Les articles du père Grégoire AKAKPO

Mois d’octobre, mois du rosaire et mois missionnaire

Avec ce mois d’octobre, nous entrons dans le mois du rosaire et dans le mois missionnaire. En 1883, faut-il le rappeler, le Pape Léon XIII a décrété que le mois d’octobre de cette année-là serait entièrement consacré à la sainte Reine du Rosaire. Depuis, octobre traditionnellement reste le mois du rosaire. Il y a deux ans, le Pape François décrétait ce mois traditionnel du rosaire mois missionnaire extraordinaire : « Le mois d’octobre 2019, écrivait le Pape, sera le Mois missionnaire extraordinaire afin d’alimenter l’ardeur de l’activité évangélisatrice de l’Église ». Le pape François réaffirmait ainsi l’implication de toute l’Église dans l’élan missionnaire, tel que l’a souhaité le concile Vatican II et à l’approche du centenaire, le 30 novembre 2019, de la promulgation de la lettre apostolique Maximum Illud à travers laquelle le Pape Benoît XV a voulu replacer l’Évangile et son annonce au centre de l’engagement missionnaire. Le thème de ce mois missionnaire d’octobre 2021 proposé par le Saint Père est : « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Actes des Apôtres 4, 20). Pour le Pape François en effet, « quand nous expérimentons la force de l’amour de Dieu, quand nous reconnaissons sa présence de Père dans notre vie personnelle et communautaire, il nous est impossible de ne pas annoncer et partager ce que nous avons vu et entendu..[…] Tout ce que nous avons reçu, tout ce que le Seigneur nous a accordé au fur et à mesure, il nous l’a donné pour que nous le mettions en jeu et le donnions gratuitement aux autres ». Le Pape nous invite à faire de notre mission en ce temps de pandémie, une mission de la compassion : « Face à la tentation de masquer et de justifier l’indifférence et l’apathie au nom d’une saine distanciation sociale, la mission de la compassion, capable de faire de la distance nécessaire un lieu de rencontre, de soin et de promotion, est urgente. ». Le saint Père attire également notre attention sur cet aspect d’ouverture universelle de l’amour qui n’est pas géographique mais existentiel qui doit nous amener en ce temps de pandémie à comprendre « qu’il est important de développer la capacité quotidienne d’élargir notre cercle, d’atteindre ceux pour qui spontanément nous ne sentirions pas comme faisant partie de « nos centres d’intérêts », même s’ils sont proches de nous ». Pour le Saint Père, « vivre la mission, c’est s’aventurer à développer les sentiments mêmes du Christ Jésus et croire avec lui que celui qui est à mes côtés est aussi mon frère et ma sœur ».

Puisse Marie, comme l’y invite et la prie le Saint Père, « faire croître chez les baptisés que nous sommes, le désir d’être sel et lumière sur nos terres »

Père Grégoire AKAKPO - octobre 2021

La nécessité du service du frère pendant le confinement

En ce temps de crise sanitaire que nous vivons, il est un fait incontestable que le confinement que ce temps nous impose nous entraine à nous replier ou à nous renfermer sur nous-mêmes. Notre vie sociale en prend un sérieux coup et diminue malgré les divers et multiples moyens de communication dont nous disposons.
Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 31-33a.34-35)
Ce temps de confinement n’est-il pas celui où plus que jamais, nous devons nous laisser interpeller par ce commandement nouveau que Jésus nous a laissé en héritage ?
L’appel est ainsi bel et bien lancé par le Christ lui-même : « Aimez-vous les uns, les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15,12)
Les bonnes intentions ne suffisent pas. Seuls les gestes, les attitudes, les actions concrètes rendent l’amour visible et crédible.
Ce temps de confinement n’est-il pas le moment plus que jamais de traduire dans les actes notre réponse à cette invitation du Seigneur au service du frère dont lui-même nous a donné l’exemple en lavant les pieds à ses disciples ? Notre façon de nous « laver les pieds » les uns aux autres pendant ce temps de confinement ne serait-elle pas, par exemple, de prendre un peu de notre temps pour, tout en respectant les mesures barrières et la distanciation sociale, nous mettre au service des plus fragiles de toutes genres (personnes fragilisées par l’âge, par le handicap, par le dénuement, par la solitude, par l’incapacité de se déplacer..) ? A défaut de pouvoir nous déplacer, un simple coup de fil téléphonique, un appel vidéo, un petit message sms pour nous enquérir des nouvelles de nos proches et de toutes ces personnes seules ne feraient-ils pas l’affaire ?
En ces temps de confinement, c’est à travers ces gestes d’authentique amour entre nous et autour de nous, des actes simples de la vie de tous les jours, que nous pourrons mettre en pratique le commandement de l’amour du Seigneur. Si nous n’y prenons garde, nous risquons, sous prétexte du respect des dispositions sanitaires et des mesures barrières, un manquement à ce grand service du frère et du prochain auquel nous sommes invités non pas seulement en tant que chrétiens, mais en tant qu’êtres humains.

