNARD ("Feuille spéciale de Noël)


    As-tu pris des vacances ?

    Au cours d’une séance de catéchèse, un enfant me demande : « Toi, tu as pris aussi des vacances ? »
    Alors je lui demande : « C’est quoi les vacances pour toi ? »
    « C’est faire ce que j’aime ! »
    « Alors, si les vacances c’est faire ce que j’aime, je suis tous les jours de l’année en vacances ! »

    Je sentais bien que ma réponse, ne le satisfaisait pas !
    Et oui ! Pour la majorité d’entre nous, c’est la reprise de l’école, collège, lycée, fac ou travail. Les vacances sont finies !
    Nous reprenons le chemin des bonnes habitudes de septembre avec les inscriptions à ne pas rater ….. Catéchèse, aumônerie… occasion également de regarder autour de soi ce qui vient peut-être d’arriver, un nouveau voisin, un paroissien…
    Septembre sera aussi, parmi tous nos rendez-vous, l’occasion pour les nouveaux prêtres de l’Équipe Pastorale du Secteur de prendre leurs repères. Ils comptent sur vous. Ils prendront la plume pour se présenter dans les éditions à venir.

    Alors même si les vacances sont terminées continuons à faire et à être, ce qui nous plaît !
    Je vous donne rendez-vous le dimanche 14 septembre à 11h en la cathédrale autour des nouveaux prêtres et de tous les nouveaux arrivants sur notre Secteur.

    Bonne rentrée !
    Père Martial BERNARD (Notre Père n° 435 du 31 août 2014)

    Les articles du Père Hygord Amédée

    Le célibat consacré

    Vous avez été appelés par Dieu : le Célibat Consacré en est le signe. Saint Paul ne dévalue pas le mariage, mais il montre comment le Célibat Consacré, tant combattu, peut être signe de disponibilité et de consécration au Seigneur.
    Ce n’est pas soucieux de perfection personnelle, de disponibilité apostolique, que le consacré vit le célibat : c’est dans la joie des noces définitives qu’il l’accepte et le vit. Celui qui l’adopte vit comme celui qui se marie, mais d’une autre manière : c’est le mystère de l’Église-Épouse (1Co 7, 32-35).
    N’oublions jamais que le célibat consacré est un don de Dieu. On ne peut pas obliger quelqu’un à le vivre.
    C’est un Oui au Christ, Oui à son appel : « Veux-tu être mon disciple ? Veux-tu répondre à cet appel à la Sainteté que je t’adresse personnellement ? » Ce Oui, nous l’avons peut-être prononcé, devant un évêque lors d’une ordination ou devant un supérieur, lors des vœux religieux. Ce Oui, nous avons à le redire chaque jour dans notre prière... mais aussi dans des situations concrètes de la vie quotidienne.
    Alors que les médias attaquent l’Église et ridiculisent la figure du prêtre, il est temps aujourd’hui de crier au monde que les prêtres, les religieux, les contemplatifs sont heureux d’avoir été choisis par le Christ pour annoncer la Bonne Nouvelle.
    La chance du sacerdoce, c’est sa sainteté…, et c’est qu’il soit difficile. Nous y sommes ! N’allons pas baisser les bras parce que le fardeau est lourd. Dans l’Église, les crises ont toujours été le moment de la plus grande chance. N’allons pas démissionner parce que nous sommes persécutés par le monde ! Notre seule réponse est la sainteté de nos vies. Nous sommes saints, grâce aussi aux laïcs, si eux-mêmes vivent la sainteté ; car le monde désarmera face à la sainteté.
    Soyons réalistes devant la pénurie des prêtres, mais n’écoutons pas les enquêteurs qui concluent à la faillite… ou bien, sans tarder, il nous faudra nommer un syndic pour la liquidation du catholicisme. Certains s’inquiètent de voir des séminaristes et des jeunes prêtres qui, d’après eux, se sécurisent par une "recherche identitaire".
    Je suis témoin que ces jeunes nous sont donnés par le Seigneur, qu’ils ont, comme tout prêtre, des faiblesses et des limites, mais aussi qu’ils sont habités par la joie du don, par la générosité de l’apôtre, par le désir de la sainteté. Il est prophétique d’espérer des prêtres. Il est prophétique d’être prêtre à condition de le vivre saintement.

    Avec tous les prêtres, j’ai envie de dire, que pas une fois, par un soir, je n’ai regretté d’avoir dit Oui au Seigneur. Alors pourquoi sommes-nous heureux ? Quel est notre secret ? Sans aucun doute, un certain Jésus qui est mort et ressuscité nous a entraînés avec Lui dans la folie de l’amour.
    Prions donc pour les prêtres et les consacrés, afin d’être toujours des serviteurs ! Et qu’à l’image du Christ qui a lavé les pieds de ses apôtres, nous puissions accomplir fidèlement et humblement le ministère qu’Il nous a confié le jour de notre ordination !!!

    Père Hygord AMÉDÉE (Notre Père n° 445 du 15 février 2015)


    L’avent

    Chaque temps liturgique est une grâce si nous entrons dans le mystère de ce que nous célébrons. L’Avent, comme le Carême, est un moment important pour nos vies spirituelles.
    L’Avent, c’est le temps du désir, des annonces, des promesses, de l’attente du Christ. On ne peut que préparer son cœur à accueillir le Sauveur.
    Si le Carême est le temps du renoncement et de la dépossession, l’Avent est celui de la croissance du désir, de l’espérance, la redécouverte de l’émerveillement.
    Comment préparer son cœur pendant ce temps de l’Avent ? Aplanissons la route, c’est-à-dire renonçons à nous-même ; dépossédons-nous, pour permettre au Fils de Dieu d’établir sa demeure en nous. Jean-Baptiste comme Joseph, Marie, Isaïe qui sont les figures de l’Avent, peuvent nous y aider.
    Jean-Baptiste, c’est d’abord le prophète qui n’a pas peur d’annoncer le message. Il sait que son apostolat est l’œuvre de l’Esprit. Jean-Baptiste a compris qu’il était la charnière entre les deux testaments et il sait comme tous les prophètes, qu’il sera jugé digne de mourir pour Dieu. C’est celui qui se reconnaît indigne, exemple pour nous d’humilité. Saint Jean-Baptiste nous apprend à aplanir la route de nos cœurs par l’humilité. Humilité nous reconnaissons que nous en avons besoin parce que besoin d’un Sauveur. Humilité, parce que nous reconnaissons que nos cœurs blessés ont besoin d’amour. Humilité, parce que nous vivons de cette espérance : " Vous qui attendez avec tant d’impatience la venue du jour de Dieu".
    Jean Baptiste "proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés". Le point de départ de cette expérience est la prise de conscience de ma faiblesse, de ma maladie, de mon péché. Il y a un baptême dans et par l’eau seulement, c’est le baptême que donne Jean au-delà du Jourdain, pour préparer les voies du Messie.
    Et il y a le baptême dans l’Esprit, que donne Jésus. Le baptême sacramentel qui est un baptême dans l’Esprit (Mt 28,19), dans et par l’eau. Nous le savons bien, nous ne pouvons pas confesser Jésus comme Christ sans l’Esprit.
    Origène, père de l’Église du IIIème siècle, dit que la rencontre d’Élisabeth et de Marie est plus profondément celle du Christ et du Baptiste. Cette rencontre se vit dans l’Esprit Saint. En effet, ce n’est pas Marie qui salua Élisabeth, mais l’Esprit qui Jaillit du sein de la Vierge. "Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint". C’est l’Esprit qui pousse Élisabeth à reconnaître Jésus, le Fruit des entrailles de Marie, comme béni. Et Marie a répondu à la demande de l’ange dans l’Esprit.

    Père Hygord AMEDEE (Notre Père n° 441 du 30 novembre 2014)


    L’Eucharistie signe d’unité

    Monseigneur Dubost nous a mis en route pour la mission urbaine « choisir la fraternité » qui culminera pendant l’année 2014-2015. Et j’en profite alors, pour méditer avec vous sur l’Eucharistie qui est signe de l’unité et de l’amour, éclairée par la parole de Dieu que nous lirons chaque dimanche.

    Ce sacrement jaillit du cœur du Christ qui a tant aimé le monde.
    Et le Père reçoit l’Amour du Fils, lui qui a envoyé dans le monde son Fils unique par amour pour les nations : réponse d’Amour à l’Amour donné. Dans le mystère pascal, le jeudi Saint est le moment de la décision ; le Fils s’offre totalement à son père pour le salut de tous les hommes : peuples, langues et nations.
    En entrant dans l’acte eucharistique du Christ, nous entrons dans ce mouvement d’amour : L’Amour du Père, du Fils et du Saint Esprit.

    Ceux qui reçoivent l’Eucharistie sont unis plus étroitement au Christ.
    Ainsi le Christ nous unit entre nous pour ne faire qu’un seul Corps qui est l’Église. C’est pourquoi l’Eucharistie fait l’Église. Nous comprenons alors pourquoi les divisions dans l’Église, dans nos communautés paroissiales sont douloureuses. En participant à l’Eucharistie, je m’engage à être artisan d’unité ; à vivre en vérité la communion. Cette communion est sans cesse menacée par le péché. Tous les pasteurs doivent faire avancer dans cette communion.

    Il y aura toujours dans nos paroisses des tempéraments et des caractères différents et c’est une chance, si nous vivons dans la charité. Je veux rendre grâces pour toutes celles et tous ceux qui participent activement, avec beaucoup de générosité à la vie de l’Église. L’enracinement de ce don, c’est l’Eucharistie, source de l’Amour.

    "La messe est à la fois inséparablement le mémorial sacrificiel, dans lequel se perpétue le sacrifice de la croix, et le banquet sacré de la communion au Corps et au Sang du Christ". (CEC n° 1382).

    L’Eucharistie est aussi notre banquet pascal. Notre Agneau est transpercé et aussi transfiguré. Ce chemin pascal, nous avons à le vivre et l’Eucharistie nous est donnée pour nous le faire vivre à la suite du Christ et comme le Christ.

    Il s’agit de regarder l’amour entre le Père et le Fils. Le sommet de cet amour se situe au cœur de l’Eucharistie : le Fils se donne à nous sans compter. Il paraît donc important de faire le lien très étroit entre l’Eucharistie et la Trinité. Recevoir le Corps du Christ, c’est recevoir la Trinité, ou plus exactement, c’est faire augmenter en nous la Présence des trois personnes. Dès maintenant, nous recevons la vie immortelle ; nous croyons que le seigneur est là, présence réelle mais voilée, anticipation de la vision de gloire.

    Que notre participation au sacrifice du Christ nous identifie avec son Cœur, pour que nous devenions toujours plus signe d’unité et de l’Amour de Dieu.

    Père Hygord AMÉDÉE (Notre Père n° 439 du 2 novembre 2014)

    La communication sur le secteur pastoral d’Evry

    Les principales sources de diffusion des informations du secteur pastoral d’Évry sont :
    Ce site
    Les feuilles d’informations paroissiales "EPI" et "NOTRE PERE"
    Les tableaux d’affichage et les présentoires se trouvant dans les églises

    Composition de l’équipe chargée de la communication sur le Secteur pastoral d’Evry

    Membres :

    Grégoire AKAKPO (prêtre responsable du Secteur) :
    Jean-Louis BEHIN (responsable de l’équipe) : Courriel
    Véronique FONTAINE (Evry) courriel
    Barbara POLACCHI (Evry)
    Linda FIOKLOU (Evry)
    Claude TSHEFU (prêtre accompagnateur des paroisses de Bondoufle et de Lisses)
    Patrick NOUMA (prêtre accompagnateur de la paroisse de Courcouronnes)
    Jean-Paul MANQUEST (Lisses) courriel
    Marie-Odile DUVAL (Bondoufle)
    Jacques MARTIN (Bondoufle)
    François LAVEAU (Courcouronnes)

    Diffusion et (ou) mise à jour des l’informations

    Pour faire une demande de mise à jour du site
    et (ou) pour diffusion sur les feuilles paroissiales s’adresser selon ce qui suit :

    Pour le site et (ou) toutes les feuilles paroissiales du Secteur : "EPI" et "NOTRE PERE" courriel

    Pour uniquement "EPI" courriel

    Pour uniquement "NOTRE PERE" courriel

    Pour faire une demande de création de pages, de rubriques ou d’articles sur le site du Secteur  : courriel

    Seules les personnes responsables (ou déléguées) de mouvements, de services d’Eglise ou de paroisse, peuvent demander la diffusion et la mise à jour d’articles et d’informations qui les concernent.

    Site du secteur pastoral d’Evry

    Ce site a été créé en 1999,
    reconstruit une première fois en 2006,
    une deuxième fois en 2014
    et mis en conformité pour les mobiles en 2017

    L’éditorial
    Bonnes vacances !

    En cette fin de juin, l’année pastorale se termine. En revanche, tout ne s’arrête pas. L’année Sainte de la Miséricorde bat son plein. Déjà plus de 6000 pèlerins ont passé la porte Sainte en la cathédrale depuis décembre dernier. De tout le diocèse des pèlerins arrivent pour vivre ce temps en Secteur. Quant à nous, c’est le 20 novembre prochain que tout notre Secteur d’Evry vivra cette démarche jubilaire autour de notre évêquequi fermera ce jour-là solennellement la Porte Sainte. Nous en reparlerons à la rentrée.
    En cette fin d’année, évoquons les départs de celles et ceux qui pour diverses raisons familiales, professionnelles ou pastorales quittent nos quatre communes. Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur nos pasteurs : Antoine et Rodrigue, qui durant un an ont servi ici nos communautés. Ils partent respectivement à Draveil et Arpajon pour continuer leur découverte du diocèse. Quant au Père Jean-Pierre HEIDET, cela fait 7 ans qu’il servait avec zèle apostolique notre Eglise de l’Essonne et plus particulièrement le Secteur d’Evry. Dans les pages qui suivent, il nous adresse quelques mots. Je tiens, en notre nom à tous, à le remercier vivement pour son service pastoral durant ses nombreuses années ici et plus particulièrement à Bondoufle.

    Merci Père Jean-Pierre !!!

    Comme c’est la tradition durant ces mois de juillet et août, certains d’entre nous vont prendre quelques jours, semaines, de repos ici ou dans leurs familles. Les plus chanceux auront cette année des congés bonifiés pour rentrer au pays voir leur famille (les autres attendent leur tour !). Les étudiants et lycéens achèvent leurs examens et profiteront des derniers jours de l’Euro 2016 à la télé ou au Stade de France !
    Mais je n’oublie pas les anciens qui chez eux ou en maison de retraite resteront ici tout l’été. N’hésitons pas à les visiter...
    Sur le feuillet central, vous trouverez les horaires des messes d’été pour l’ensemble de nos lieux de culte. Cet aménagement des horaires permet également à vos prêtres de se reposer un peu. J’en profite pour les remercier, avec vous, pour cette année pastorale bien riche en partage et vie d’équipe.
    A tous je souhaite une bonne période estivale, Bonnes vacances.

    Père Martial BERNARD

    Les articles du Père Joël Maltête

    "Toussaint" ou "tous saints" ?