Père Grégoire Akakpo
23 avril 2020

La Saint-Valentin Autrement

Le samedi 15 février 2020 à 20H00 aura lieu à la Cathédrale de la Résurrection d’Evry une soirée spéciale dénommée « La Saint Valentin Autrement ». Quel sens donner à une telle soirée ?
Le premier sens à donner à cette soirée, c’est que Dieu est Amour et c’est de Lui que vient tout amour parfait. A ce titre, c’est en Lui que nos amours humaines prennent leur source et c’est de Lui qu’elles reçoivent leur consistance et leur épaisseur. Fêter la Saint Valentin Autrement, c’est donc de nous retrouver pour chanter ensemble en Eglise, la grandeur et la beauté de cet Amour qu’est Dieu. Le deuxième sens à donner à cette soirée, c’est qu’en Dieu, il n’y a pas d’opposition frontale entre l’amour « Éros », l’amour « Philia », et l’amour « Agapé », quand bien même il convient de faire la différence entre les trois. S’il est vrai que l’amour « Éros » est fondé sur une relation sensuelle, éventuellement amoureuse et passionnelle, que l’amour « Philia » est l’attachement lié à un sentiment d’amitié et que l’amour « Agapé » est un amour fraternel, universel, altruiste, spirituel qui se donne « gratuitement », de manière désintéressée, sans attendre de retour. l’amour en Dieu intègre ces trois amours pour les « transfigurer », les « transformer » les « sublimer », et les « unifier ». Le troisième sens à donner à cette soirée, c’est que la Saint valentin en tant que fête des amoureux sur le plan profane peut être aussi considérée comme fête de « tous les amoureux de Dieu ». Dans ce sens, l’objectif de cette soirée, c’est aussi d’inviter tout chrétien ou tout croyant à pouvoir dire comme le prophète Jérémie en s’adressant à Dieu : « Tu m’as séduit Seigneur et je me suis laissé séduire ». (Jer 20, 7). Le quatrième et dernier sens à donner à cette soirée, c’est qu’elle est une occasion donnée aux couples qui célèbrent leur jubilé de mariage de pouvoir se dire l’un à l’autre que malgré les années, ils demeurent toujours amoureux l’un de l’autre et que la saint Valentin, fête des amoureux est aussi leur fête à eux.
A tous et à chacun, rendez-vous le samedi 15 février prochain pour cette soirée spéciale de la saint Valentin Autrement.

Grégoire AKAKPO.
Epi février 2020 et "Notre Père" février 2020


Bonne année pastorale à tous et à toutes

A l’aube de cette nouvelle année pastorale 2019-2020, je viens, au nom de toute l’équipe pastorale du secteur d’Evry, vous souhaiter à chacun et à chacune, une excellente année pastorale. A tous les nouveaux arrivants sur notre secteur, je souhaite la bienvenue. Qu’ils se sentent bien accueillis et n’hésitent pas, si le cœur leur en dit, à intégrer nos différents services, équipes et mouvements pour apporter leur pierre à la construction de notre édifice commun, l’Eglise. Suite aux dernières nominations, de nouveaux bras nous sont arrivés pour prêter main forte à l’équipe pastorale du secteur : le Père Espoir AGIDI, le Diacre Gérard HENRY, Monsieur Loïc PAYEN(*), laïc en mission ecclésiale. A eux trois, nous souhaitons également la bienvenue sur notre secteur.
Quel cap pour notre nouvelle année pastorale ? Toujours celui que notre diocèse s’est fixé lors de son synode de 2007. Il s’agit d’oser être une Eglise pour : - ouvrir l’Evangile à ceux qui ont soif de vie spirituelle – vivre l’Evangile de partage avec tous ceux que Dieu a placés à proximité – célébrer l’Evangile dans une communauté diversifiée – Mettre l’évangile au cœur de la vie des familles. Ce cap fixé par le synode est celui dont notre secteur pastoral s’est inspiré pour définir les 3 grands axes de son projet pastoral d’il y a deux ans, celui de 2017 que nous sommes loin d’avoir mis en pratique à fond : - Être signe de l’hospitalité du Christ - promouvoir une politique de l’appel des laïcs – vivre une Eglise catéchuménale enracinée dans des communautés.
Ces 3 grands axes de notre projet pastoral doivent être pour nous comme des moteurs devant nous permettre d’atteindre le cap que le diocèse s’est fixé lors de son synode de 2007. Tenons ce cap et, gardant toujours à l’esprit le titre de ce synode de 2007, « Ensemble pour la mission », restons tous unis pour la plus grande Gloire du Seigneur.
Bonne année pastorale à tous et à toutes.