    Généralement, nous comprenons la fête de la Toussaint comme étant la fête de tous les saints, sous-entendu les saints du Ciel. Alors, simplement, nous nous réjouissons que des personnes soient sanctifiées, comme ayant gagné la course, tout en pensant intérieurement que ce n’est pas pour nous … Oh, nous espérons bien aller au Ciel (comme on gagne à la loterie !), mais dans une classe à part, une seconde voire même une troisième classe ou pire, mais pas au milieu des saints, ces super-héros qui ont réussi l’examen de passage … Cette vision est loin d’être exact, et risque de limiter la puissance de Dieu, rien que ça !
    Il est urgent aujourd’hui de nous convertir sérieusement : La fête de la Toussaint veut dire que "nous sommes tous saints". Oui, nous le sommes ! (1 Jn3,1) Ne pas le croire, ne pas être à cette hauteur, c’est pratiquement offenser Dieu, c’est Lui fermer la porte.
    J’entends déjà venir le « Oui, mais … ». Ne laissez pas la place à ce « oui, mais … » qui vient du tentateur. Que votre oui soit oui, que votre non soit non.
    1. Il n’y a pas d’étages au Ciel. Tous participent de la grâce de Dieu en Le louant et rendant grâce pour ses merveilles. Comme des sarments sur une vigne, nous ne sommes au Ciel que par la Volonté de Dieu.
    2. Dieu n’est pas moins présent sur terre qu’au Ciel. Il est le Dieu du Ciel et de la terre, et il n’existe pas de lieu où Dieu n’est pas présent.
    3. Penser que la sainteté est réservée aux autres, c’est de l’orgueil déguisé. C’est oublier que Dieu seul est saint, et que lui seul peut sanctifier (pas d’inquiétude, sanctifier, c’est dans son ADN !)
    4. Aux yeux de Dieu, il n’y a pas de différence entre un saint et un pécheur. Un pécheur est un saint qui s’ignore. Un saint, c’est un pécheur qui croit en Dieu-le seul saint, et en sa volonté bienveillante.
    5. La sainteté, c’est dire à Dieu : « j’accepte de laisser vivre en moi ta sainteté. Oui je crois ! Que Ta volonté soit faite en moi comme au Ciel. » (Comme nous le faisons en disant le Notre Père, ou en renouvelant les promesses de notre baptême)
    Certes, l’exercice de l’édito oblige à simplifier et radicaliser le propos, mais si nous ne changeons pas de lunettes, nous fermerons nous-mêmes la porte à la sainteté de Dieu. Ne fermons pas notre coeur ! … au plus profond de nous, nous désirons Dieu, et Dieu nous désire.

    Père Joël Maltête [Notre Père n° 494 du 29 octobre 2017]


    Fête du Corps et du Sang du Christ

    La solennité du Corps et du Sang du Christ, ou Fête-Dieu, fut célébrée pour la première fois à Liège en 1247. En 1208, une religieuse, Julienne de Mont-Cornillon eut une vision du Seigneur qui lui fit comprendre la nécessité d’une fête annuelle pour honorer le Sacrement de l’autel. En 1264, le pape Urbain IV instituait une nouvelle solennité qui devait être célébrée en l’honneur du Saint Sacrement le jeudi après l’octave de Pentecôte. (Dans les pays où le jeudi n’est pas chômé, aujourd’hui, la fête a lieu le dimanche après la fête de la Sainte Trinité). C’était la première fois qu’un pape imposait une fête nouvelle à toute l’Eglise d’Occident. Peu de temps avant, se mettait en place dans la messe l’élévation de l’hostie au cours de la consécration.

    Cette fête vient confronter notre foi sur un point essentiel : la présence réelle de notre Seigneur Jésus-Christ dans l’eucharistie. Nous oublions trop souvent que toute l’Eglise se rassemble depuis 2000 ans, non pas pour faire un club de gens qui aiment bien se retrouver ensemble, mais pour rompre le pain, avec les Paroles même du Christ : « Ceci est mon Corps, livré pour vous ». Et le Christ, avant de le recevoir dans la communion, nous le contemplons dans le don qu’il nous fait de sa vie, et la Gloire qu’il rend à son Père et notre Père.
    Benoit XVI disait : « Précisément parce qu’il s’agit d’une réalité mystérieuse qui dépasse notre compréhension, nous ne devons pas nous étonner si, aujourd’hui encore, de nombreuses personnes ont du mal à accepter la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Il ne peut en être autrement. Il en fut ainsi depuis le jour où, dans la synagogue de Capharnaüm, Jésus déclara publiquement être venu pour nous donner en nourriture sa chair et son sang (cf. Jn 6, 26-58). Ce langage apparut "dur" et de nombreuses personnes se retirèrent.
    A l’époque, comme aujourd’hui, l’Eucharistie demeure "un signe de contradiction" et ne peut manquer de l’être, car un Dieu qui se fait chair et se sacrifie pour la vie du monde met en crise la sagesse des hommes. Mais avec une humble confiance, l’Eglise fait sienne la foi de Pierre et des autres Apôtres, et proclame avec eux, tout comme nous proclamons : "Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle" (Jn 6, 68). Dans cette solennité, à notre tour, renouvelons notre profession de foi dans le Christ vivant et présent dans l’Eucharistie. »

    Bonne fête !
    Père Joël Maltête[Notre Père n° 488 du 18 juin 2017]


    Ma mission au SEM

    Pour le dire simplement, le "Service Evangélique des Malades" est pour moi source de joies, mais aussi de douleurs …

    Joies, car c’est la mission même du chrétien : aller vers l’autre, aller vers celui qui ne peut se déplacer, lui permettre de rester en communion avec toute la paroisse, avec qui nous faisons le lien.
    Comment imaginer qu’une personne puisse être privée de sa communauté de vie, privée des sacrements, sous prétexte qu’elle est malade !

    Douleurs, parce que, comme dit l’évangile : « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Mt 9, 36-38)
    Douleur d’apprendre en préparant des obsèques qu’une dame était un pilier de l’Eglise, et qu’une fois paralysée, elle est restée seule, sans soutien de sa paroisse, tombée dans l’oubli … ça fait mal !

    Je vois aussi la nécessité qu’il y ait des relais, qu’une équipe entoure les prêtres, pour que tous nous ayons le souci de chacun, et que personne ne soit abandonné sur le chemin, comme dans la parabole du Samaritain (Lc 10, 30).

    Pour moi, le SEM n’est pas un service à part, une case dans la paroisse, c’est vraiment le cœur de notre vie chrétienne, et nous ne pouvons l’ignorer.

    Père Joël Maltête [Notre Père n° 482 du 19 février 2017]


    Le sacrement des malades

    Le 11 février, en mémoire de Notre-Dame de Lourdes, a lieu pour l’Eglise, la journée des malades. A cette occasion, il est proposé de recevoir l’onction des malades.

    Une Onction des malades, pour qui ?
    D’abord toute personne qui a une maladie grave et qui pourrait prochainement mourir. Le passage de la terre au Ciel n’est pas toujours simple, et nous avons bien besoin de cette proximité du Christ, qui a voulu prendre notre humanité jusqu’à souffrir et mourir sur une croix.
    Mais aussi, les personnes qui voient leur santé se dégrader, celles et ceux dont leur état, atteint par la maladie physique, psychique ou par la vieillesse, entraine une situation difficile à vivre, et nécessite donc de nouvelles forces. Qui peut mieux que Jésus nous donner cette force de tenir debout dans notre épreuve !

    Que faut-il faire ?
    Signaler à l’avance votre demande à une personne de la paroisse ou directement au prêtre. Comme pour la communion au Corps du Christ, il vaut mieux être "en état" de recevoir cette Onction qui est un sacrement, donc, d’être libre de tout péché, et dans la volonté de vivre cette union à Dieu. Vous pouvez demander à vous confesser.
    Le jour J, au cours de la messe dominicale, le prêtre fait l’imposition des mains sur le malade et lui fait l’onction avec de l’huile spécialement bénie par notre évêque, sur les mains et sur le front. Toute la communauté est invitée à prier pour le malade et nous rendons grâce à Dieu pour sa présence réconfortante.

    Pour quels résultats ?
    Les résultats, c’est Dieu qui s’en occupe ! Nous, nous ouvrons notre cœur, nous nous disposons à recevoir le Christ, nous disons : « Qu’il me soit fait selon ta Volonté. » Comme pour tout sacrement, notre foi doit être activée pour croire en cette présence et en cette puissance de Dieu. Dieu est là, cela me suffit. Il ne lâchera pas ma main. Si Dieu veut me guérir ou me faire sentir son réconfort, c’est à lui de voir … de notre coté, nous aurons fait notre pas : nous laisser faire !
    Cette proposition de recevoir l’Onction des malades nous rappelle, qu’au milieu de nous, se trouvent des personnes dans la souffrance et l’épreuve. Toute la communauté est concernée, nous ne pouvons pas laisser certains des nôtres sur le bord de la route ! N’oublions pas qu’il y a dans l’Eglise, le SEM : "service évangélique des malades" : chacune et chacun d’entre nous peut entendre l’appel, à cette occasion, d’en faire partie et de soulager notre prochain, à l’image du Christ.
    « Un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. » (Luc 10, 34)
    Père . Joël Maltête [Notre Père n° 481 du 5 février 2017]


    Toussaint

    Comme chaque année … la fête de la Toussaint ! Nous connaissons nos classiques. Et pourtant …
    La Toussaint est d’abord une identité et en même temps un appel.
    Dans chaque fête, c’est la victoire du Christ qui est à l’œuvre.

    Une identité : Oui, nous sommes tous saints. Il ne s’agit pas seulement du Ciel, ou de quelques personnes nommées par les papes ! Nous sommes tous saints ? Non, Dieu seul est saint, mais il a voulu nous prendre avec lui, nous embrasser, nous justifier, nous rendre justes, faire de nous ses enfants "Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi" (Ga 3,26). Dire que nous ne sommes pas des saints, c’est offenser Dieu dans son dessein bienveillant à notre égard !
    D’ailleurs, st Paul s’adresse aux premiers chrétiens en les appelant "saints". Nous ne devons pas douter un seul instant de ce don gratuit de Dieu !

    Un appel  : En même temps, nous voyons bien dans le monde et pour nous-mêmes, toutes les compromissions avec le péché, avec ce qui n’est pas saint, combien nous sommes encore loin de laisser libre cours à l’Esprit Saint en nous … quant à la foi, l’espérance et surtout la charité !

    Alors, il faut relier les deux : Etre sûr et certain de son identité de saint, voulu par Dieu, et/ désirer, vouloir s’ajuster le plus possible à cette volonté bienveillante, en pensée, en parole, par action et sans omettre que nous ne ferons rien sans Lui, sans sa Sainteté. Nous sommes appelés par toute cette multitude déjà arrivée au Ciel, à vivre en premier notre dimension d’enfants de Dieu.

    Appel à mener le bon combat, nous emparer dès aujourd’hui de la vie éternelle ! (1Th 6, 12)

    Père Joël Maltete [Notre Père n° 476 du 30 ocyobre 2016]


    Mais qu’est-ce que Jésus est venu faire sur la terre ?

    Jésus a-t-il rétablit sur terre la paix et la justice, tel que nous l’entendons ? A-t-il libéré Israël du joug des romains ? Y a-t-il eu après la venue de Jésus moins de souffrances, de malades, d’affamés, de prisonniers ou de morts ? Jésus est-il venu sur terre pour apporter une nouvelle philosophie ou des principes moraux pour que nous vivions mieux ensemble ? Non, si nous regardons avec nos yeux humains, il se peut que nous ne voyons pas de changement dans le cours de l’Histoire. Certes, il y a eu une nouvelle religion, mais avec quels résultats ? La course à l’argent ou au pouvoir, les guerres, les injustices, les divisions nous invitent à beaucoup d’humilité. Pourtant, l’Écriture nous dit : « Aujourd’hui nous est né un Sauveur ! »
    Alors, quel est ce don que Dieu veut nous faire en venant rejoindre et épouser notre humanité, prendre notre chair ? Jésus Christ, fils de Dieu, né dans une étable en compagnie de quelques animaux et bergers, est venu nous révéler et nous revêtir de notre véritable identité : par Lui, nous sommes enfants de Dieu, aimés de Dieu. Et nous avons bien besoin de de toute une vie pour découvrir cette identité, en choisissant de suivre Jésus, en laissant naître en nous toutes les forces de vie caractéristiques de cette nouvelle identité : foi, espérance, charité, confiance, joie, persévérance, fidélité, service, adoration du Dieu vivant.
    Oui, malheureusement, le bonheur sur terre n’est pas souvent perceptible et encore moins complet, mais nous pouvons chanter haut et fort notre joie de la venue de Jésus dans notre humanité, de ce don fait à tous pour que nous vivions véritablement ce qui fait notre essence même : nous sommes nés de Dieu, aimés de Dieu et nous voulons demeurer dans cette grâce, allant vers la Maison de Dieu !
    Que cette fête de la Nativité nous aide à entrer davantage dans ce que nous sommes réellement, même si les forces du Mal cherchent à nous faire croire le contraire.
    Père Joël Maltête [Feuille de Secteur de Noël 2015]

    Les Equipes Animatrices

    Vous avez certainement entendu parler de l’Equipe Animatrice, peut-être vous a-t-on demandé d’en faire partie ? Mais vous vous posez la question : "quel est son rôle ?", "A quoi sert-elle ?"

    QU’EST-CE QU’UNE ÉQUIPE ANIMATRICE ?

    Une précision s’impose :

    une Equipe Liturgique anime les célébrations (lectures, chants, fleurs etc...)
    une Equipe Animatrice a la charge de la paroisse.

    L’Équipe est ANIMATRICE. Elle a donc un rôle moteur en partenariat avec le prêtre qui a reçu la charge pastorale de la communauté paroissiale. Les activités d’une paroisse évoluent sans cesse car elle est en perpétuelle adaptation, en réponse au souffle de l’Esprit Saint. Etre à l’écoute de l’Esprit Saint n’est pas chose facile, mais c’est néanmoins indispensable. Pour
    répondre à cette mission en tenant compte des réalités humaines, il faut travailler ensemble, chacun avec ses moyens et ses compétences. La décision doit être collégiale et, une fois prise, tous les membres de l’Équipe sont solidaires pour la mettre en oeuvre.
    L’Equipe Animatrice est « le curé au pluriel » de la communauté. Chacun de ses membres, baptisé et conscient de la mission, est coresponsable. Chacun y trouve sa place.
    L’Équipe a la charge de l’unité de la communauté et de la vie ecclésiale des chrétiens du secteur.
    Pour ce faire, elle doit être attentive à la vie quotidienne des habitants, ce qui implique également :

    =>d’être en relation avec les mairies qui gèrent la vie des communes du secteur,
    => d’être en relation avec les associations sportives, culturelles,
    => de suivre les événements importants de la vie sociale et de l’évolution du travail sur le secteur.

    Composition de l’Équipe Animatrice

    Une équipe animatrice est habituellement constituée de 5 à 10 membres un prêtre l’accompagne.

    Rôle et missions des membres


    =>Apporter à l’Équipe Animatrice ses capacités d’observation, d’écoute, de réflexion et être le relais de l’Équipe auprès de la communauté en éveillant, en stimulant et en coordonnant.
    =>Assurer personnellement le lien avec tel ou tel mouvement et service de la communauté.
    =>Relayer et expliquer les orientations et les décisions prises par l’Équipe Animatrice pour informer la communauté et l’y associer.
    =>Contribuer à l’élaboration ou à la révision du projet pastoral.
    =>Participer au processus de renouvellement des membres dont le mandat arrive à échéance.

    Qui peut faire partie de l’Equipe Animatrice ?

    Tout paroissien peut-être appelé par un prêtre ou par un membre de l’Equipe Animatrice, sur proposition de l’Equipe Animatrice, à en faire partie.

    Les Equipes Animatrices du Secteur

    Chaque paroisse du Secteur d’Evry possède une Equipe Animatrice :

    Paroisse de Bondoufle

    Paroisse de Courcouronnes

    Paroisse d’Evry

    Paroisse St Pierre St Paul

    Paroisse de Lisses

    Les articles du Père Jean-Pierre Heidet

    Pâques : Terre nouvelle et cieux nouveaux

    Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort,
    à ceux qui sont dans les tombeaux Il a donné la vie !

    Avec nos frères et sœurs de l’orthodoxie nous chanterons ce refrain ou d’autres qui expriment le cœur de notre foi, le cœur de notre appartenance au Christ, Premier-né d’entre les morts.
    Elles sont nombreuses les voix qui entretiennent plutôt le doute que la foi, qui distillent le scepticisme et le silence coupable sur ce message essentiel de l’Évangile du Christ-Jésus.
    Et pourtant la "croyance" en un "au-delà" ne date pas d’hier. Elle est pour ainsi dire générale dans toute les religions, même les plus primitives. Le témoignage en est que les hommes donnaient une sépulture digne à leurs semblables défunts.
    Jésus, le Christ, est venu confirmer par son message et sa personne cette intuition, cet effort humain à percer le mur de la mort. Il est venu au devant de nous. Il nous a révélé non seulement la source de la vie, cette vie, cette existence dont tout le monde bénéficie, il est vrai avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de facilité. Il nous en a fait connaître la source qui est dans le projet du Père, impatient de se faire connaître de beaucoup de ses enfants. Et en même temps, Il nous révèle, il nous apprend que cet amour de notre Père des cieux est durable, et non pas seulement pour un temps. Qu’il est pour une vie sans fin, une vie éternelle.
    La résurrection de Jésus montre combien le Fils Unique a été approuvé, appuyé par son Père. Si nous accueillons - en grande confiance - sa Parole faite chair, si nous écoutons et tâchons de traduire dans nos actes son commandement du double amour, nous sommes recréés peu à peu pour le Royaume.
    La résurrection du Christ est pour aujourd’hui. Chaque jour se lever et recommencer !
    La résurrection du Christ est pour demain. La vie, avec ses clartés admirables et ses ombres si douloureuses, la vie en général et notre vie en particulier, ne saurait être un "miracle inutile" mais une magnifique, une dramatique aventure qui prépare "une terre nouvelle et des cieux nouveaux". Comme Marie entourée des disciples de Jésus, attendons et accueillons l’Esprit-Saint qui nous mènera à la Vérité tout entière.

    Père Jean-Pierre Heidet [Notre Père" n° 465 du 13 mars 2016


    "Faire mémoire" pour mieux aller de l’avant.
    Année jubilaire et année liturgique en compagnie de St Luc.

    Heureuse coïncidence ! Providentielle conjonction !
    Le 8 décembre 1965, se clôturait le Concile Vatican II. Il apportait un souffle nouveau. L’Église ne tournait plus le dos à nos frères juifs dans la foi mais se mettait à redécouvrir ses racines. L’Ancien Testament devenait le Premier Testament. Il n’était pas dépassé, révolu, mais il était plutôt le terreau dans lequel la Nouvelle Alliance avait pu prendre racine.
    Les fidèles n’avaient plus besoin de traduction pour suivre la messe.
    Le trésor des Saintes Écritures était ouvert plus largement. En témoignent les lectures bibliques des dimanches qui s’étalent sur trois années : A, B et C. Dans l’ordre les évangiles de Matthieu, Marc (et Jean) et Luc. Il y a eu aussi la refonte des rituels : baptême, mariages, funérailles chrétiennes. Une plus grande place accordée aux fidèles laïcs, la remise en honneur du ministère des diacres, la révision du Droit de l’Église (Droit canon) et du calendrier. La remise en avant du mystère du Christ. Et de la "collégialité" des évêques, autour du ministère de Pierre. N’oublions pas que le Premier Concile de Vatican I avait été interrompu par la guerre de 1870. Après le rappel de l’autorité de Pierre, il était resté comme incomplet.
    Le Concile, nous n’avons pas fini de le vivre.
    Pour que nous ne restions pas les yeux tournés vers le passé, le pape François nous invite à regarder le présent, et l’avenir. Car la miséricorde ouvre des chemins d’avenir. Et il se trouve que cette année jubilaire coïncide avec l’année liturgique Saint Luc. Cet évangéliste, en effet, a su souligner, d’une manière admirable, la miséricorde du Christ. Relisons, entre autre, le chapitre 15.
    Fervente année liturgique ET jubilaire !

    Père Jean-Pierre Heidet [Notre Père" n° 458 du 15 novembre 2015


    Nous avons besoin de lieux de mémoire

    Nous sommes amenés, que nous le voulions ou non, à être aux côtés de frères ou de sœurs ayant perdu un être cher. Amené à compatir à leur peine, à entrer, plus ou moins consciemment, dans le rôle du Bon Berger qui prends sur ses épaules la brebis blessée, qui dit à la femme de Naïm : « Ne pleure pas »... Dans nos communautés chrétiennes, des personnes ont accepté ce service de charité. Nous parlons donc de la « Pastorale des funérailles », de l’accueil des familles en deuil, des Equipes Espérance.
     
    Auparavant le prêtre seul accueillait les familles lors d’un décès. A présent, ce service est assuré aussi par des fidèles laïcs. Ainsi, sur notre secteur, il existe une équipe ou des équipes, normalement sur chaque paroisse, qui accueillent les familles en deuils.
    Des questions nouvelles se posent avec la mobilité des gens, la généralisation de la crémation et des idées nouvelles ( écologie, refus d’encombrer les survivants, volonté de maîtriser non seulement sa vie mais aussi sa … disparition )...

    Aussi, en Equipe Pastorale de Secteur, lors de notre session de rentrée, avons-nous lu, et partagé autour du Guide pour la pastorale des funérailles, publié par notre évêque en 2009. Et cela nous l’avons aussi fait lors de notre rencontre des Equipes Espérance du secteur, le 3 octobre dernier. Accueillir les familles dans la peine et demandant la prière de l’Église apportent beaucoup à ceux et celles qui ont accepté ce service, tant au plan humain que chrétien. Il nous faut penser à proposer ce service à d’autres, l’équipe ayant besoin d’être élargie et consolidée, penser aussi à suivre la formation d’usage en vue de pouvoir conduire la prière au funérarium ou au crématorium.
     

    En EPS, Documents Episcopat n°6 va nous aider à poursuivre cette réflexion. Dès à présent nous proposons une rencontre avec les Pompes Funèbres pour une meilleure collaboration, déjà bonne par ailleurs.

     

    Cette année, le 2 novembre, jour de commémoration des fidèles défunts « tombe » un dimanche ! Puisse cette coïncidence favoriser les visites aux cimetières ( nous avons besoin de lieux de mémoire ! ), une réflexion mûrie sur ces sujets ô combien douloureux, et, bien sûr, la prière « avec et pour » les êtres chers qui nous ont précédés dans la Maison du Père !

    De tout cœur avec les familles éprouvées.
     

    Jean-Pierre Heidet
    Et l’Equipe Espérance. (Notre Père n° 439 du 2 novembre et EPI de Novembre 2014)


    Marie, Mère de l’Eglise

     « C’est le mois de Marie,
    c’est le mois le plus beau !
    Â la Vierge chérie,
    offrons un chant nouveau » !

    En famille, j’ai chanté de bon cœur ce cantique de mon enfance ; cependant il faut y regarder à deux fois pour y trouver des racines bibliques.
    C’est un fruit du Concile Vatican II d’enraciner le culte de la Vierge Marie dans les Saintes Ecritures. Parmi les 16 documents produits, il n’y a pas de déclaration particulière pour celle qui a donné le jour au Christ Jésus, comme certains l’auraient voulu ; mais elle a trouvé sa place dans l’exposé du mystère de l’Eglise. Sa place, son rôle dans le mystère du Christ et de l’Eglise font l’objet du dernier chapitre de la Constitution sur l’Eglise ( Lumen Gentium ). Marie en est comme le couronnement, la personnification, la Fille de Sion par excellence, la Jérusalem nouvelle.

    Pendant ce mois de mai, où nous aimons prier avec plus de ferveur Marie la mère de Jésus qu’il nous a donnée comme notre Mère du ciel, notre mère dans l’ordre de la grâce, pourquoi ne pas relire ces quelques pages capables de nourrir notre dévotion envers elle ? Lorsque nous prions le chapelet, n’omettons pas d’évoquer, avant chaque dizaine, le passage de l’évangile correspondant aux différents mystères (joyeux, lumineux, douloureux, et glorieux) afin de pouvoir nous représenter - en imagination - la scène méditée. Enfin, prenons le temps de regarder d’un peu plus près les cantiques récents qui lui sont adressés pour y découvrir comment ils prennent racine dans les Saintes Ecritures et mieux les prier.

    En signant, le 21 novembre 1964, la déclaration sur le Mystère de l’Eglise, le pape Paul VI, reprenant l’œuvre commencée par son prédécesseur Jean XXIII, s’est plu à souligner ce titre inédit à l’époque : « Marie, Mère de l’Eglise ».
    En ce temps pascal, comme les disciples rassemblés autour de Marie dans l’attente de l’Esprit-Saint, murmurons ce « nom très saint et très doux de Marie, Mère de l’Eglise. »
    Père Jean-Pierre Heidet. (Notre Père n° 432 du 18 mai 2014)

    Les articles du Père Guy Labourel

    Chemin de Croix

    Dès les premiers siècles de notre ère, les chrétiens d’Orient ont tenu à honorer le chemin que Jésus, condamné à mort, a parcouru en portant sa croix, ou au moins la barre transverse de sa croix, depuis le palais de Pilate jusqu’au Golgotha. Ce n’est qu’au treizième siècle que les disciples de Saint François, ayant fondé une communauté à Jérusalem ont rapporté en occident la dévotion au "chemin de croix". Cette liturgie permet au croyant de méditer sur les souffrances endurées par Jésus pendant sa passion et de s’y associer. Classiquement, ce chemin est composé de 14 stations :
    1- Jésus est condamné à être crucifié
    2- Jésus est chargé de sa croix
    3- Jésus tombe pour la première fois sous le poids de la croix
    4- Jésus rencontre sa mère
    5- Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
    6- Sainte Véronique essuie le visage de Jésus
    7- Jésus tombe pour la deuxième fois
    8- Jésus rencontre les femmes de Jérusalem qui pleurent
    9- Jésus tombe pour la troisième fois
    10- Jésus est dépouillé de ses vêtements
    11- Jésus est cloué sur la croix
    12- Jésus meurt sur la croix.
    13- Jésus est détaché de la croix et son corps est remis à sa mère
    14- Le corps de Jésus est mis au tombeau
    Le nombre de stations a longtemps été variable, il est fixé à 14 depuis le XVIIème siècle.
    La piété populaire a développé 14 stations tirées des Évangiles ou de la tradition orale. Cependant certains chemins de croix ajoutent une quinzième station : la résurrection et le chemin de croix des malades à Lourdes en a ajouté trois : Marie attend la résurrection, la résurrection proprement dite et la manifestation d’Emmaüs.
    En 1991, lors de son chemin de croix, Jean-Paul II, soucieux de plus de vérité et de base solide a supprimé les stations sans référence bibliques (5 au total : les 3 chutes, la rencontre avec Marie et avec Véronique) pour les remplacer par d’autres. Elles s’inspirent uniquement d’événements relatés dans les Évangiles. On y trouve aussi 14 stations.
    1- Jésus au jardin de Gethsémani
    2- Jésus trahi par Judas et arrêté
    3- Jésus condamné par le Sanhédrin
    4- Jésus renié par Pierre
    5- Jésus jugé par Pilate
    6- Jésus est couronné d’épines
    7- Jésus prend sa croix
    8- Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix
    9- Jésus rencontre les femmes de Jérusalem
    10- Jésus est cloué sur la croix
    11- Jésus promet son royaume au bon larron
    12- Jésus confie sa mère à Jean
    13- Jésus meurt sur la croix
    14- Jésus est mis au tombeau
    Le chemin de croix est une bonne prière. N’oublions pas cependant l’appel de Jésus :
    Celui qui veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. (Lc 9,23)
    Cette parole de Jésus, que nous trouvons au neuvième chapitre de l’évangile selon Saint Luc, concerne notre vie de tous les jours. Elle signifie que suivre Jésus n’est pas seulement un exercice de piété mais aussi une prise en charge de notre vie de chaque jour, jour après jour. Elle nous invite à assumer chacun des moments de notre vie comme un chemin que nous parcourons en sa compagnie. Nous ne sommes pas seuls lorsque nous marchons derrière Jésus : il est là qui nous précède.
    P. Guy Labourel (Notre Père n°430 du 30 mars 2014 et EPI avril 2014)

    Les articles de père Claude Tshefu

    Christ est vivant, Il est vraiment ressuscité !

    Pâques est la fête chrétienne la plus importante, la plus ancienne et centrale de l’année liturgique. Elle tire ses origines de la fête juive de la Pâque commémorant le passage de la mer rouge par le peuple hébreu lors sa libération d’Égypte. Avec la résurrection du Christ, les chrétiens célèbrent le passage avec Lui de la mort à la vie. La Pâques est donc une fête de libération ; libération du « peuple de Dieu » après plusieurs siècles d’asservissement, et celle de Jésus du pouvoir de la mort par sa résurrection. De même que l’injustice, la haine, les puissants de ce monde, la souffrance et la mort n’ont pas eu le dernier mot sur Jésus, de même pour celui qui s’est uni à Lui. Désormais, nous croyons que le découragement ou le désespoir n’ont plus le dernier mot ni sur les situations de violences humaines, ni sur le chômeur, le handicapé, le sans papier, le torturé ou le condamné.
    Les différents récits de Pâques mettent toujours ensemble l’annonce kérygmatique ou un témoignage « ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité » et un récit de rencontre sous forme d’expérience. De la même manière, si par l’intermédiaire des catéchistes ou de nos parents nous avons reçu la bonne nouvelle de la résurrection du Christ, tant que nous n’aurons pas fait une expérience communautaire et/ou personnelle, concrète de la résurrection, nous resterons encore extérieurs à cet événement du salut et donc inaptes à affirmer avec conviction notre résurrection avec le Christ. Cette expérience concrète peut se vivre sous une forme sacramentelle, mystique, ou existentielle. Lors d’une célébration eucharistique, à un moment précis de notre vie spirituelle, dans notre vie personnelle ou celle d’un proche etc., nous pouvons faire l’expérience de la rencontre du Ressuscité.
    Le risque est très grand pour nous chrétiens de ne rester qu’à une connaissance intellectuelle apprise en catéchèse et qui nous est rappelée chaque année sur la signification de la fête de Pâques. Quelle incidence dans notre vie ? Avons-nous expérimenté réellement la présence du Christ ressuscité qui nous fait passer du doute à la foi ? Oui, le même Jésus qui est apparu à ses disciples pour raffermir leur foi nous rejoint aujourd’hui pour nous inviter à sortir de nos hésitations et nos doutes. Il veut être présent dans nos joies et nos peines, dans nos gestes de solidarité, dans notre travail et nos loisirs. C’est en laissant le Ressuscité de Pâques féconder notre vie quotidienne par sa présence que nous pourrons, à la suite des apôtres, allez vers les hommes et les femmes de notre temps leur annoncer avec assurance et conviction : « Christ est vivant, Il est vraiment ressuscité ».
    Père Claude Tshefu


    Pas de chrétiens par alternance !