Grégoire AKAKPO
Responsable du Secteur Pastoral
Epi Septembre 2019 et "Notre Père" n°529 du 8 srptembre 2019


Pentecôte.
Du don de l’Esprit au renouvellement de la face de la terre.

La célébration de la fête de Pentecôte nous offre encore l’occasion de reprendre cette belle prière : « Envoie ton Esprit, Seigneur, et tout sera créé. Tu renouvelleras la face de la terre ».
Il nous faut tout de même distinguer deux choses dans cette prière : ce qui dépend de Dieu et ce qui dépend de nous. Si la réalisation de la première partie de cette prière est évidente, il n’en est pas de même pour la deuxième partie. La réalisation de la première partie dépend de Dieu et de Lui seul. C’est lui qui envoie son esprit, c’est lui qui agit. En revanche, la re-création de tout et le renouvellement de la face de la terre ne dépendent pas que de lui. Elles dépendent aussi de nous. Pour que tout soit recrée et toute la face de la terre soit renouvelée, Dieu a besoin de nous, de notre collaboration, de la qualité de terre que nous voudrions bien lui offrir pour que ces dons puissent produire leurs effets et les fruits escomptés. Les 7 dons de l’esprit, faut-il les rappeler ici, sont : la Sagesse, l’Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété, la Crainte de Dieu (Cf. Isaïe 11, 2). Et les fruits de l’Esprit, selon saint Paul sont « Charité, joie, paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, chasteté. » (Galates 5, 22-23).
Saurons-nous offrir un terreau fertile à ces dons de l’Esprit que nous envoie le Seigneur pour leur permettre de produire leurs effets ou ferons-nous plutôt mentir ces paroles du Seigneur « Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas sans avoir produit leurs effets, ainsi en est-il de ma parole qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet. (Cf. Isaïe 55, 10-11). En d’autres termes, les dons et les grâces du Seigneur ne retournent point à Lui sans avoir produit leurs effets. Bonne fête de la Pentecôte à tous et à chacun.

Père Grégoire AKAKPO
Responsable du Secteur
Epi Juin 2019 et "Notre Père" n°527 du 2 juin 2019


Voici Carême, voici le temps favorable

« Voici le temps favorable, voici le jour du salut….. » (2 Corinthiens 6,2). Il n’y a pas meilleur moment auquel pourront être appliquées ces paroles de l’apôtre Paul que les deux temps forts de notre année liturgique que sont l’Avent et le Carême. Oui Carême, un temps favorable tout comme l’Avent. Mais temps favorable pour faire quoi ? Après le temps de l’Avent où, répondant à l’invitation du Précurseur, nous avons préparé le chemin du Seigneur, voici Carême, où, comme nous y invite ce chant propre à ce temps, il nous faut, « partir avec Lui au désert, poussés par l’Esprit » quarante jours durant, en acceptant de mourir avec Lui afin de ressusciter avec Lui. « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons », nous rappelle l’apôtre Paul (2 Timothée 2,11-12). Mais qu’est-ce que c’est que mourir avec Lui si ce n’est mourir à nous-mêmes et à nos propres péchés ? Il s’agira concrètement pour nous, comme nous y invitent avec insistance les textes forts de ce temps de carême, de mettre plus de profondeur, d’épaisseur et de consistance spirituelles dans nos vies à travers le jeûne, la prière et le partage en délaissant le paraitre pour plus d’ être, l’hypocrisie pour plus de sincérité : « Lorsque tu fais l’aumône, nous enseigne Jésus, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites, afin d’être glorifiés par les hommes », (Matthieu 6,2). Même enseignement chez le prophète Isaïe : « S’agit-il, pour jeûner, de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Le jeûne qui plaît au Seigneur, n’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore » (Isaïe 58, 4-9).
Bon carême à tous et à chacun.