    Après un temps très mouvementé et plein d’activités, nous voici en saison d’été. Cela nous fait peut-être penser à la plage, la montagne, le soleil ou la campagne ? Bref, nous voici enfin en vacances. Au cours de cette année pastorale, beaucoup d’entre nous se sont impliqués avec succès dans les différentes missions pastorales de nos communautés paroissiales et ils méritent un temps de repos comme les apôtres en Marc 6, 30-31 : Les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger.
    Mais attention, le Seigneur ne prend jamais des vacances ! Mettre Dieu, le Christ ou l’Église en vacances revient à s ‘éloigner de Dieu. Or c’est cela la définition même du péché. De cette manière, nous sommes appelés à demeurer des chrétiens en vacances. Car, en réalité, être chrétien ne consiste pas seulement à remplir des devoirs en une période donnée. On est chrétien, ou du moins on essaie de l’être, dans toutes les dimensions de sa vie. On ne peut pas être chrétien par alternance.
    D’où la nécessité de profiter de nos vacances pour nous rapprocher de Dieu. Loin du quotidien du travail, de l’école, de la famille ou des amis, les vacances nous mettent face à un changement qui peut soit nous faire bifurquer hors de la foi et de la loi soit nous faire aimer autrement. Le choix est clair.
    Alors, bonnes vacances chrétiennes !!!
    Père Claude TSHEFU
    [EPI de juillet-aout 2017]


    Le Carême

    Le mot « carême » vient de « quarante » et évoque les quarante ans passés au désert par le peuple hébreu entre Egypte et la terre promise (livre de l’Exode). Il envoie aussi aux quarante jours et quarante nuits de marche d’Elie jusqu’à l’Horeb (1 Rois 19, 8) et fait référence aux quarante jours et quarante nuits passés par Jésus au désert après son baptême (Mt 4). Raison pour laquelle ce chiffre de quarante symbolise le temps de préparation à de nouveaux commencements. Pour nous chrétiens, le carême est un temps de préparation à la fête de Pâques qui célèbre la résurrection du Christ. Il est considéré comment un temps de conversion, reposant sur la prière, la pénitence et le partage.
    Pendant quarante jours et quarante nuits, nous sommes appelés à soigner notre amitié avec le Christ en la ravivant davantage pour donner sens à notre vie. C’est là l’importance de la prière qui est un temps d’intimité, de dialogue et d’écoute. Par ailleurs, la pénitence et les efforts de carême ont pour but de nous rendre un peu plus libres pour penser à Dieu en étant capables de le choisir et lui donner la première place en disant « non » au mal. C’est un effort qui doit être simple, réalisable et concret. Enfin, c’est un temps par excellence pour faire l’expérience du
    partage. La question ne se pose pas ici au niveau quantitatif du don. Il s’agit de donner généreusement sans négocier, sans compter et sans attendre en retour. On peut aussi penser au don de soi pour que la vie en paroisse, au travail ou en famille soit plus facile. Bref, c’est donner et se donner à la manière du Christ avec un cœur large et sans calcul.
    Pour clore, rappelons que ces exigences de carême ne font pas de ce temps un parcours de combattant ou un exploit sportif réalisé dans la douleur. Si nous savons nous rendre disponibles, le carême est un temps de grâce pendant lequel le Seigneur Lui-même sera le premier à se donner généreusement à chacun de nous. C’est Lui qui offrira à nos efforts leur fécondité. C’est Lui qui nous fera grandir tout au long de ces quarante jours, à travers nos petites victoires et nos relèvements.
    Très fructueux carême !!!
    Père Claude TSHEFU [EPI de mars 2017]


    Jésus : un sans-abri, un réfugié, un rejeté !

    Depuis plus de 2000 ans, se référant à la parole du Christ, l’Église continue à réaffirmer sa position sur la question migratoire. En effet, en Matthieu 25, 32 on entend de la bouche de Jésus cette phrase : J’étais étranger, et vous m’avez accueilli. Un regard attentif de la vie de Jésus nous Le fait découvrir comme un sans-abri (il est né dans une étable au cours d’un voyage à Bethléem et tout au long de sa vie, il n’avait pas une pierre où reposer la tête), un réfugié (fuite en Égypte pour échapper à Hérode), un rejeté (mis à mort sur la croix et expulsé hors des murs de Jérusalem) … Dans le contexte actuel, nous pouvons dire que le Christ se joint à l’histoire de milliers de personnes jetées sur les routes et des embarcations, seuls ou avec leurs familles, pour fuir la faim, la persécution, la guerre…
    Face à la situation actuelle des migrants, le chrétien est appelé non seulement à agir par des gestes de solidarité mais aussi et surtout à devenir acteur d’une véritable culture de l’accueil. De nos jours, savoir apprécier les valeurs de l’autre et sa culture malgré les difficultés propres à toute rencontre des personnes différentes, constitue un impératif chrétien à promouvoir à tout prix. Tout étranger comme image de Dieu, malgré ses origines, a le droit d’être accueilli.

    Père Claude TSHEFU [Notre Père n°480 du 15 janvier 2017]


    Le temps de l’Avent

    Le temps de l’Avent (du latin adventus « venue, avènement » est la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : « il est venu, il vient, il viendra » !

    Pendant ce temps de l’Avent, les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement important et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché.

    Cette préparation de l’Avent est d’autant plus importante qu’il s’agit aussi de célébrer la venue du Christ dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps.

    Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.

    L’Avent est donc, pour le chrétien, un temps fort, durant lequel, ecclésialement, c’est-à-dire dans un engagement commun, on s’exerce à l’attente du Seigneur, à la vision dans la foi des réalités invisibles (cf. 2 Corinthiens 4, 18), au renouvellement de l’espérance du Royaume, dans la conviction que nous cheminons aujourd’hui par la foi et non par la vue (cf. 2 Corinthiens 5, 6-7) et que nous n’expérimentons pas encore le salut comme une vie qui n’est plus menacée par la mort, par la maladie, par les pleurs, par le péché. Ce salut de tous les hommes et de tout l’univers, nous attendons son avènement dans la foi.

    Père Claude TSHEFU [Notre Père n°478 du 4 décembre 2016]


    Le carême

    Le mot « carême » vient de « quarante » et évoque les quarante ans passés au désert par le peuple hébreu entre l’Egypte et la terre promise (livre de l’Exode). Il renvoie aussi aux quarante jours et quarante nuits de marche d’Elie jusqu’à l’Horeb (1 Rois 19, 8) et fait référence aux quarante jours et quarante nuits passés par Jésus au désert après son baptême (Mt 4). Raison pour laquelle ce chiffre de quarante symbolise le temps de préparation à de nouveaux commencements. Pour nous chrétiens, le carême est un temps de préparation à la fête de Pâques qui célèbre la résurrection du Christ. Il est considéré comme un temps de conversion, reposant sur la prière, la pénitence et le partage.
    Pendant quarante jours et quarante nuits, nous sommes appelés à soigner notre amitié avec le Christ en la ravivant davantage pour donner sens à notre vie. C’est là l’importance de la prière qui est un temps d’intimité, de dialogue et d’écoute. Par ailleurs, la pénitence et les efforts de carême ont pour but de nous rendre un peu plus libres pour penser à Dieu en étant capables de le choisir et lui donner la première place en disant « non » au mal. C’est un effort qui doit être simple, réalisable et concret. Enfin, c’est un temps par excellence pour faire l’expérience de partage. La question ne se pose pas ici au niveau quantitatif du don. Il s’agit de donner généreusement sans négocier, sans compter et sans attendre en retour. On peut aussi penser au don de soi pour que la vie en paroisse, au travail ou en famille soit plus facile. Bref, c’est donner et se donner à la manière du Christ avec un cœur large et sans calcul.
    Pour clore, rappelons que ces exigences de carême ne font pas de ce temps un parcours de combattant ou un exploit sportif réalisé dans la douleur. Si nous savons nous rendre disponibles, le carême est un temps de grâce pendant lequel le Seigneur Lui-même sera le premier à se donner généreusement à chacun de nous. C’est Lui qui offrira à nos efforts leur fécondité. C’est Lui qui nous fera grandir tout au long de ces quarante jours, à travers nos petites victoires et nos relèvements.
    Très fructueux carême !!!

    Père Claude TSHEFU ("Notre Père" du 31 janvier 2016 et EPI février 2016)


    Tous appelés à la sainteté

    Le plus souvent, on a tendance à présenter les saints de notre Église en soulignant leur héroïsme, leurs charismes sortant de l’ordinaire ou leur courage devant les épreuves et les souffrances. En conséquence, l’appel à la sainteté semble une mission hors de la portée humaine voire impossible. Ainsi considérée, la prétention à la sainteté relève tout simplement de l’orgueil.
    En Matthieu 5, 48, le Christ appelle plutôt tous les hommes à la sainteté. Plus qu’un simple conseil, c’est une recommandation ou mieux un ordre que donne Jésus à ses disciples. Cette disposition est relayée par Vatican II qui parle de « l’appel universel à la sainteté » qui n’est pas réservé aux consacrés, religieux et religieuses, aux prêtres ou aux évêques. Tous les baptisés, dans leurs obligations quotidiennes, sont concernés par cet appel. C’est donc une vocation naturelle de tout baptisé. Le laïc dans le monde se sanctifie dans et par l’accomplissement de ses responsabilités présentes. Il s’agit de se laisser travailler par le regard de Dieu dans toutes nos actions et pensées de chaque jour et cheminer sans se laisser décourager par sa propre faiblesse.
    Il est aussi important de considérer que la sainteté est un don, une grâce. Elle n’est pas un prix d’excellence. La sainteté vient de Dieu, nulle créature ne peut l’acquérir en comptant exclusivement sur ses propres forces. C’est ainsi que les saints ne sont pas à considérer comme des héros ou des superstars. Ce sont des hommes et des femmes comme nous qui nous aident à entrer dans cette ardente amitié qu’ils ont pour le Christ. Ils nous font retrouver la joie d’être aimé de Dieu. Il s’agit beaucoup plus de descendre dans nos faiblesses et pauvretés que de monter vers Dieu par nos mérites et vertus
    Bref, nous sommes tous appelés à la sainteté. Loin d’être destinée à quelques-uns, elle est au contraire la vocation de tout baptisé. Ce n’est pas une récompense mais un véritable don de Dieu. C’est une espérance, un dynamisme, une réalité à saisir au cœur de notre vie quotidienne.
    Père Claude Tshefu ("Notre Père" du 1er novembre 2015 et EPI Novembre 2015)

    Les articles du Frère Luc Foucher

    Fête de Sainte Marie Mère de Dieu 1er janvier

    Bravo « la petite Marie » !

    T’as du cœur au ventre. Et plus que du cœur : « Le fruit de tes entrailles est béni ! » quand tu t’étonnes : « Il s’est penché sur toi, l’humble servante. »
    Et puis tu chantes d’une voix assurée

    « Avec son bras, il disperse les orgueilleux. »
    Pas tous ! Hier soir j’en ai vu quelques-uns au 20h : ils ont raison, ils savent, ils méprisent.

    « Il renverse les puissants de leur trône. »
    Pas tous ! Il en reste en Afrique, en Asie, en Amérique, en….Ils tuent, ils écrasent, ils dépouillent.

    « Il relève les petits. »
    Pas tous ! Il en reste sous les ponts, sous les tentes, dans les caravanes , les taudis.

    « Il comble de biens les affamés. »
    Pas tous ! J’en ai encore vu à la télé, des fuyards épuisés, des enfants faméliques, des familles dépouillées.
    « Il renvoie les riches les mains vides. »
    Pas tous ! On m’a même dit qu’il y en a qui vont payer moins et gagner plus.

    Il faut que je me méfie quand je récite des prières. Je sais bien qu’il faut que cette prière me fasse encore mal au ventre. Mais là c’est dur.

    C’est vrai, il faut avoir 16 ans, être fragile, enceinte et aussi être la Mère de Dieu pour inventer une prière comme celle-là !

    Alors je vais essayer : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles. »
    En la fête de Sainte Marie Mère de Dieu. 1er janvier 2016

    Fr. Luc Foucher [EPI 27-5 de janvier 2016 et Notre Père n°460 du 4 janvier 2016 ]

    Feuilles paroissiales du Secteur

    Les paroisses d’Évry éditent une feuille d’informations tous les mois : "EPI "
    Cette feuille est également distribuée par courriel Demande d’abonnement

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    Les paroisses de Bondoufle de Courcouronnes et de Lisses éditent en commun une feuille d’informations tous les 15 jours : "Notre Père "
    Cette feuille est également distribuée par courriel Demande d’abonnement en indiquant le nom de votre paroisse habituelle.

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    Pour être informé de ce qui se passe sur tout le diocèse d’Evry,
    nous vous invitons à consulter le site du diocèse d’Evry

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    Vous pouvez aussi vous abonner gratuitement à cette NEWSLETTER qui est une feuille d’information récapitulant tous les évènements, rencontres, conférences, etc ... qui ont lieu prochainement sur le diocèse d’Evry.

    Modification du site du Secteur pastoral d’Évry

    Si vous arrivez sur cette page, c’est que vous n’êtes pas sur le site du Secteur d’Evry
    avec la version adaptée pour les mobiles : tablettes, hi-phones ...

    accès du site pour les mobiles.

    Vous y retrouver le graphisme habituel mais, sur les petits écrans, avec une présentation différente.
    Il reste certainement des anomalies et des erreurs .
    Celles-ci ainsi que vos remarques, sont à adresser au
    webmaster du site

    Le webmaster

    Projet pastoral du Secteur : Appel de laïcs

    Avoir une politique de l’appel de laïcs

    (Extrait du projet pastoral du Secteur)

    La vraie difficulté que nous rencontrons aujourd’hui dans les cinq paroisses de notre Secteur pastoral et d’appeler de nouvelles personnes à faire partie de ces Equipes Animatrices et à motiver au quotidien ces nouveaux membres pour la Mission. Quelles idées originales pourraient nous aider à susciter de nouvelles vocations de laïcs au sein de nos paroisses ? :

    → Rendre davantage visible les cinq Equipes Animatrices de notre Secteur et s’appuyer davantage sur elles dans le quotidien de la pastorale.

    Qu’est ce qu’une Equipe Animatrice,
    qui peut et comment en faire partie ?


    → Ouvrir un « pôle emploi mission » où les besoins de nos paroisses seraient clairement affichés. Une équipe assurerait le discernement, la formation et l’accompagnement des laïcs qui se proposent pour tel ou tel engagement pastoral.

    Les paroisses du Secteur recrutent ...


    → Présenter chaque dimanche un service ou un mouvement en fin de messe afin de mieux le faire connaitre, dire ses besoins immédiats et proposer un engagement à durée déterminée.

    Les mouvements et services d’Eglise : comment s’engager

    → Demander davantage aux parents de la catéchèse et de l’AEP de s’engager dans la vie du Secteur sur du court terme et du ponctuel.

    Parents, le Secteur à besoin de vous


    → Dans le Guide Pastoral de début d’année, présenter davantage en quelques lignes les mouvements et services

    Renseignements et contacts
    Guide pastoral du Secteur

    Le guide pastoral du Secteur d’Evry paraît en début de chaque année scolaire c’est à dire en septembre.
    Ce guide est disponible dans toutes les paroisses du Secteur.
    Si vous souhaitez vous engager dans un des services ou mouvements qui y sont répertoriés, contactez la personne dont le numéro de téléphone ou l’adresse courriel qui est indiquée.

    Retour à la page : appel de laïcs
    Les Équipes Animatrices

    Dans chaque paroisse existe une Équipe Animatrice.
    Certaines personnes qui pourraient en faire partie, n’osent ou ne veulent pas s’engager peut-être parce qu’elles ne savent pas de quoi il s’agit ou qu’elles n’en voient pas l’utilité .

    Qu’est-ce une Equipe Animatrice ?.


    Comment faire partie d’une Équipe Animatrice.

    Dans les statuts d’une Équipe Animatrice sont indiqués le nombre minimum et maximum de membres pouvant en faire partie pour une durée de trois années renouvelable une fois.
    Ceci est important et peut décider de la manière dont on peut entrer dans une Équipe Animatrice
    Le mode normal pour entrer dans une Équipe Animatrice est l’élection, c’est à dire qu’une liste de postulants, pour remplacer les membres partants, est présentée à l’assemblée des paroissiens au cours d’une messe, ceux-ci devant rayer un certain nombre de personnes pour ne pas dépasser le nombre maximum de membres.

    Mais bien souvent, il est difficile d’avoir suffisamment de personnes pour arriver au nombre minimum de membres. Aussi, des personnes sont appelées par cooptation par des membres de l’Équipe Animatrice en place ou par le prêtre de la paroisse.
    Après discussion en Équipe Animatrice, la personne pourra être accueillie.

    En résumé pour faire partie d’une Équipe Animatrice deux possibilités :
    1) se proposer à un membre d’une Équipe Animatrice ou au prêtre de la paroisse
    2) vous êtes appelé par un membre de EA ou par le prêtre comme pouvant être membre, à vous d’accepter ou de refuser.

    Retour à la page : appel de laïcs
    Pôle emploi mission

    Dans toutes les paroisses de nombreux laïcs sont engagés bénévolement pour accomplir une action pastorale : catéchèse, cathéchuménat, éveil à la foi, préparation aux baptêmes, mariages, funérailles etc ...
    Certains "postes" pastoraux sont parfois difficiles à pourvoir.

    Une liste de ces "postes" est donnée ci-dessous :

    En attente

    Pour postuler à un des "postes" de la liste ci-dessus, s’adresser à l’équipe de "recrutement" prévue à cet effet (en création) pour entendre vos motivations et éventuellement pour vous proposer une formation souvent payée par la paroisse.

    D’autres "postes" non directement pastoraux mais non moins utiles, manquent parfois de personnes : entretien, décoration, communication, chorale, etc..

    Une liste de ces "postes" est donnée ci-dessous :
    En attente

    Pour postuler à un des "postes" de la liste ci-dessus, s’adresser à une des personnes faisant parties de l’équipe ou consulter le guide pratique du Secteur .
    Dans certaines paroisses, vous pourrez vous inscrire sur le tableau prévu à cet effet.

    Retour à la page : appel de laïcs
    Présentation des mouvements et services

    De nombreux mouvements et services existent sur le Secteur.
    Lors d’une célébration dominicale , la présentation d’un de ces mouvements ou services à pour but de faire apparaître des "vocations" chez des personnes qui souhaitent s’engager dans l’Eglise.
    Pour ce faire, contacter directement une personne du mouvement ou service présenté ou consulter le guide pratique du Secteur pour établir le contact.

    Retour à la page : appel de laïcs
    Parents Catéchèse - Aumônerie

    (texte à écrire)

    Test

    Agendas

    Les agendas du Secteur pastoral d’Evry

    Sur le Secteur d’Evry, il y a été créé plusieurs agendas pour l’actualité, les événements qui s’y déroulent : un pour le Secteur et un pour chacune des paroisses.
    Les paroisses peuvent y inscrire toutes les informations qu’elles jugent utiles.
    Il en va différemment pour l’agenda du Secteur.
    En effet, l’agenda du Secteur est partagé avec l’agenda du Diocèse, ce qui fait que toutes les informations saisies directement sur l’agenda du Secteur, seront reportées automatiquement sur l’agenda du Diocèse. Par conséquent n’y mettre que des informations de portée Secteur ou Diocèse : formation, conférence, ... Les agendas paroissiaux servent pour les informations locales : messes, réunions, permanences ... Les informations saisies sur les agendas paroissiaux, sont reportées automatiquement sur l’agenda du Secteur, mais ne sont pas envoyées sur l’agenda du diocèse.
    Pour mettre à jour ces agendas, demander un identifiant au webmaster du site, en indiquant vos responsabilités sur le Secteur d’Evry ou la paroisse.
    Recommandation pour ceux qui mettent à jour un agenda paroissial :
    dans le titre de l’annonce indiquer en tête, le lieu où se déroule l’évènement par ex :
    CCR pour Courcouronnes, EVRY pour Evry, SP-SP pour St-Pierre ST-Paul, LIS pour Lisses, BOND pour Bondoufle pour une plus grande visibilité sur l’agenda du Secteur,
    Liste des agendas du Secteur d’Evry :

    Agenda du Secteur pastoral d’Evry (partiellement actif)
    Agenda de la paroisse Saint-Corbinien (inactif* - disponible)
    Agenda de la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul et ND Espérance (inactif* - disponible)
    Agenda de la paroisse Saint Denis-Saint-Fiacre de Bondoufle (inactif* - disponible)
    Agenda de la paroisse Saint-Germain Saint-Vincent de Lisses (inactif* - disponible)
    Agenda de la paroisse Saint-Guénault de Courcouronnes (actif)

    * inactif - disponible signifie qu’aucune demande d’accès en mise à jour n’a été demandé au webmaster du site, mais qu’il peut être utilisé
    Le webmaster ne se charge pas des mises à jour des agendas

    Petites annonces

    La chorale Allamanda

    recherche un(e) organiste ou pianiste et un chef de choeur à Evry
    pour animer des messes, des mariages, des baptêmes, .... avec la chorale.

    La chorale recherche des choristes bénévoles
    dans tous les pupitres, surtout des alti, des ténors et des basses
    Des connaissances en solfège ne sont pas exigées des choristes.

    Les répétitions ont lieu le vendredi soir (trois fois par mois) de 19h30 à 21h30
    à Evry Notre-Dame de l’Espérance ou St-Pierre St-Paul
    Notre répertoire est composé de chants liturgiques, créoles et anglais.

    Contact : 06 82 60 39 81 / 06 73 42 19 76
    courriel


    Maison diocésaine – Recherche bénévoles

    La Maison Diocésaine recherche des bénévoles pour assurer des permanences d’accueil. Il s’agit d’accueillir les personnes qui se présentent à l’évêché, répondre au téléphone, assurer divers petits services… Le sourire et la bonne volonté sont les seuls prérequis.
    Sur la base d’un bénévolat de 4 heures par jour, au choix, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et/ou de 13h30 à 17h30. Vous pouvez vous engager sur une demi-journée par semaine voire plus.
    Adressez votre candidature par écrit à l’économe diocésain.
    Contact : Mme Sonia Brahmi – courriel


    Père Antoine recherche des volontaires

    Le père Antoine organise, tous les 1er et 3ème lundi de chaque mois,
    avec les Young Caritas, l’aumônerie des étudiants d’Evry, les amis des Dominicains,
    une distribution de boissons chaudes aux centaines d’étrangers
    qui attendent toute la nuit devant la préfecture d’Evry,
    pour le renouvellement de leur titre de séjour .

    Il souhaiterait être secondé pour continuer cette action.
    Ce qui veut dire concrètement :
    la préparation des thermos la veille,
    la distribution de 6h du matin à 9h du matin
    et le nettoyage des thermos.

    Il y a plusieurs manières de participer :

    En se proposant directement
    En s’engageant à trouver des volontaires
    En donnant des noms de personnes qui seraient disponibles
    pour dépanner en cas d’absence de volontaires.

    Pour tout contact, courriel ou tél : 06 43 09 18 34


    Si vous souhaitez mettre une annonce sur ce site,
    l’envoyer par courriel au webmaster

    Les annonces sont modérées.
    L’annonce doit avoir un lien avec le Secteur pastoral d’Evry ou une des paroisses du Secteur.
    Pas d’annonces publicitaires
    Les annonces datées ont une durée de vie de un mois renouvelable sur demande.

    Formations

    Centres de formations
    sur le Secteur pastoral d’Evry et ses environs

    Pourquoi se former ?

    Depuis ces trente dernières années, jamais l’Église n’a autant proposé de formations pour les laïcs et jamais autant de laïcs n’ont eu autant de cycles de formation !
    La raison principale de cet attrait pour les formations tient à l’implication croissante des laïcs dans la mission de l’Église. C’est un mouvement qui ne vient pas seulement de la raréfaction des prêtres. Il s’inscrit plus largement dans un courant spirituel et apostolique apparu au début du XXe siècle et qui a été consacré par le concile Vatican II, lequel a remis à l’honneur la vocation universelle à la sainteté et revalorisé conséquemment la vocation du laïcat.
    Il est une autre raison qui conduit à la proposition de formations pour les laïcs : c’est le souhait de nombre de nos contemporains d’avoir des éléments de réponses aux questions que pose le sens à donner à la vie et aux problématiques complexes du monde d’aujourd’hui (les questions sociétales notamment).
    Il est également utile que tout baptisé, même s’il n’exerce pas de tâches particulières dans l’Église, approfondisse sa foi. Pour répondre aux appels de l’Église à une évangélisation renouvelée de notre société, cela suppose en effet que tout baptisé soit en capacité de rendre compte, avec son cœur et son intelligence, de l’Espérance qui l’anime.
    Vous trouverez ci-dessous les principaux centres de formations se trouvant sur le Secteur pastoral d’Evry ou dans ses environs avec leurs programmes :

    1) Le service diocésain de la formation
    2) Le monastère des Dominicains : ses conférences
    3) Le prieuré Saint-Benoît :ses propositions.
    D’autres formations avec pour intervenant des religieux(ses) ou des laïcs, vous sont régulièrement proposées sur la page d’actualité du Secteur ou des paroisses

    Lecture du mois

    « Tout peut changer » de Andrea Riccardi

    Andrea Riccardi est l’un des fondateurs de la communauté catholique San’Eggidio. Dans un dialogue avec le théologien Massimo Naro, il reprend les intuitions fondatrices de la communauté, expériences d’incarnation de la foi dans la vie des personnes et des sociétés. Il porte plusieurs grandes intuitions pour aujourd’hui :
    * Inventer un troisième âge C’est une grande opération culturelle, à laquelle les personnes âgées doivent elles-mêmes participer, conscientes que la vie ne s’achève pas avec la retraite et qu’elles ont devant elles de nombreuses années d’existence à employer de manière renouvelée
    * le contraire de la paix n’est pas la guerre mais l’égoïsme : il existe une culture égoïste et égocentrique qui conduit tôt ou tard à la violence. Nos sociétés sont souvent saturées de rancoeurs et de haines ...La paix naît du changement de la personne, de sa conversion, de sa transfiguration profonde »
    *Le christianisme est une grande force qui libère de l’opacité résignée du présent. (...). Le christianisme est une grande réserve d’espérance pour de nombreuses réalités de notre monde. Rêver avec efficacité présuppose la liberté et le courage d’essayer de mettre en oeuvre ce que l’on entrevoit » !
    * Penser, réfléchir, raisonner est le versant laïque de l’attitude relationnelle très particulière qu’est la prière. Prier, c’est accomplir un acte de foi, c’est se mettre en relation avec un Dieu que nous ne pouvons pas voir de la même manière que nous voyons à côté de nous. Disponible à la Procure
    (Février 2019)


    L’autre Dieu, de Marion Muller-Colard

    Pasteure en milieu hospitalier, l’auteur s’est trouvée face à ce qu’elle appelle la « plainte ». Ce gouffre qui s’empare du malade lorsqu’il cherche à trouver les causes existentielles de sa maladie, de sa mort toute proche, cette fameuse plainte sur laquelle on ne peut se contenter de poser « un petit pansement d’espérance ».
    Marion Muller-Colard nous amène progressivement au plus intime d’un Dieu en lequel il faut bien apprendre à se risquer dans une confiance sans filet. Et avec Jésus, elle montre comment la question à poser n’est pas celle du « pourquoi », mais du « pour qui ».
    (octobre 2018)


    Tu as couvert ma honte d’Anne Lécu

    Ce livre nous montre à partir des personnages de la Bible comment Dieu nous accueille à chaque fois que nous venons à lui malgré nos fautes. Anne Lécu, à travers une belle métaphore de la miséricorde de Dieu, nous invite à vivre libérés, sans honte puisque le Seigneur nous restaure continuellement.
    Pour une rentrée en toute spiritualité

    En vente à la Procure

    Religieuse dominicaine, et médecin en milieu carcéral, Anne Lécu enquête sur le secret, la transparence et le respect de la personne depuis plusieurs années. 
    (septembre 2018)


    Enquête sur Dieu

    Tout commence pour la petite Sophie alors qu’elle reçoit par la poste une drôle d’invitation. Son camarade de classe la convie à sa Première Communion. Pour Sophie c’est l’inconnu et dès l’introduction tous les grands clichés sur Jésus hostie sont évoqués. En 52 enquêtes sur Dieu, Thomas va aider Sophie à découvrir de manière ludique et originale les grands fondements de la foi catholique. Avec de belles illustrations, des frises chronologiques et autres tableaux récapitulatifs, cet ouvrage se révèle être un vrai catéchisme moderne et revisité à lui tout seul.
    A offrir sans hésiter pour toutes les premières communions où vous serez invités cette année.
    Et je vous recommande d’y jeter un oeil avant que le libraire ne l’emballe dans le
    papier cadeau !
    En vente chez notre partenaire LA PROCURE d’Évry
    Père Martial BERNARD (Juin 2018)


    Dieu n’est pas mort !

    Pour une fois, le livre du mois est un DVD du mois.
    Ce film vient de sortir en DVD le mois dernier. Bien qu’il soit considéré comme « un navet » par les critiques officielles et bien pensantes de la sphère catholique, je ne partage pas cet avis. A condition de couper les 5 dernières minutes qui n’apportent rien si ce n’est enfermer cette oeuvre dans la caricature protestante évangélique américaine. Josh, un jeune étudiant chrétien engagé qui ne veut pas renoncer à sa foi en cours de philosophie, vous entraînera dans une apologie du christianisme comme on aimerait tant que nos jeunes s’engagent. Cependant, il ne s’agit pas ici de jus pieux ou autres vulgarisations de la foi, même si les arguments et démonstrations théologiques proposés sont parfois approximatifs et superficiels (ce que dénoncent sûrement les critiques de films). Ce qui vous saisira c’est comment le héros entraîne ses amis dans la certitude que Dieu n’est pas mort.
    A voir avec vos adolescents qui se posent tant de questions sur la vie après la mort, l’existence d’un Dieu immanent et de son Fils mort et ressuscité pour chacun d’entre nous.
    En vente chez notre partenaire LA PROCURE d’Évry
    Père Martial BERNARD (Mai 2018)


    Chrétiens d’Orient, périple au cœur d’un monde menacé de Vincent Gelot

    En ce temps pascal, je vous propose ce magnifique ouvrage de photos et de témoignages. Vincent Gelot a parcouru pendant plus de deux ans les pays du moyen orient à la rencontre de ces minorités chrétiennes persécutées par la guerre. Il nous rapporte ici des dizaines de témoignages poignants sur nos frères chrétiens habitants ces premières terres de croyants… nos racines... En parcourant ce livre vous parcourez ces territoires ravagés par la haine des hommes, mais vous contemplerez ces visages d’enfants qui vous donnent le goût de croire ! Juste magnifique ! À offrir sans modération (contrairement au chocolat !)
    En vente à la Procure d’Évry
    Père Martial BERNARD (Avril 2018)


    Bakhita de Veronique Olmi

    Pour ce mois de carême je vous propose de passer du temps avec Bakhita. Ce roman historique très proche de la vie de Ste Joséphine Bakhita vous transportera dans l’univers d’un monde où se côtoient les "sans pitié" et les "miséricordieux" ! Quel programme pour un carême ! Si comme moi vous avez quelques difficultés à entrer dans le style littéraire de l’écrivaine, persévérez car l’histoire vous transportera jusqu’à la sainteté de cette femme qui révèle que l’amour de Dieu surpasse toutes les cruautés de l’homme.
    À lire avec une boîte de mouchoirs à ses côtés.
    Bon carême !
    En vente à la Procure d’Évry
    Père Martial BERNARD (Mars 2018)


    « Encore Merci ! » de Mgr DUBOST

    Certains l’attendaient avec impatience : le dernier livre de Mgr Dubost. « Encore Merci ! » est une action de grâce que notre jeune évêque émérite a publié quelques mois après son départ à la retraite. Dès les premières lignes vous reconnaîtrez sa plume, son style. Mais surtout, ici, Michel Dubost parcourt de manière thématique ce qui a fait sa vie d’évêque durant ces nombreuses années. Il revient avec l’enthousiasme qu’on lui connaît sur les fondamentaux de la foi et de l’évangélisation des peuples. Sans oublier l’accueil de tous, des migrants, des croyants d’autres confessions et des enjeux de la société moderne, l’auteur souligne ce qui est le fondement de son sacerdoce et épiscopat. Paroissiens et acteurs engagés dans le diocèse, vous vous retrouverez sûrement dans ses lignes d’hommage à l’Eglise, à la Vie.
    En vente à la Procure.
    Père Martial BERNARD (Février 2018)


    « Va et prêche ! » de Loïc BONISOLI

    Cet ouvrage ne s’adresse pas seulement aux prêtres mais bien à tous ceux qui, chaque dimanche souffrent d’une homélie inintéressante, trop longue ou non préparée.
    L’homélie se doit d’être une prédication qui touche les cœurs, nourrit l’intellect et comble l’âme d’Espérance.
    Comment aider nos prêtres à retrouver le goût d’une homélie qui n’est pas un sermon, mais une annonce des merveilles que Dieu fait pour nous chaque jour. Avec parfois beaucoup d’humour, le père Loïc BONISOLI revisite les enjeux d’une bonne prédication mais aussi l’attitude positive de paroissiens sachant écouter dans une dynamique de critique constructive.
    Je recommande ce livre à tous ceux qui s’ennuient pendant l’homélie de leur curé !
    En vente à la Procure d’Evry.