Père Grégoire AKAKPO
(EPI mars 219 et "Notre Père" n°521)


Rechoisir le Christ au début de notre année pastorale

À un moment de crise où la plupart des disciples de Jésus désorientés et déçus par certaines de ses déclarations se détournèrent de lui et cessèrent de l’accompagner, il demanda aux douze : « Voulez-vous partir vous aussi ? ».
C’est alors que Simon Pierre, au nom des douze fait cette merveilleuse profession de foi : « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».
Cette réponse de Simon-Pierre à la question posée par Jésus dans la page d’évangile de ce dernier dimanche du mois d’août qui se trouve être aussi le dernier des vacances d’été, chacun de nous se doit de la reprendre à son compte. En fait, en ce début de notre nouvelle année pastorale qui commence avec ce mois de septembre, cette question de Jésus vient à point nommé et sonne comme une invitation à une profession de foi ou à un renouvellement de nos promesses baptismales pour le rechoisir comme le centre de nos vies.
Voulez-vous partir vous aussi ?
Comprenons bien ici le sens de la question de Jésus. Partir en soi n’est pas une mauvaise chose. Ne serons-nous d’ailleurs pas invités en ce début d’année pastorale, à travers nos diverses lettres de mission, à partir en quelque sorte, du moins pour certains d’entre nous ? L’essentiel, c’est de savoir de qui nous partons, vers qui ou vers quoi nous partons.
Pour ce qui nous concerne, l’invitation que Jésus nous adresse au début de cette nouvelle année pastorale, c’est de Le rechoisir pour repartir de Lui comme ne cesse de nous y inviter notre Père évêque depuis son arrivée dans ce diocèse.

Père Grégoire AKAKPO
Responsable du Secteur pastoral d’Évry
(EPI septembre 2018 et "Notre Père n° 511


« Après la pluie, le beau temps »

« Après la pluie, le beau temps » La formule ici n’est pas pour évoquer le titre du Roman de Comtesse de Ségur, mais cet adage très connu et souvent utilisé pour signifier qu’après une succession d’évènements malheureux, arrive le temps d’heureux événements. Au registre des évènements malheureux connus durant l’année peuvent être cités la crise sanitaire avec les nombreux décès qu’elle a causés dans ses ravages, les restrictions sanitaires auxquelles elle nous a contraints allant jusqu’à nous priver de nos célébrations liturgiques en présentiel pour ne nous laisser comme seul choix que le distanciel, le couvre-feu…..
Au regard de tous ces évènements malheureux, nous ne pouvons ne pas considérer comme beau temps cette sortie progressive du confinement dont nous connaîtrons bientôt, avec un peu de chance (nous touchons du bois) l’apothéose en cette fin du mois de juin avec la fin des jauges dans nos églises pour nos célébrations.
C’est donc avec beaucoup de joie et de bonheur que votre Equipe Pastorale de Secteur vient vous souhaiter, à travers ces lignes, « Bonnes vacances d’été ». En même temps qu’elle vous souhaite de bonnes vacances, elle voudrait vous remercier et vous féliciter aussi, non pas seulement pour avoir pu et su prendre votre mal en patience pendant la crise, mais surtout pour votre comportement responsable dans le respect de toutes les contraintes que la crise nous a imposées quoi que cela vous ait coûté et aussi pour votre attachement à votre foi dont vous avez fait preuve tout au long de cette crise. Autant de comportements positifs qui forcent à l’admiration et nous amènent à reprendre ensemble avec vous et pour vous à notre compte ces paroles fortes de l’apôtre Paul : « Nous sommes accablés par toutes sortes de détresses et cependant jamais écrasés. Nous sommes désemparés, mais non désespérés, persécutés, mais non abandonnés, terrassés, mais non anéantis » (2Cor 4,8-9).

Bonnes vacances d’été à tous et à chacun
et profitons de ce temps pour reprendre l’élan pris pour notre synode diocésain avant la crise, en poursuivant avec plus de ferveur les travaux dans nos différentes équipes synodales.
Père Grégoire AKAKPO
Responsable du Secteur
juillet 2021

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Page mise à jour le 2021-09-26 13:44:18