    Père Martial BERNARD( Janvier 2018)


    « Petit pays » de Gaël FAYE

    Ce roman autobiographique nous fait passer du rire aux larmes. En sublimant la période de son enfance tourmentée par le génocide au Rwanda entre Hutus et Tutsis, Gaël Faye nous plonge dans la peur de cet enfant de 10 ans qui refuse le fatalisme de la guerre. Par leur charisme et leur mise en scène, les personnages vous tiennent en haleine jusqu’à la fin de l’histoire. Je recommande ce livre aux jeunes lycéens et aux moi ns jeunes qui s’interrogent sur le sens de leur vie.
    En vente à la Procure d’Evry.
    Père Martial BERNARD (Décembre 2017)


    « Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? » de Rod DREHER

    Ce titre plus qu’évocateur nous plonge tout entier dans la problématique que veut relever Rod DREHER. Certes, le contexte américain peut au premier abord nous déstabiliser. Mais au fond, il s’agit bien ici de nous inviter à ne pas penser seulement nos communautés chrétiennes comme juxtaposées à la société civile qu’est la nôtre. Ce livre est une succession de récits relatant les essais nouveaux pour réévangéliser le monde et lui redonner un sens chrétien par la prière, la famille, l’éducation, l’interreligieux. Je recommande ce livre à ceux qui s’interrogent sur un avenir chrétien possible dans nos institutions.
    En vente à la Procure.
    Père Martial BERNARD (Novembre 2017)


    « Quentin, qu’ont-ils fait de toi ? » de Véronique ROY

    Il ne vous faudra que quelques heures pour dévorer cet ouvrage. Cette mère vous livre son coeur blessé par la conversion de son fils Quentin et son départ vers la Syrie aux côtés de Daesch où il trouvera la mort au nom d’une liberté bien inacceptable pour sa famille et ses proches. Je conseille ce livre à tous les parents d’adolescents pour qui le dialogue en famille sur les religions et la Société est un défi ou inexistant.
    En vente à la Procure.
    Père Martial BERNARD (Septembre 2017)


    « Sur les fleuves de Babylone, nous pleurions » de Sébastien de COURTOIS

    Voici le récit émouvant de Sébastien de Courtois, journaliste engagé, qui durant son périple en Turquie, en Syrie et en Irak rencontre ces chrétiens d’orient, descendants des araméens. Il échange avec eux sur le quotidien de leur vie, leurs raisons de tenir bon sur la terre de leurs ancêtres. A dévorer cet été !
    Bonne lecture avec notre partenaire la Procure d’Evry.
    Père Martial BERNARD (Eté 2017)

    Les articles du père Grégoire AKAKPO

    La nécessité du service du frère pendant le confinement

    En ce temps de crise sanitaire que nous vivons, il est un fait incontestable que le confinement que ce temps nous impose nous entraine à nous replier ou à nous renfermer sur nous-mêmes. Notre vie sociale en prend un sérieux coup et diminue malgré les divers et multiples moyens de communication dont nous disposons.
    Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 31-33a.34-35)
    Ce temps de confinement n’est-il pas celui où plus que jamais, nous devons nous laisser interpeller par ce commandement nouveau que Jésus nous a laissé en héritage ?
    L’appel est ainsi bel et bien lancé par le Christ lui-même : « Aimez-vous les uns, les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15,12)
    Les bonnes intentions ne suffisent pas. Seuls les gestes, les attitudes, les actions concrètes rendent l’amour visible et crédible.
    Ce temps de confinement n’est-il pas le moment plus que jamais de traduire dans les actes notre réponse à cette invitation du Seigneur au service du frère dont lui-même nous a donné l’exemple en lavant les pieds à ses disciples ? Notre façon de nous « laver les pieds » les uns aux autres pendant ce temps de confinement ne serait-elle pas, par exemple, de prendre un peu de notre temps pour, tout en respectant les mesures barrières et la distanciation sociale, nous mettre au service des plus fragiles de toutes genres (personnes fragilisées par l’âge, par le handicap, par le dénuement, par la solitude, par l’incapacité de se déplacer..) ? A défaut de pouvoir nous déplacer, un simple coup de fil téléphonique, un appel vidéo, un petit message sms pour nous enquérir des nouvelles de nos proches et de toutes ces personnes seules ne feraient-ils pas l’affaire ?
    En ces temps de confinement, c’est à travers ces gestes d’authentique amour entre nous et autour de nous, des actes simples de la vie de tous les jours, que nous pourrons mettre en pratique le commandement de l’amour du Seigneur. Si nous n’y prenons garde, nous risquons, sous prétexte du respect des dispositions sanitaires et des mesures barrières, un manquement à ce grand service du frère et du prochain auquel nous sommes invités non pas seulement en tant que chrétiens, mais en tant qu’êtres humains.

    Père Grégoire Akakpo
    23 avril 2020

    La Saint-Valentin Autrement

    Le samedi 15 février 2020 à 20H00 aura lieu à la Cathédrale de la Résurrection d’Evry une soirée spéciale dénommée « La Saint Valentin Autrement ». Quel sens donner à une telle soirée ?
    Le premier sens à donner à cette soirée, c’est que Dieu est Amour et c’est de Lui que vient tout amour parfait. A ce titre, c’est en Lui que nos amours humaines prennent leur source et c’est de Lui qu’elles reçoivent leur consistance et leur épaisseur. Fêter la Saint Valentin Autrement, c’est donc de nous retrouver pour chanter ensemble en Eglise, la grandeur et la beauté de cet Amour qu’est Dieu. Le deuxième sens à donner à cette soirée, c’est qu’en Dieu, il n’y a pas d’opposition frontale entre l’amour « Éros », l’amour « Philia », et l’amour « Agapé », quand bien même il convient de faire la différence entre les trois. S’il est vrai que l’amour « Éros » est fondé sur une relation sensuelle, éventuellement amoureuse et passionnelle, que l’amour « Philia » est l’attachement lié à un sentiment d’amitié et que l’amour « Agapé » est un amour fraternel, universel, altruiste, spirituel qui se donne « gratuitement », de manière désintéressée, sans attendre de retour. l’amour en Dieu intègre ces trois amours pour les « transfigurer », les « transformer » les « sublimer », et les « unifier ». Le troisième sens à donner à cette soirée, c’est que la Saint valentin en tant que fête des amoureux sur le plan profane peut être aussi considérée comme fête de « tous les amoureux de Dieu ». Dans ce sens, l’objectif de cette soirée, c’est aussi d’inviter tout chrétien ou tout croyant à pouvoir dire comme le prophète Jérémie en s’adressant à Dieu : « Tu m’as séduit Seigneur et je me suis laissé séduire ». (Jer 20, 7). Le quatrième et dernier sens à donner à cette soirée, c’est qu’elle est une occasion donnée aux couples qui célèbrent leur jubilé de mariage de pouvoir se dire l’un à l’autre que malgré les années, ils demeurent toujours amoureux l’un de l’autre et que la saint Valentin, fête des amoureux est aussi leur fête à eux.
    A tous et à chacun, rendez-vous le samedi 15 février prochain pour cette soirée spéciale de la saint Valentin Autrement.

    Grégoire AKAKPO.
    Epi février 2020 et "Notre Père" février 2020


    Bonne année pastorale à tous et à toutes

    A l’aube de cette nouvelle année pastorale 2019-2020, je viens, au nom de toute l’équipe pastorale du secteur d’Evry, vous souhaiter à chacun et à chacune, une excellente année pastorale. A tous les nouveaux arrivants sur notre secteur, je souhaite la bienvenue. Qu’ils se sentent bien accueillis et n’hésitent pas, si le cœur leur en dit, à intégrer nos différents services, équipes et mouvements pour apporter leur pierre à la construction de notre édifice commun, l’Eglise. Suite aux dernières nominations, de nouveaux bras nous sont arrivés pour prêter main forte à l’équipe pastorale du secteur : le Père Espoir AGIDI, le Diacre Gérard HENRY, Monsieur Loïc PAYEN(*), laïc en mission ecclésiale. A eux trois, nous souhaitons également la bienvenue sur notre secteur.
    Quel cap pour notre nouvelle année pastorale ? Toujours celui que notre diocèse s’est fixé lors de son synode de 2007. Il s’agit d’oser être une Eglise pour : - ouvrir l’Evangile à ceux qui ont soif de vie spirituelle – vivre l’Evangile de partage avec tous ceux que Dieu a placés à proximité – célébrer l’Evangile dans une communauté diversifiée – Mettre l’évangile au cœur de la vie des familles. Ce cap fixé par le synode est celui dont notre secteur pastoral s’est inspiré pour définir les 3 grands axes de son projet pastoral d’il y a deux ans, celui de 2017 que nous sommes loin d’avoir mis en pratique à fond : - Être signe de l’hospitalité du Christ - promouvoir une politique de l’appel des laïcs – vivre une Eglise catéchuménale enracinée dans des communautés.
    Ces 3 grands axes de notre projet pastoral doivent être pour nous comme des moteurs devant nous permettre d’atteindre le cap que le diocèse s’est fixé lors de son synode de 2007. Tenons ce cap et, gardant toujours à l’esprit le titre de ce synode de 2007, « Ensemble pour la mission », restons tous unis pour la plus grande Gloire du Seigneur.
    Bonne année pastorale à tous et à toutes.

    Grégoire AKAKPO
    Responsable du Secteur Pastoral
    Epi Septembre 2019 et "Notre Père" n°529 du 8 srptembre 2019


    Pentecôte.
    Du don de l’Esprit au renouvellement de la face de la terre.

    La célébration de la fête de Pentecôte nous offre encore l’occasion de reprendre cette belle prière : « Envoie ton Esprit, Seigneur, et tout sera créé. Tu renouvelleras la face de la terre ».
    Il nous faut tout de même distinguer deux choses dans cette prière : ce qui dépend de Dieu et ce qui dépend de nous. Si la réalisation de la première partie de cette prière est évidente, il n’en est pas de même pour la deuxième partie. La réalisation de la première partie dépend de Dieu et de Lui seul. C’est lui qui envoie son esprit, c’est lui qui agit. En revanche, la re-création de tout et le renouvellement de la face de la terre ne dépendent pas que de lui. Elles dépendent aussi de nous. Pour que tout soit recrée et toute la face de la terre soit renouvelée, Dieu a besoin de nous, de notre collaboration, de la qualité de terre que nous voudrions bien lui offrir pour que ces dons puissent produire leurs effets et les fruits escomptés. Les 7 dons de l’esprit, faut-il les rappeler ici, sont : la Sagesse, l’Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété, la Crainte de Dieu (Cf. Isaïe 11, 2). Et les fruits de l’Esprit, selon saint Paul sont « Charité, joie, paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, chasteté. » (Galates 5, 22-23).
    Saurons-nous offrir un terreau fertile à ces dons de l’Esprit que nous envoie le Seigneur pour leur permettre de produire leurs effets ou ferons-nous plutôt mentir ces paroles du Seigneur « Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas sans avoir produit leurs effets, ainsi en est-il de ma parole qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet. (Cf. Isaïe 55, 10-11). En d’autres termes, les dons et les grâces du Seigneur ne retournent point à Lui sans avoir produit leurs effets. Bonne fête de la Pentecôte à tous et à chacun.

    Père Grégoire AKAKPO
    Responsable du Secteur
    Epi Juin 2019 et "Notre Père" n°527 du 2 juin 2019


    Voici Carême, voici le temps favorable

    « Voici le temps favorable, voici le jour du salut….. » (2 Corinthiens 6,2). Il n’y a pas meilleur moment auquel pourront être appliquées ces paroles de l’apôtre Paul que les deux temps forts de notre année liturgique que sont l’Avent et le Carême. Oui Carême, un temps favorable tout comme l’Avent. Mais temps favorable pour faire quoi ? Après le temps de l’Avent où, répondant à l’invitation du Précurseur, nous avons préparé le chemin du Seigneur, voici Carême, où, comme nous y invite ce chant propre à ce temps, il nous faut, « partir avec Lui au désert, poussés par l’Esprit » quarante jours durant, en acceptant de mourir avec Lui afin de ressusciter avec Lui. « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons », nous rappelle l’apôtre Paul (2 Timothée 2,11-12). Mais qu’est-ce que c’est que mourir avec Lui si ce n’est mourir à nous-mêmes et à nos propres péchés ? Il s’agira concrètement pour nous, comme nous y invitent avec insistance les textes forts de ce temps de carême, de mettre plus de profondeur, d’épaisseur et de consistance spirituelles dans nos vies à travers le jeûne, la prière et le partage en délaissant le paraitre pour plus d’ être, l’hypocrisie pour plus de sincérité : « Lorsque tu fais l’aumône, nous enseigne Jésus, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites, afin d’être glorifiés par les hommes », (Matthieu 6,2). Même enseignement chez le prophète Isaïe : « S’agit-il, pour jeûner, de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Le jeûne qui plaît au Seigneur, n’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore » (Isaïe 58, 4-9).
    Bon carême à tous et à chacun.

    Père Grégoire AKAKPO
    (EPI mars 219 et "Notre Père" n°521)


    Rechoisir le Christ au début de notre année pastorale

    À un moment de crise où la plupart des disciples de Jésus désorientés et déçus par certaines de ses déclarations se détournèrent de lui et cessèrent de l’accompagner, il demanda aux douze : « Voulez-vous partir vous aussi ? ».
    C’est alors que Simon Pierre, au nom des douze fait cette merveilleuse profession de foi : « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».
    Cette réponse de Simon-Pierre à la question posée par Jésus dans la page d’évangile de ce dernier dimanche du mois d’août qui se trouve être aussi le dernier des vacances d’été, chacun de nous se doit de la reprendre à son compte. En fait, en ce début de notre nouvelle année pastorale qui commence avec ce mois de septembre, cette question de Jésus vient à point nommé et sonne comme une invitation à une profession de foi ou à un renouvellement de nos promesses baptismales pour le rechoisir comme le centre de nos vies.
    Voulez-vous partir vous aussi ?
    Comprenons bien ici le sens de la question de Jésus. Partir en soi n’est pas une mauvaise chose. Ne serons-nous d’ailleurs pas invités en ce début d’année pastorale, à travers nos diverses lettres de mission, à partir en quelque sorte, du moins pour certains d’entre nous ? L’essentiel, c’est de savoir de qui nous partons, vers qui ou vers quoi nous partons.
    Pour ce qui nous concerne, l’invitation que Jésus nous adresse au début de cette nouvelle année pastorale, c’est de Le rechoisir pour repartir de Lui comme ne cesse de nous y inviter notre Père évêque depuis son arrivée dans ce diocèse.

    Père Grégoire AKAKPO
    Responsable du Secteur pastoral d’Évry
    (EPI septembre 2018 et "Notre Père n° 511

    Les articles de Frère Manuel MAICAS

    « Haie Pad ? T’écris ça comment ? Et ça veut dire quoi ? »

    « Haie Pad ? T’écris ça comment ? Et ça veut dire quoi ? » De vous à moi, d’une fois sur l’autre j’oublie où mettre le « H » dans le sigle EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) qui est le nom donné par notre 21e siècle à la « maison de retraite ». Notre secteur pastoral est assez bien pourvu de ce type d’établissement, qui se développe avec le vieillissement de la population. Mais tout comme l’ancienne dénomination, les bien-portants que nous sommes encore fréquentent bien peu ces structures -je trouve que c’est bien dommage- jusqu’à ce que ceux qui s’occuperont de nous plus tard, auront la sagesse de nous y mettre…

    Evidemment, il existe des initiatives pour inviter les enfants des écoles à rendre visite aux papis/mamies, une chorale qui vient pousser la chansonnette avant Noël ou simplement, tout un chacun à aller passer un moment avec un parent ; mais en dehors de cela, l’acte gratuit d’aller visiter des anciens est une denrée rare. Et pourtant, l’édito du Père Grégoire de la semaine dernière, dans EPI et Notre Père, nous a rappelé comment Notre Seigneur nous reconnaitra comme ses disciples.
    Alors laissez-moi vous donner un témoignage des liens qui sont en train de se tisser depuis quelques mois entre un EHPAD de notre secteur et la prison de Fleury-Mérogis.
    Chaque dimanche, quand tout n’est pas à l’arrêt comme en ce moment, il faut trouver pour la prison 6 prêtres et 6 équipes de musiciens-chanteurs-animateurs, car il y a 6 bâtiments et le nombre de place est limité à 50 détenus par salle multifonction qui devient le dimanche une chapelle. Nous, une des équipes d’Evry qui intervient une fois toutes les 6 semaines environ, nous proposons des activités ludiques en lien avec la Parole de Dieu du dimanche, au moment de l’homélie. Ainsi les personnes détenues ont la possibilité d’exprimer avec leurs mains, avec des matériaux que nous leur fournissons, un objet qu’ils vont pouvoir conserver à l’issue de la messe et emporter dans leur cellule. Mais parce que nous ne pourrons pas entrer à la prison dans 3 semaines, nous avons fait parvenir cette semaine à l’aumônerie de la prison des femmes, une série de textes des Evangiles, qui sont classés par thèmes. Il s’agit des fruits de l’Esprit Saint selon saint Paul et qui sont « amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi. » Chacun est invité à choisir un de ces textes (ils sont traduits en 4 langues) et à exprimer par un dessin le fruit de l’Esprit choisi. Les dessins seront collectés par l’administration pénitentiaire qui a validé le projet, et chose exceptionnelle, les dessins sortiront de la prison. Récupérés par l’équipe d’aumônerie -qui n’a plus le droit d’entrer depuis le début du confinement- ils seront transmis à notre équipe qui les scannera et les enverra à l’EHPAD (où nous ne pouvons plus entrer non plus). Les papis/mamies volontaires de l’EHPAD, se verront remettre un ou plusieurs dessins qu’ils conserveront dans leur studio. Ils pourront prier pour que le détenu qui a fait ce dessin, puisse obtenir le fruit de l’Esprit et ainsi se préparer au mieux à la grande fête de Pentecôte.
    Certes le détenu ne gardera pas son dessin mais il en conservera le souvenir, nous en sommes persuadés. Et, il saura aussi que quelqu’un, qu’il n’a jamais vu et qui est tout aussi emprisonné que lui, prie pour lui. Si cela ce n’est pas un moyen de « se faire la belle », c’est certainement une façon d’embellir son âme et de tisser des liens invisibles de prière et d’estime des autres, en étant liés par un dessin.
    Et vous, ça vous donne quoi comme idée pour « astiquer votre auréole » de disciple ?

    Frère Manuel , Maryse, Céline
    8 mai 2020]

    Dans les coulisses de la cathédrale

    « Allo, débranche ta caméra, on veut surtout t’entendre... Dis-moi, dans quel environ-nement tu regardes la messe de la cathédrale sur Youtube ? Tu te lèves quand tout le monde se lève ? Tu es en pyjama ? Tu as éteins ton téléphone ? Tu as allumé une bou-gie ? Tes parents sont avec toi ?... »Afin de préparer la messe de dimanche prochain, Taysanne, Tony, Johnson, Jean-Mickael et Elysée sont réunis en distance réglementaire autour d’un ordinateur en mode Skype, pour dialoguer avec les autres servants enfants et ados, afin de com-prendre comment mieux les aider à prier grâce à la messe dominicale retransmise par le site Youtube. Fortes des réponses des interviewés, l’équipe de tournage prépare avec le célébrant le déroulement de la messe.Retour ligne automatique
    Ce dimanche-là, les servants d’autel du secteur auraient dû recevoir l’aube pour les dé-butants et la croix pour les plus chevronnés, mais la pandémie est passé par ici... Comme ce sont les grands servants qui, depuis le début du confinement, assurent le service médiatique des messes et des autres méditations, ils veulent mieux rejoindre les plus jeunes d’entre eux. Dans le confinement nous souffrons tous de la passivité im-posée ; mais comment proposer de l’interactivité dans la retransmission de l’image, qui plus est d’un moment liturgique ou de prière ? Sans être professionnelle, cette équipe a de l’imagination et parvient à donner de la profondeur à l’ordinaire de la messe(gestes à faire chez soi, postures de prière à avoir) et les chants sont choisis avec le même souci. Il faut une messe où les servants et les autres spectateurs vivent quelque chose de fort, car ils baignent dans un environne-ment quotidien audiovisuel, avec des images de qualité. Retour ligne automatique
    A vous de nous écrire pour nous dire s’ils ont bien relevé le défi !

    Frère Manuel Maïcas o.p.
    EPI mai 2020

    Comment je fête Dieu ?

    Les rédacteurs d’EPI m’ont demandé de vous donner un éclairage sur la différence entre le Carême et le Ramadan. Mais deux pratiques de deux religions peuvent- elles se comparer ?
    Le mot «  Islam  » signifie il me semble, «  soumission (de tout l’être à Dieu)  », et c’est la reconnaissance humble et confiante de son règne pour le croyant musulman. Pratiquement, cette soumission s’exprime à travers cinq pratiques rituelles, dont le jeûne du Ramadan qui s’achève chaque soir dans le partage d’un repas. Cette solidarité entre croyants est aussi un entrainement pour faire face aux défis moraux de la vie courante. Avant la fin du mois, chaque fidèle est invité à payer l’aumône (une autre des cinq pratiques) pour se purifier de ses péchés et pour que la communauté vienne en aide aux pauvres. Alors les croyants peuvent participer à la « Fête de la rupture du jeûne » (en arabe : Aïd al-Fitr), le dernier jour du Ramadan. Elle est en importance la 2 ème fête du calendrier musulman.
    Le mot «  christianisme  » désigne la religion qui reconnait en Jésus le Messie d’Israël qui est Seigneur et Fils de Dieu, comme l’atteste sa résurrection des morts ; celle-ci est le fondement de la foi des chrétiens et se fête à Pâques. Pour préparer cette fête, un entrainement de 40 jours appelé Carême, incite les croyants chrétiens à mesurer ce qui est mal en eux et comment le combattre pour arriver à mieux suivre le Christ. Pendant cette Quarantaine, ils jeûnent de nourriture ou de comportements superflus, et ils partagent plus avec les autres car c’est un temps privilégié pour rencontrer Dieu et le prochain. Le Carême s’achève par la Semaine sainte qui culmine dans la plus grande fête de l’année appelée fête de Pâques et qui dure 50 jours.
    Et moi, comment est-ce que je fête Dieu mon Sauveur ? Comment je « fais mon miel » de cette autre tradition pratiquée par des croyants qui vivent dans la même ville que moi ? Les deux fêtes auxquelles aboutissent le Carême et le Ramadan, incitent à visiter ses voisins et se réjouir avec eux : n’est-ce pas une manière commune de rendre grâce à Dieu ?

    Frère Manuel Maïcas,
    équipe du secteur pastoral
    Relations avec les Musulmans
    Service diocésain de la formation

    Les laïcs sont de plus en plus nombreux à accueillir toutes les personnes qui toquent à la porte de l’Eglise et annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.Retour ligne automatique
    Dans notre société sécularisée et déchristianisée, ils sont des témoins essentiels du Christ : cette mission liée au baptême reçu, n’est pas toujours facile.Retour ligne automatique
    Les onze personnes du Service Diocésain de la Formation, bénévoles pour l’essentiel, en lien direct avec notre évêque, proposent justement des formations pour soutenir les laïcs dans leur mission de baptisé ou dans leur engagement d’Eglise.

    [Se former c’est d’abord faire le choix d’approfondir la compréhension de sa propre foi. Cela permet souvent d’en vivre encore plus pleinement, de la partager toujours plus aisément et de goûter de plus en plus la joie de servir nos frères et sœurs en Eglise.Retour ligne automatique
    En ce sens, le Service Diocésain de la Formation propose : Retour ligne manuel

  •  des formations ouvertes à tous, comme Jonas qui permet de comprendre en toute simplicité et convivialité ce à quoi l’Eglise nous invite à croire, Retour ligne manuel
  •  des formations plus spécifiques comme par exemple pour l’accompagnement des familles en deuil ou pour l’accompagnement spirituel.Retour ligne automatique
    Il est aussi au service des paroisses et secteurs, pour les aider à bâtir des formations « près de chez vous » et en faire la publicité.Retour ligne automatique
    Enfin, il propose aussi des formations mixtes réservées aux prêtres, diacres ou laïcs nommés par l’évêque ; formations essentielles pour favoriser toujours plus une féconde collaboration entre prêtres et laïcs.]

    Vos dons nous sont un précieux soutien car ils nous permettent de couvrir les frais d’édition des différents supports, de proposer des formations conviviales avec des intervenants de qualité à des tarifs très réduits, parfois pour des groupes assez restreints dans des lieux isolés du diocèse et d’assurer les nécessaires formations des membres de l’équipe pour toujours mieux vous servir.

    Découvrez sur le site du Service la variété des formations proposées.

    Merci de votre généreux soutien et au plaisir de vous accueillir prochainement.

  • Discernement et décision par Père Patrick ANABA

    Discernement et décision par Père Patrick

    Préambule
    Pour pénétrer cette réalité de la vie dans l’Esprit, nous serons aidés par le Père Michel Maret, sj de la communauté du Cénacle. Ainsi, d’après les fils de saint Ignace (les Jésuites), le discernement implique de savoir distinguer entre l’écoute de ses sentiments et de sa raison.
    Il s’agit de déterminer, dans la mesure du possible, lesquels de ces mouvements nous conduisent au Seigneur et à Le servir, Lui et nos frères, avec une plus grande perfection, et lesquels nous détournent de cette fin. Deux instances indissociables sont impliquées dans cette opération :
    •acte de percevoir (sens),
    •acte de distinguer et de juger (intelligence et la raison).
    Toutefois attention de ne pas prendre ses sentiments pour le désir de Dieu ou pour une inspiration du Saint Esprit.

    I.Connais-toi, toi-même et tires-en le meilleur.
    Le cœur de l’homme est un champ où sont mêlés le bon grain et l’ivraie. Celui-ci est comme une terre complexe avec ses différentes couches et leur histoire. Ces éléments, il faut les connaître, si l’on veut savoir ce que l’on peut y faire pousser et comment le faire pousser.
    Pour résumer, on peut dire trois choses de nous-mêmes
    •Premièrement, Je suis un corps vivant, avec un fonctionnement chimique complexe qui agit sur mon caractère, mes capacités, mon moral.
    •En second lieu, J’ai une intelligence et des sentiments (niveau psychoaffectif). Dans leur intrication tout aussi complexe, je peux être porté à avoir telle ou telle autre préférence.
    •Troisièmement, Je ressemble à Dieu (niveau spirituel). C’est la partie de nous-mêmes qui peut s’ouvrir à Dieu, s’ouvrir ou se fermer à l’amour, choisir le bien ou le mal.

    Ces trois dimensions citées ont une interdépendance et s’influencent mutuellement dans les choix que je fais.

    II. Les qualités requises au discernement spirituel
    Pour exercer notre capacité à être libre sur le plan humain et spirituel, il nous est nécessaire de mobiliser un certain nombre de dispositions intérieures. Elles sont au nombre de quatre :
    •Le désir de faire la volonté de Dieu. Cela suppose de notre part un abandon total pour ce qu’Il veut de nous, attitude de Jésus lui-même envers son Père.
    •L’ouverture à Dieu toujours surprenant et dérangeant. Pour cela il nous faut pouvoir dépasser nos idées préconçues pour écouter Dieu seul et nous détacher de nos a priori.
    •La connaissance de Dieu. C’est « une connaissance qui ne vient ni du raisonnement ni de l’analyse, mais d’une longue expérience de vie avec l’être aimé », une intimité partagée avec lui.
    •La familiarité avec la Parole de Dieu est le chemin que Dieu a choisi pour se faire connaître à son Peuple, et à travers lequel il veut se faire connaître à moi.

    Comment mener une décision ?

    1. Les deux dimensions du discernement chez Ignace (d’après un texte du Père Maret, sj)

    Mais comment faire pour être à même de prendre la bonne décision, lorsque nous sommes confrontés à deux choses bonnes devant lesquelles il nous faut nous positionner ?
    Pour entrer dans cette aventure avec nous-mêmes et Dieu, nous allons passer notre terreau humain à un double filtre. Il s’agit du filtre rationnel et d’une attention à nos mouvements intérieurs. Comment cela se passe-t-il ?

    Une attention à ma dimension rationnelle ( côté objectif )

    D’abord, poser clairement l’alternative du choix que je suis appelé à poser, sous forme de questions :
    - Préciser mes buts, mes options fondamentales, mes valeurs, l’orientation évangélique que je veux suivre.
    - Examiner comment mon choix s’accorde au bien du prochain, de la société, au principe de l’amour (1 Co 8 et 13).
    Réunir les informations dont on dispose et les passer à un double crible à propos de cette alternative positive qui est devant moi :
    - D’abord les informations subjectives : quels sont mes moyens, mes aptitudes face aux informations dont je dispose ? C’est le principe de réalisme.
    - Réunir aussi les informations objectives : que dit l’Evangile par rapport à cette réalité ? L’enseignement de l’Eglise ? Ou d’autres sources de repères éthiques ?

    Une attention aux divers mouvements intérieurs (côté subjectif)

    Il s’agit de l’analyse des mouvements intérieurs touchant aussi bien l’intellect que l’affectivité (la tête et le cœur).
    Pour cela, il faut affiner, sans les séparer, son "sentir" au niveau biologique, psychologique (son affectivité et son intuition) et spirituel : ce sont les sens du coeur c’est-à-dire de l’être profond où Dieu réside. Cette unification des différentes dimensions de notre personnalité, dans la recherche de ce que Dieu veut pour moi, permet de tenir compte de toute ma personne.
    Puis vient le temps de la décision.

    Le temps de la décision (d’après le père Maret(s.j)

    1. Quelques conditions pour prendre une bonne décision
    · Ne pas prendre de décision dans un temps d’insécurité ou de grand bouleversement (deuil, divorce, échec…), ni sous le coup d’une trop grande émotion (conversion subite, coup de foudre, colère, déprime…)

    Il faut du temps au psychisme, à l’affectivité, pour intégrer des événements marquants. Consentir au temps pour être dans les meilleures conditions d’une décision et d’un acte libres.
    · Il peut être important d’opérer ce choix avec l’aide de quelqu’un qui peut m’aider à me situer sous le regard de Dieu, et à voir les tenants et aboutissants dans un horizon plus large que mon propre univers.

    2. Relire l’ensemble
    · Examiner comment les raisons s’organisent à présent (pour et contre). Qu’est-ce qui a le plus de poids en fonction des buts et des valeurs visés.
    · Sentir ce qui me procure davantage de paix, de joie et d’élan (signes de l’Esprit, cf. Ga 5, 22-23)

    3. Faire son choix en fonction de tous ces éléments
    ………..
    4. Présenter à Dieu la décision
    · Prendre un temps devant Dieu pour lui remettre cette décision.
    · Lui demander de la con­firmer par des signes quels qu’ils soient, par des motions.
    · Être particulièrement attentif aux sentiments intérieurs

  •  Paix, joie profonde, dynamisme, cohérence = signes de l’Esprit (cf. Ga 5, 22-23)
  •  Inquiétude, trouble, agitation, joie excitée, peur insurmontable, em­brouillement sont des signes que la décision n’est pas mûre, et qu’il faut reporter à plus tard ce choix.

    Après la décision (d’après le Père Maret, sj)

    1. Temps de la confirmation…
    · En soi-même
    · Repérer comment cette décision est confirmée par une paix durable, une joie et un dynamisme de vie paisibles, une facilité à surmonter les obstacles, une cohérence des événements.

    Encore une fois, être attentif aux motions intérieures.
    · Reconnaître les fruits de l’Esprit :

    « Tout arbre se reconnaît à ses fruits : un bon arbre ne peut pas donner de mauvais fruits » (Lc 6, 43- 44)

    « Le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23)

    · Dans les événements

    Repérer comment cette décision est confirmée par mon entourage, par les événements, par des signes, par mon comportement avec les autres.

    2. Temps de réajustement, si nécessaire

    · Si des signes montraient manifestement que mon choix n’était pas le bon, il faudrait envisager de reconsidérer le choix opéré.

    · Il peut intervenir aussi des circonstances, des événements qui modifient radicalement les données de la question.

    3. Temps de la fidélité

    · Mais en principe, à moins de signes manifestes et évidents montrant le contraire (cf. point 2), s’en tenir à la décision prise, en prenant appui sur ce que j’ai décidé en période de calme, et sur les éléments qui ont fondé mon choix.

    Pas de remise en cause lancinante. A priori, sauf preuve du contraire, le choix opéré est bon.

    · Mettre en œuvre cette décision et rester fidèle au pas posé.

    Maison bâtie sur le roc (Mt 7, 24-25)

    « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Ap 2, 10)

    P. Patrick Anaba

  • Les écrits du Père Espoir AGIDI

    LA PÂQUES DU SEIGNEUR [2020]

    Méditation sur l’Evangile du dimanche (Jn 20,1-9)
    « À l’intérieur du tombeau »

    Bien-aimés du Seigneur,
    Mes chers frères et sœurs dans le Christ,
    Aujourd’hui, c’est la Pâques du Seigneur, la résurrection. Les premiers échos de l’événement nous parviennent depuis la veillée pascale d’hier et aussi à travers l’annonce inattendue de Marie de Magdala dans l’Évangile de ce matin. Cette annonce porte sur la découverte inhabituelle du tombeau de Jésus ouvert et de l’absence du corps. Pourtant, le tombeau a été soigneusement fermé d’une grosse pierre deux jours auparavant. L’inquiétude est double sur le tombeau et sur le corps : d’abord, pour quelle raison le tombeau est-il ouvert ? Ensuite, où se trouve le corps de Jésus ? La réponse à la première question n’est pas aisée. Elle conditionne la seconde. Aucun signe ne montre apparemment l’idée d’une profanation de la tombe. Néanmoins, l’inquiétude demeure sur l’endroit où le corps pourrait se trouver, surtout après les événements de la mort cruelle de Jésus. Peut-être que ses persécuteurs acharnés l’ont poursuivi jusque dans la tombe ? Ce qui augmenterait l’angoisse des compatissants et la crainte des disciples. Peut-être que l’ennemi n’est pas encore désarmé après la croix. Et qu’éventuellement eux non plus ne sont pas à l’abri du pire. L’événement de la croix fut horrible au point qu’il faut être vigilant contre d’éventuelles persécutions ultérieures. D’ailleurs après Jésus, l’histoire depuis les apôtres a suffisamment montré qu’il n’est pas toujours facile de suivre le chemin d’un crucifié sans être persécuté.
    Cette découverte du tombeau de Jésus ouvert rappelle évidemment un événement semblable : celui du tombeau de Lazare. Le tombeau de Jésus est ouvert avant l’arrivée des témoins. Le tombeau de Lazare était fermé avant l’arrivée au lieu de son inhumation. Dans les deux cas, ce n’est pas le tombeau qui intéresse en premier ceux qui s’en approchent. C’est le corps de celui-là qu’ils pleurent. Lazare fut précocement emporté par une maladie impitoyable. Jésus a subi une mort horrible dans les mains des puissants de ce monde qui ont pris le temps de gagner la foule en leur faveur. Mais tout se passe, dans les deux événements, comme si le regard devait se tourner d’abord vers le tombeau. Les amis et les sœurs de Lazare se tenaient à l’extérieur, devant le tombeau fermé en pleurant sur son sort. C’est aussi, quelque part, le cri de l’impuissance humaine devant ce qui l’interroge et en même temps la dépasse. Mais, c’est au cœur de cette grande tristesse accompagnée d’aveu de faiblesse, qu’une voix s’élève, seule, celle de Jésus, ordonnant d’ouvrir le tombeau. Personne n’aime voir à l’intérieur des tombeaux. Nous sommes souvent affairés à polir l’extérieur et à décorer le dehors tout en imaginant autrement l’intérieur et sa répugnance : l’odeur et les ossements. Jésus insiste de nouveau pour l’ouverture du tombeau malgré la mise en garde sur l’odeur putride qui risque de s’échapper du corps inerte de Lazare déjà en début de décomposition. Les peureux reculent. Les curieux écarquillent les yeux en se bouchant le nez. Jésus prend encore, dans cette situation, un temps de prière improvisé. Avec son autorité habituelle, Il sort son ami vivant du tombeau, le corps encore bandé.
    C’est tout le contraire qui se passe devant le tombeau de Jésus. C’est l’intérieur même du tombeau qui se présente subitement à la découverte des premiers témoins. La pierre est déjà roulée et le lieu, largement ouvert aux passants. La première à s’y rendre, c’est Marie de Magdala. Seule, de grand matin, affolée à la vue du tombeau ouvert, elle recule et court aussitôt appeler les disciples encore sous le choc des événements récents et confinés dans la peur. Jean, le plus jeune, plein d’énergie, court plus vite et arrive le premier au tombeau. Il n’a pas le courage d’y entrer, mais se penche pour regarder à l’intérieur. Le corps est absent et rien à craindre de l’odeur. Pierre arrive après lui, certainement essoufflé de la course. Il y entre. Le tombeau n’est pas vide, toutefois l’intérieur présente un décor inhabituel, différent de ce qu’on peut imaginer : les linges sont posés à plat et le suaire enroulé à côté. Pierre reste silencieux dans le tombeau. Jean au-dehors voit et il croit. Les autres témoins verront le Ressuscité Lui-même après et ils croiront aussi.
    Le mot Pâques se traduit en français par l’action de passage. Il s’agit en quelque sorte d’un chemin à frayer, d’un pont à traverser, d’une barrière à franchir, d’un mur à démolir ou d’une rive à passer pour aller de l’autre bord. La Pâques du Seigneur promet encore plus. Elle ne nous bloque pas devant notre finitude, comme les amis et les sœurs de Lazare, arrêtés en pleurs, devant son tombeau fermé. C’est un passage à la vie, sortie de la mort. Les tombeaux finalement ouverts par le Christ sont le lieu d’une autre présence d’où la vie rejaillit en plénitude et en abondance. Aujourd’hui, Jésus inaugure sa Résurrection, prémisse de notre résurrection. Sa Pâques traverse nos tombeaux pour découvrir la vie promise aux ressuscités. Le disciple du Christ ne devient témoin qu’en passant par cette expérience transformante de mort et de relèvement

    Amen !

    Père Espoir AGIDI
    Ce 08 avril 2020

    Informations en continu

    15 septembre : Tous les 1ers vendredis du mois Adoration silencieuse de 13h à 18h
    Adoration animée & Confessions suivie de l’Eucharistie de 20h30 à 22h
    Cathédrale de la Résurrection Cours Monseigneur Romero à Evry

    15 septembre : Quelle drôle d’année
    La lettre de rentrée de Mgr Pansard

    14 septembre : Epi de septembre 2020

    14 septembre : Consignes sanitaires du 1er septembre 2020

    4 septembre : parution du "Notre Père" du 6 septembre

    28 août : Amis des Aunettes

    25 août : Changement hotaire de la messe à l’hopital Sud Francilien d’Evry :
    La messe est célébrée dans le lieu de culte Pôle A RDC
    le 1er mardi jeudi du mois à 14 h 15.
    Temps d’adoration eucharistique proposé de 14 h 15 à 15 h 15
    le 3e mardi jeudi du mois.

    3 juillet : Inscriptions à l’aumônerie et à la catéchèse

    23 mai - 54ème journée mondiale des communications sociales 24 mai (Message du pape François)

    23 mai : Liturgie familiale 7ème dimanhe de Pâques - 24 mai

    22 mai - La 10ème lettre du Prieuré Saint-Benoît d’Etiolles

    17 mai : Chant (*) : Aimez-vous (Noël Colombier)
    entendu et vu à la cathédrale pendant la messe du 17 mai avec Père Manuel Maïcas
    (*) Titre : Aimez-vous les uns les autres
    Artiste : Maya, Noël Colombier
    Album : La Bible en chansons, Vol. 1 à 4

    15 mai - La feuille paroissiale "Notre Père" du 17 mai 2020

    8 mai - « Haie Pad ? T’écris ça comment ? Et ça veut dire quoi ? »

    4 mai -La feuille paroissiale "EPI" de mai

    4 mai - Dans les coulisses de la cathédrale

    28 avril - Service d’écoute, de prière de partage

    Partager avec des personnes impactées par cette pandémie et le confinement

    28 avril - Prier le chapelet au mois de Mai

    Le Pape François a écrit une lettre invitant à prier plus spécialement Marie
    en ce mois de Mai

    17 avril - Ecoute Prière Réconfort

    Envie de se confier ?

    avril - Spécial covid-19 Je fais un don à l’Eglise

    pour qu’elle puisse poursuivre sa mission
    Editorial

    « Haie Pad ? T’écris ça comment ? Et ça veut dire quoi ? »

    « Haie Pad ? T’écris ça comment ? Et ça veut dire quoi ? » De vous à moi, d’une fois sur l’autre j’oublie où mettre le « H » dans le sigle EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) qui est le nom donné par notre 21e siècle à la « maison de retraite ». Notre secteur pastoral est assez bien pourvu de ce type d’établissement, qui se développe avec le vieillissement de la population. Mais tout comme l’ancienne dénomination, les bien-portants que nous sommes encore fréquentent bien peu ces structures -je trouve que c’est bien dommage- jusqu’à ce que ceux qui s’occuperont de nous plus tard, auront la sagesse de nous y mettre…

    Evidemment, il existe des initiatives pour inviter les enfants des écoles à rendre visite aux papis/mamies, une chorale qui vient pousser la chansonnette avant Noël ou simplement, tout un chacun à aller passer un moment avec un parent ; mais en dehors de cela, l’acte gratuit d’aller visiter des anciens est une denrée rare. Et pourtant, l’édito du Père Grégoire de la semaine dernière, dans EPI et Notre Père, nous a rappelé comment Notre Seigneur nous reconnaitra comme ses disciples.
    Alors laissez-moi vous donner un témoignage des liens qui sont en train de se tisser depuis quelques mois entre un EHPAD de notre secteur et la prison de Fleury-Mérogis.
    Chaque dimanche, quand tout n’est pas à l’arrêt comme en ce moment, il faut trouver pour la prison 6 prêtres et 6 équipes de musiciens-chanteurs-animateurs, car il y a 6 bâtiments et le nombre de place est limité à 50 détenus par salle multifonction qui devient le dimanche une chapelle. Nous, une des équipes d’Evry qui intervient une fois toutes les 6 semaines environ, nous proposons des activités ludiques en lien avec la Parole de Dieu du dimanche, au moment de l’homélie. Ainsi les personnes détenues ont la possibilité d’exprimer avec leurs mains, avec des matériaux que nous leur fournissons, un objet qu’ils vont pouvoir conserver à l’issue de la messe et emporter dans leur cellule. Mais parce que nous ne pourrons pas entrer à la prison dans 3 semaines, nous avons fait parvenir cette semaine à l’aumônerie de la prison des femmes, une série de textes des Evangiles, qui sont classés par thèmes. Il s’agit des fruits de l’Esprit Saint selon saint Paul et qui sont « amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi. » Chacun est invité à choisir un de ces textes (ils sont traduits en 4 langues) et à exprimer par un dessin le fruit de l’Esprit choisi. Les dessins seront collectés par l’administration pénitentiaire qui a validé le projet, et chose exceptionnelle, les dessins sortiront de la prison. Récupérés par l’équipe d’aumônerie -qui n’a plus le droit d’entrer depuis le début du confinement- ils seront transmis à notre équipe qui les scannera et les enverra à l’EHPAD (où nous ne pouvons plus entrer non plus). Les papis/mamies volontaires de l’EHPAD, se verront remettre un ou plusieurs dessins qu’ils conserveront dans leur studio. Ils pourront prier pour que le détenu qui a fait ce dessin, puisse obtenir le fruit de l’Esprit et ainsi se préparer au mieux à la grande fête de Pentecôte.
    Certes le détenu ne gardera pas son dessin mais il en conservera le souvenir, nous en sommes persuadés. Et, il saura aussi que quelqu’un, qu’il n’a jamais vu et qui est tout aussi emprisonné que lui, prie pour lui. Si cela ce n’est pas un moyen de « se faire la belle », c’est certainement une façon d’embellir son âme et de tisser des liens invisibles de prière et d’estime des autres, en étant liés par un dessin.
    Et vous, ça vous donne quoi comme idée pour « astiquer votre auréole » de disciple ?

    Frère Manuel , Maryse, Céline
    Editorial

    Dans les coulisses de la cathédrale}

    « Allo, débranche ta caméra, on veut surtout t’entendre... Dis-moi, dans quel environ-nement tu regardes la messe de la cathédrale sur Youtube ? Tu te lèves quand tout le monde se lève ? Tu es en pyjama ? Tu as éteins ton téléphone ? Tu as allumé une bou-gie ? Tes parents sont avec toi ?... »Afin de préparer la messe de dimanche prochain, Taysanne, Tony, Johnson, Jean-Mickael et Elysée sont réunis en distance réglementaire autour d’un ordinateur en mode Skype, pour dialoguer avec les autres servants enfants et ados, afin de com-prendre comment mieux les aider à prier grâce à la messe dominicale retransmise par le site Youtube. Fortes des réponses des interviewés, l’équipe de tournage prépare avec le célébrant le déroulement de la messe.
    Ce dimanche-là, les servants d’autel du secteur auraient dû recevoir l’aube pour les dé-butants et la croix pour les plus chevronnés, mais la pandémie est passé par ici... Comme ce sont les grands servants qui, depuis le début du confinement, assurent le service médiatique des messes et des autres méditations, ils veulent mieux rejoindre les plus jeunes d’entre eux. Dans le confinement nous souffrons tous de la passivité im-posée ; mais comment proposer de l’interactivité dans la retransmission de l’image, qui plus est d’un moment liturgique ou de prière ? Sans être professionnelle, cette équipe a de l’imagination et parvient à donner de la profondeur à l’ordinaire de la messe(gestes à faire chez soi, postures de prière à avoir) et les chants sont choisis avec le même souci. Il faut une messe où les servants et les autres spectateurs vivent quelque chose de fort, car ils baignent dans un environne-ment quotidien audiovisuel, avec des images de qualité.
    A vous de nous écrire pour nous dire s’ils ont bien relevé le défi !

    Frère Manuel Maïcas o.p.